NEWSLETTER JANVIER-AVRIL 2016

Sommaire
Infos

France

– Villepreux : il cultivait le cannabis pour soigner ses maux de dos (Le Parisien, 11/1/16)

– Montpellier : consommatrice de cannabis en thérapie, elle est dispensée de peine (Midi libre, 17/2/16)

– Cannabis : une consommatrice dispensée de peine (Le Figaro, 18/2/16)

– Les consommateurs de cannabis peuvent perdre leur permis de conduire (Le Parisien, 19/2/16)

– Nicolas Trainerbees, l’apiculteur qui a réussi que ses abeilles fassent du miel avec de la résine de marijuana (Dinafem, 22/2/16)

– Cannabis : un éminent tabacologue se prononce pour la dépénalisation (BFMTV, 15/1/16)

– Le professeur Dautzenberg se prononce pour la dépénalisation du cannabis (Allô docteurs, 14/1/16)

– Cannabis : mieux vaudrait un joint d’herbe sans tabac (Europe1, 14/1/16)

– Un pneumologue préconise une stratégie de réduction des risques pour le cannabis (dépêche APM, 14/1/16)

– Toujours pas de mise sur le marché pour le Sativex (Allô docteurs, 25/3/16)

– Cannabis thérapeutique : pourquoi le Sativex n’est-il toujours pas vendu en France ? (Sciences & Avenir, 5/4/16)
Étranger
– L’huile de cannabis remplace 22 pilules pour un petit garçon avec des crises d’épilepsie (Santé Nutrition, 13/11/15)

– Un suppositoire (ovule) vaginal au cannabis pour soulager les règles douloureuses (20 Minutes, 28/1/16)

– Colombie : le cannabis thérapeutique, un espoir pour les épileptiques (Le Parisien, 3/12/15)

– La Colombie légalise le cannabis à des fins thérapeutiques (Le Monde & AFP, 22/12/15)

– L’Allemagne a annoncé qu’elle légalisera le cannabis pour les patients souffrant de maladies chroniques et en phase terminale (Dinafem, 5/1/16)

– Le cannabis à usage médical fait son entrée à New York (La Dépêche, 6/1/16)

– L’Australie s’apprête à autoriser la production de cannabis thérapeutique (Reuters, 9/2/16)

– La marijuana médicale légalisée en Australie (Medicaljane, 26/2/16)

– En Suisse, du cannabis sur ordonnance pour les mineurs (Le Temps, 12/2/16)

– Canada : les malades pourront faire pousser leur propre cannabis (La Libre Begique & Belga, 24/2/16)

– Israël prend très au sérieux le cannabis thérapeutique (Europe1, 27/3/16)

– Israël devient leader mondial du cannabis médical (LPHInfos, 27/3/16)

– Ces religieuses qui cultivent et vendent du cannabis (États-Unis) (Sputniknews, 7/4/16)

– Kofi Annan appelle à la légalisation mondiale du cannabis (Newsfeed, 26/2/16)
Autres
– Médi Cannabis, comment j’ai surmonté mon cancer grâce au cannabis (livre)

– Colloque « Sativex® en France, une chance ou une perte de chance ? »

– Sativex : Interview de Fabienne Lopez (mars 2016)

Sativex : Interview de Fabienne Lopez 03 2016

Sciences

Applications thérapeutiques du cannabis

Études
– Cannabis médical pour traiter la douleur chronique (McGill, 29/9/15)

– Maladie de Crohn : une recherche dit que la marijuana entraîne une complète rémission de la maladie dans 45 % des cas

– Ados : fumer du cannabis ne rendrait pas moins intelligent (Pourquoi docteurs ?, 19/1/16)

– Déficience clinique en endocannabinoïdes (DCE) : ce concept peut-il expliquer les bénéfices thérapeutiques du cannabis pour la migraine, la fibromyalgie, le syndrome de l’intestin irritable et d’autres exemples de résistances aux traitements ? (en anglais)

–  Le cannabis induit une réponse clinique chez les patients atteints de la maladie de Crohn : une étude prospective contrôlée par placebo (en anglais)

– Cannabis et schizophrénie (en anglais)
Autres
– Le cannabis serait un substitut affectif (Sciences & Avenir, 12/12/15)

– Les cannabinoïdes dans la prise en charge des patients sous anticancéreux et antiretroviraux : connaissances actuelles et perspectives d’avenir en France (thèse)

– Du cannabis contre la maladie d’Alzheimer ? (Alchimiaweb) (analyse)

– L’usage récréatif n’existe pas, il n’y a que des usages thérapeutiques du cannabis (en anglais)

– Comment (et pourquoi) votre cerveau fabrique ses propres cannabinoïdes (analyse) (Vice, 19/2/16) (en anglais)
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Infos

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France

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http://www.leparisien.fr/villepreux-78450/villepreux-il-cultivait-le-cannabis-pour-soigner-ses-maux-de-dos-11-01-2016-5441027.php
Villepreux : il cultivait le cannabis pour soigner ses maux de dos

Le Parisien, 11 janv. 2016
Un homme de 41 ans a été interpellé, dimanche, à son domicile de Villepreux, pour détention de cannabis. Ce sont ses voisins qui ont prévenu la police après avoir senti une forte odeur émanant de son appartement. Les forces de l’ordre y ont découvert 12 pieds de cannabis dont 8 séchés, tout le matériel de culture et environ 2 000 ¤ en argent liquide.
Le quadragénaire a expliqué lors de sa garde à vue qu’il utilisait cette drogue pour soulager des maux de dos insupportables. Il a pu prouver sa bonne foi. Le parquet ordonné sa remise en liberté et une composition pénale. C’est-à-dire un rappel à loi devant le délégué du procureur car en France le cannabis ne peut pas être prescrit pour raisons médicales.
leparisien.fr
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http://www.midilibre.fr/2016/02/17/le-cannabis-en-therapie,1288131.php
Montpellier : consommatrice de cannabis en thérapie, elle est dispensée de peine

17/2/16

YANICK PHILIPPONNAT
A Montpellier, une décision rare a été rendue : une consommatrice est dispensée de peine, ouvrant le débat sur un usage contre la douleur.

Oui je suis en colère, je sais ce que c’est la souffrance, la douleur, et l’on vient m’arrêter pour des plants de cannabis au milieu de plants de tomates… J’aimerais que l’on autorise le cannabis au niveau thérapeutique, mais en France, on a peur ». Isabelle, 45 ans, vient pourtant d’obtenir une décision rare : le tribunal correctionnel de Montpellier l’a dispensé de peine pour la dizaine de pieds de cannabis que les gendarmes ont retrouvé chez elle. Un signe, pour son avocate, que le débat sur l’usage thérapeutique avance.
Ce mercredi 17 février, devant sa maison de Grabels, au Nord de Montpellier, Isabelle profite du soleil d’hiver pour raconter son histoire. A ses côtés, son compagnon l’aide à boire son café. Elle tire aussi sur un joint de cannabis. C’est le seul médicament naturel qui apaise ses douleurs neuropathiques comparables « à un étau qui compresse la poitrine ». Depuis un terrible plongeon dans une piscine sans fond, il y a 20 ans, elle est devenue tétraplégique.

LE CHIFFRE 30

C’est, en pourcentage, le nombre de malades de la sclérose en plaque qui consommerait du cannabis en France pour combattre leurs douleurs. La plante soulagerait également d’autres maladies (cancer, Sida, hépatite). Reste maintenant aux chercheurs à isoler les effets négatifs du cannabis pour une application strictement médicale.
« Je travaille, je paie des impôts, ce moyen existe pour calmer les douleurs, je l’utilise »
« Le cannabis c’est notamment un puissant décontractant musculaire » indique-t-elle. Au départ pourtant, pour compenser les affres de son handicap, elle a eu recours à plusieurs médicaments, certains aux molécules tellement fortes « qu’à 4 h de l’après-midi je ne pouvais plus parler et à 18 h je m’endormais ». Et lorsqu’en 2013 son principal remède, le Myolastan®, est retiré du marché sur recommandation européenne en raison de sa dangerosité, elle commence à fumer dés le matin.

« On me donnait ce médicament depuis des années et d’un coup ça s’arrête. J’ai fumé et ça m’a fait un bien fou, comme jamais depuis l’accident » raconte celle qui a alors aussi voulu s’auto-médicamenter. Et poursuivre sa carrière professionnelle coûte que coûte. Titulaire d’un « bac+4 » avant son accident, elle a réussi à passer son Dess en gestion des ressources humaines à Grenoble avant que cette native de Belfort ne s’installe à Montpellier voilà quinze ans. Elle est désormais documentaliste au LIRMM (laboratoire d’informatique, de robotique et de micro-électronique).
« Donc si vous n’avez pas de sclérose en plaque, tant pis pour vous ! »
« Au début j’avais un peu peur intellectuellement, mais on apprend à travailler en fumant » explique la quadragénaire tout en reconnaissant que « le cannabis n’est pas la panacée. Des fois on aimerait avoir moins la tête dans les étoiles ». Elle ne milite pas non plus pour la dépénalisation globale du cannabis, concentrant sa lutte sur le seul côté thérapeutique. Elle s’insurge du retard pris par l’administration française sur l’autorisation à commercialiser des médicaments à base de cannabinoïde.

Un seul est pour l’heure autorisé, le Sativex®, un spray buccal à base d’extraits. Mais il n’est pas encore en vente et accessible qu’aux personnes souffrant de sclérose en plaque. « Donc si vous n’avez pas de sclérose en plaque, tant pis pour vous ! C’est n’importe quoi… Pourtant, les douleurs sont très proches et le cannabis peut aussi aider ceux qui ont des cancers ou le Sida » rappelle-t-elle.

Isabelle avait planté pour la première fois des pieds de cannabis avant d’être dénoncée. Elle espère maintenant que le débat va avancer, tout en restant hors-la-loi si elle fume. « Je ne fais rien de mal, je travaille, je paye des impôts, je ne suis pas un poids pour la société, c’est le contraire ! Que l’on ne m’ennuie pas parce que je fume du cannabis, ce moyen existe, je l’utilise, quand on a mal, le reste on n’a pas plus rien à faire ».

Deux questions à…
Me Ingrid Metton du barreau de Paris, défendait Isabelle.

Comment avez-vous obtenu cette dispense de peine pour votre cliente auprès du tribunal ?

J’ai dû expliquer qu’elle était malade et le sens de la dispense de peine. Elle est coupable d’avoir violé la législation française c’est indéniable, on ne peut pas encore avoir de plants de cannabis à titre thérapeutique, mais elle est condamnée sans peine. C’est une décision rare, je n’ai connaissance que de cinq ou six jugements de la sorte. Obtenir cette décision peut vraiment faire avancer la cause du cannabis thérapeutique, souvent les juges ne sont pas au courant de la situation des malades.
Comment se situe la France par rapport aux autres pays ?
Une quinzaine de pays, Espagne, Suisse, Pays-Bas, Allemagne notamment, ont déjà autorisé le cannabis thérapeutique… Pourquoi sommes-nous si en retard ? Il faut changer les mentalités et cela prend du temps. Depuis 2013, en France, un décret autorise la mise sur le marché de médicaments à base de cannabinoïde, le gouvernement a donc acté la nécessité de ce soin thérapeutique, mais il n’a pas communiqué dessus… En gros, il faut faire des tests et ça prend des années, mais les malades n’ont pas à souffrir de la longueur des négociations des politiques avec les lobbies pharmaceutiques.
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http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/02/18/97001-20160218FILWWW00050-cannabis-une-consommatrice-dispensee-de-peine.php
Cannabis: une consommatrice dispensée de peine

HOME ACTUALITE FLASH ACTU

Par Lefigaro.fr Publié le 18/02/2016
Le tribunal de Montpellier a dispensé de peine une femme de 45 ans après la découverte de dizaines de pieds de cannabis par les gendarmes à son domicile, rapporte Midi Libre. Car Isabelle consomme a des fin thérapeutiques afin d’apaiser ses douleurs neuropathiques comparables «à un étau qui compresse la poitrine» survenues à la suite d’un accident survenu il y a 20 ans qui l’a rendue tétraplégique.
Au départ pourtant, elle a eu recours à plusieurs médicaments, dont son principal remède, le Myolastan®. Mais en 2013, il est retiré du marché sur recommandation européenne en raison de sa dangerosité. Isabelle commence alors à fumer dés le matin. «On me donnait ce médicament depuis des années et d’un coup ça s’arrête. J’ai fumé et ça m’a fait un bien fou, comme jamais depuis l’accident» raconte-t-elle.
Isabelle souhaite aujourd’hui que le cannabis à but thérapeutique soit dépénalisé.
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http://www.leparisien.fr/saint-ouen-93400/les-consommateurs-de-cannabis-peuvent-perdre-leur-permis-de-conduire-19-02-2016-5561145.php
Les consommateurs de cannabis peuvent perdre leur permis de conduire

N.P. | 19 Févr. 2016, 18h11
Saint-Ouen, le 18 février. Les consommateurs contrôlés qui ont le permis de conduire recevront prochainement un courrier de leur préfecture les enjoignant de passer une visite médicale pour «vérifier leur aptitude médicale à la conduite ». (LP/N.P.)

C’est une nouvelle arme pour dissuader les consommateurs de cannabisŠ tout en faisant de la prévention routière. Désormais, les acheteurs contrôlés, comme ce jeudi à Saint-Ouen, en possession de stupéfiants lors d’opérations police-douanes auront la désagréable surprise de recevoir un courrier de la préfecture de leur département leur enjoignant de passer une visite médicale pour «vérifier leur aptitude médicale à la conduite ».
A l’origine de ce dispositif ? L’article du code de la route R. 221-11 qui permet au préfet, «dans le cas où les informations en sa possession lui permettent d’estimer que l’état physique du titulaire du permis peut être incompatible avec le maintien de ce permis de conduire » de prescrire un examen médical.

Concrètement, les personnes contrôlées (détentrices d’un permis de conduire ou en demande de permis) devront effectuer une visite médicale auprès d’un médecin agréé qui vérifiera leur toxicologie. En cas de contrôle positif, le préfet pourra prononcer la restriction de validité, la suspension ou l’annulation du permis de conduire ou encore le changement de catégorie dudit permis. «C’est avant tout une action de prévention », explique le patron de la compagnie de sécurisation et d’intervention du 93, le commandant Lunel. «Nous voulons que ces consommateurs prennent conscience des dangers qu’il y a à conduire après avoir fumé du cannabis. »
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https://www.dinafem.org/fr/blog/Trainerbees-apiculteur-abeilles-marijuana/
Nicolas Trainerbees, l’apiculteur qui a réussi que ses abeilles fassent du miel avec de la résine de marijuana

Cet apiculteur français fait depuis très jeune un traitement avec du cannabis et se définit comme un passionné de la nature et de l’instruction de tout type d’animaux. Les deux circonstances ont contribué à son expérience de plusieurs années dans l’investigation sur comment joindre les propriétés de la plante et des insectes auxquels il dédie sa vie. Son résultat s’appelle ‘cannahoney’, un nectar délicieux qui n’a laissé personne indifférent et qui doit faire face aux lois restrictives de son pays.
22/02/16
Il est artisan, serrurier et surtout apiculteur, bien que dans ce dernier métier il ne soit pas comme dans les autres. Ses plus de 4300 fans sur Facebook et 700 sur Instagram cherchent quelque chose que personne d’autre n’offre: des photos merveilleuses où les plantes de cannabis peuvent être admirées de près. Malgré que plus d’une personne s’effrayerait de rencontrer des abeilles dans sa plantation, celui-ci est l’objectif principal de ce français de 39 ans qui se définit comme défenseur de la marijuana médicinale et de sa légalisation.

Il s’appelle Nicolas, malgré qu’il soit connu comme Nicolas Trainerbees, un pseudonyme qui n’est pas accidentel. Il l’utilise depuis plus de 20 ans parce qu’il a toujours aimé passer du temps avec tout type d’animaux, plus particulièrement avec des insectes et, surtout, des abeilles. Il les observe et, selon il a dit (malgré que sans révéler la tactique), les domestique pour qu’elles se comportent comme il veut.
« J’ai entraîné des abeilles pour faire plusieurs choses, comme la cueillette du sucre des fruits, au lieu d’utiliser des fleurs. ». Mais en dehors de ça, il a aussi pratique avec des tarentules, des lézards, et des fourmis parce que il est, explique-t-il, « un passionné de la nature depuis l’enfance ». Cet aspect l’a mené à devenir autodidacte dans le monde de la biologie animale, de l’entomologie, de la culture du cannabis, de l’amélioration de toutes sortes de plantes et de tout ce qui a à voir avec le monde des ruches.

Depuis un certain temps, il travaille avec des abeilles productrices de ‘cannahoney’, comme il a décidé d’appeler à son miel cannabique spécial. Cependant, avec modestie, il dit ne pas avoir créé de miel, « mais si une technique d’entraînement de la cueillette de résine faite par les abeilles et comment elles l’utilisent dans les ruches. Après, la substance finale est seulement fruit du travail de ces petits insectes.
Comment un apiculteur décide-t-il que ses abeilles obtiennent le nectar du cannabis? En premier lieu, par expérience personnelle. Nicolas est hyperactif depuis ses 7 ans ce qui, allié à un système éducatif qui le qualifie comme « inadéquat » l’a fait abandonner l’école tôt. Dans ses premières années de vie, il a découvert que la plante l’aidait à canaliser son problème et, à cause de ça, « j’ai commencé à consommer avant mes 10 ans », assure-t-il.

Des années plus tard, beaucoup de personnes qui connaissent ses capacités pour les enfants et la formation d’abeilles ont commencé à lui demander pourquoi ils ne les appliquaient pas au monde du cannabis, en faisant de sorte que les abeilles crée un type de miel avec des plantes de marijuana. Il s’était rendu compte que, en joignant les propriétés des deux choses, et si les animaux arrivaient à utiliser correctement la résine, il obtiendrait un grand résultat : « Je connaissais depuis longtemps les bénéfices des produits des abeilles comme le miel, la propolis, le pollen, la cire et la gelée royale et aussi ceux du cannabis », donc il a décidé de tenir en compte les pétitions.
Par ailleurs, « tout ce qui passe à travers le corps d’une abeille s’améliore », dit-il, vu que leurs enzymes transforment le nectar en miel désiré. La résine obtenue de saules, de peupliers et d’autres arbres se transforme en propolis, qui est antiseptique, anitbiotique, antifongicide, antibactérienne et cicatrisante. » « Donc, si l’abeille prenait la résine du cannabis, cela serait aussi très bénéfique. Il est né pour moi le nouveau défi que les abeilles obtiennent cette résine », affirme-t-il.

Depuis ce moment (à partir de 2006) il a passé du temps à les observer, à examiner les ruches et le comportement de ses habitants et à penser qu’il devrait y avoir une manière d’attirer un bon nombre d’insectes jusqu’à la résine. « Celui-ci a été le point de départ de mon investigation », explique-t-il. Quand les vérifications ont commencé il a constaté que jusqu’à ce moment-là personne n’avait joint les deux mondes et y compris les moins convaincus disaient que le cannabis n’était pas une plante typique pour l’obtention de miel, donc qu’il serait impossible que les abeilles s’approchent d’elle pour en recueillir son pollen particulier. Nicolas a démontré aux plus excentriques qu’ils avaient tort.
Après plusieurs essais et beaucoup d’observation il a réussi que son entraînement porte des fruits en 2014, « avec l’énorme surprise que les abeilles utilisaient la résine comme propolis » et aussi pour créer du miel avec les mêmes effets que le cannabis. Ses terpènes ont « un goût délicieux et agréable » qui fait rappeler la plante fraîche, même si le goût change légèrement d’une récolte à l’autre.

La ‘cannahoney’ a une odeur « très florale » et une couleur qui change légèrement en fonction des variétés, bien qu’elle aille seulement du vert clair au blanc ou jaune. La substance « n’est pas fumable, elle s’ingère et est bonne pour la santé », explique son créateur.

Nicolas utilise des variétés de marijuana créées par lui-même. Selon il dit « les abeilles acceptent tout », c’est pourquoi il utilise aussi d’autres déjà existantes. En effet, la dernière fournée de miel a été créée à partir d’une Orange californienne.
Avant de réussir ses premiers résultats quelques-uns osaient dire que la marijuana était nocive pour les abeilles. Il était parfaitement convaincu que ce n’était pas de la sorte, mais a dû attendre deux ans jusqu’à ce que le projet se consolide et jusqu’à pouvoir prouver que ces plantes n’avaient aucun impact négatif sur les insectes. « Les abeilles qui produisent la ‘cannahoney’ ne sont pas affectées par les cannabinoïdes parce qu’elles n’ont pas de système endocannabinoïde », explique-t-il.

Maintenant il a 30 ruches, beaucoup d’entre elles sont utilisées pour son projet de miel de cannabis. Cependant, il fait face aux difficultés de vivre dans un pays qui inflige beaucoup de restrictions à tout ce qui a à voir avec la marijuana, donc il se voit obligé de cultiver ses plantes dans des espaces à l’air libre, loin de chez lui. Dans ce cas, il court plein de risques, surtout en essayant de transporter ses plantes près des ruches pendant le temps nécessaire pour que les abeilles profitent de leur nouveau ‘pollen’.
Sa situation ne l’empêche pas d’interagir avec ses fans à travers des réseaux sociaux, où il publie de nombreuses investigations qui soutiennent les propriétés thérapeutiques de la marijuana qu’il atteste lui-même. Les photos qu’il publie en parlent d’elles-mêmes ; elles montrent non seulement les plantes accompagnées des abeilles, mais aussi, par exemple, des crêpes faites par lui-même et condimentés avec son miel. Nicolas dédie presque tout son temps à cette activité, donc il n’a pas de web ni de blogs : « Je travaille seulement avec ma femme et je n’ai pas de temps ni d’argent pour en faire beaucoup plus».

Des échantillons font que beaucoup d’utilisateurs lui demandent sans cesse quand pourront-ils utiliser la substance, bien qu’il reconnaisse qu’il lui manque encore une analyse plus détaillée pour déterminer toutes les propriétés qu’elle possède. Malgré cela, il assure que trois personnes avec anxiété ont gouté quelques cuillères « et se sont senties beaucoup mieux ».
Ses pas ont déjà servi d’exemple a beaucoup d’autres apiculteurs. Maintenant, son principal objectif est de sortir de France pour traiter sa pathologie de façon légale mais aussi pour travailler avec plus de liberté et parvenir à ce que des professionnels du secteur analysent son travail. Sa prochaine destination, si tout se passe comme il le souhaite, sera l’Espagne.
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http://www.bfmtv.com/societe/cannabis-un-eminent-tabacologue-se-prononce-pour-la-depenalisation-943675.html
BFMTV Société Santé
Cannabis : un éminent tabacologue se prononce pour la dépénalisation
15/01/2016 à 09h55
Un célèbre pneumologue juge la légalisation du cannabis en France « totalement inadaptée » et « pas du tout pragmatique ». Il lance un appel en faveur de sa dépénalisation.

C’est une proposition pour le moins surprenante. Le professeur Dautzenberg, un éminent tabacologue, lance cette semaine un appel en faveur de la dépénalisation du cannabis. Son constat: la prohibition est totalement inefficace. Les ventes ont augmenté de 20% depuis 1991 alors que cannabis reste interdit depuis 1970, note Betrand Dautzenberg qui juge la légalisation actuelle « totalement inadaptée » et « pas du tout pragmatique ».

« La France est le pays qui consomme le plus de cannabis en Europe mais aussi le pays qui en consomme sous sa forme la plus dangereuse », informe le spécialiste.

En effet, la résine de cette drogue mélangée à du tabac est encore plus nocive pour la santé. Le tabacologue dénonce par exemple l’utilisation répandue du « joint » et suggère de fumer plutôt des feuilles de cannabis comme cela se fait déjà aux Pays-Bas.

Vers une « régulation intelligente »?

Pour le pneumologue, la priorité est donc de rendre son usage le moins toxique possible.

« Le pari d’une régulation intelligente, c’est d’avoir un produit dont la qualité serait plus surveillée. Les impacts sanitaires seraient par conséquent moindres », estime Jean-Pierre Couteron, président de la fédération France Addiction.

Selon des estimations de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), 17 millions de Français ont expérimenté au moins une fois le cannabis dans leur vie, tandis que 4,6 millions l’utilisent au moins occasionnellement et 1,4 million régulièrement.

Le cannabis est dangereux pour la santé, notamment pour le développement cérébral chez les adolescents.
Par P. P. avec Antoine Heulard, Vivien Chareyre et David Couloume
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http://www.francetvinfo.fr/sante/drogue-addictions/cannabis/melanger-cannabis-et-tabac-la-grosse-boulette_1268897.html
Le professeur Dautzenberg se prononce pour la dépénalisation du cannabis

Le Professeur Bertrand Dautzenberg, pneumologue-tabacologue, s’est prononcé en faveur d’un dialogue sur la dépénalisation encadrée du cannabis, alors que la France est l’un des pays d’Europe où les jeunes en consomment le plus, tout en fustigeant la pratique – hautement toxique pour les poumons – consistant à le mélanger à du tabac. Il était l’invité du « Magazine de la santé », ce jeudi 14 janvier 2016.
La rédaction d’Allodocteurs.fr

Publié le 14/01/2016
Au lieu de fumer le cannabis, vous proposez de le consommer autrement, c’est pour protéger les poumons ?

Pr Bertrand Dautzenberg : « La fumée est toxique pour les poumons, que ce soit la fumée du diesel, la fumée du tabac ou la fumée de cannabis. Et la France est le pays d’Europe qui fume le plus. C’est aussi le pays qui utilise le plus la forme la plus sale du cannabis : c’est-à-dire le mélange de tabac et de résine de cannabis.
« Quelqu’un qui s’est arrêté de fumer par exemple depuis quinze jours, il va aller en soirée et fumer un joint. La semaine suivante il se remet à fumer des cigarettes à cause de la nicotine qu’il a fumée. Donc le premier conseil est de ne pas mettre de tabac quand on consomme du cannabis. Il y a des herbes à fumer, des plantes qui sont décrites dans les directives du tabac avec des étiquettes spécifiques qu’on devrait pouvoir trouver facilement en France.

« D’autre part, il y a une autre possibilité toute aussi illégale qui est de consommer des feuilles de marijuana plutôt que de la résine, qui est beaucoup plus toxique. On voit aux Etats-Unis, par exemple, où la légalisation du cannabis a lieu dans de plus en plus d’Etats. Là-bas, la vaporisation du cannabis est le mode majoritaire de consommation, ce qui est beaucoup moins toxique. »
On peut également manger du cannabis, mais cela peut avoir des inconvénients car le consommateur n’a pas vraiment d’idée de la dose ingérée. Est-ce que ce n’est pas dangereux ?
Pr Bertrand Dautzenberg : « Le cannabis est une substance dangereuse et il ne faut pas consommer de cannabis. Mais dans un monde où les gens consomment du cannabis autant le consommer plus proprement. La voie respiratoire est une voie acceptable, si ce n’est pas sale (…). Il faut faire ça « proprement » en attendant d’arrêter de se droguer.

« Et en France, du fait de l’organisation du marché qui est tout à fait illégal, la résine est la plus facile à faire cheminer. On a la preuve que la législation la plus contraignante d’Europe est associée à la consommation la plus forte d’Europe. La légalisation du cannabis chez les Américains, par exemple, n’augmente pas la consommation, diminue les accidents de la route, etc., et augmente aussi les recettes de l’Etat car ils prennent une taxe dessus et c’est ce que demandent 83% des jeunes Français. Mais les lois en France sont faites par des vieux ».
Vous ne dites donc pas qu’il faut consommer du cannabis, mais de manière pragmatique, qu’il faut le faire différemment ?
Pr Bertrand Dautzenberg : « Si on veut diminuer la consommation de cannabis en France en terme de santé publique, il faut la mettre dans une voie légale. Ainsi on pourra la contrôler, faire de la prévention à l’école et sur le lieu de travail. Ainsi la consommation de cannabis baissera.

« La situation actuelle d’interdiction totale (…) favorise la consommation. Je suis contre le cannabis, je veux que la consommation baisse, mais pour cela il faut prendre des mesures efficaces. Il faut arrêter la bêtise actuelle qui veut qu’on soit à des kilomètres de la réalité actuelle. »
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http://www.europe1.fr/sante/cannabis-mieux-vaudrait-un-joint-dherbe-sans-tabac-2650199
SANTÉ

Cannabis : mieux vaudrait un joint d’herbe sans tabac

le 14 janvier 2016
En France, 700.000 personnes fument des joints tous les jours.@ Miguel Schincariol / AFP
A l’approche du 20ème congrès de pneumologie de langue française, un pneumologue déconseille de fumer de la résine de cannabis et suggère d’autres façons de consommer, moins nocives.

En France, la consommation de cannabis explose. 700.000 personnes fument des joints tous les jours, et le double, soit 1,4 million, fume au moins dix joints par mois. Autant, donc, limiter les dégâts de ce fléau, selon le professeur Bertrand Dautzenberg.
Se droguer « plus propre ». « En France, on est le pays d’Europe qui consomme le plus de cannabis et surtout, on prend la forme la plus toxique de cannabis, qui est le joint avec de la résine mélangée avec du tabac », alerte le pneumologue. « On peut donc se droguer ‘plus propre’ avec du cannabis. Fumer sans tabac, c’est déjà un petit progrès parce que ça évite la dépendance tabagique. Le mettre dans des gâteaux, en space cake, ou en le vaporisant par différents systèmes que les jeunes connaissent très bien, c’est déjà une réduction du risque, en attendant d’arrêter complètement le cannabis, qui est une cochonnerie », précise le médecin de façon pragmatique.
L’herbe pure, cinq à six fois moins toxique. Pour les poumons, la forme brûlée du cannabis est donc ce qu’il y a de pire, selon le professeur. On respire alors cinq à six fois plus de substances toxiques qu’avec de l’herbe pure. Mais le mieux, c’est de vapoter le cannabis, un peu comme avec une cigarette électronique. C’est en tout cas la position, pour le moins iconoclaste, qu’il défendra à la fin du mois, lors du 20ème congrès de pneumologie de langue française, à Lille.
Par Eve Roger et T.M.
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Un pneumologue préconise une stratégie de réduction des risques pour le cannabis


Un pneumologue préconise une stratégie de réduction des risques pour le cannabis

PARIS, 14 janvier 2016 (dépêche APM)  La lutte contre le cannabis en France doit être abordée dans une stratégie de RÉDUCTION DES RISQUES pour être plus efficace, selon le Pr Bertrand Dautzenberg de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris, AP-HP), qui préconise notamment une consommation sans tabac et sans fumée.
« La France est la championne d’Europe de la consommation de cannabis et en plus, de la forme la plus ‘sale’, la résine », a rappelé le pneumologue, jeudi lors de la conférence de presse de présentation du Congrès de pneumologie de langue française (CPLF), qui se tient à Lille du vendredi 29 au dimanche 31 janvier.
Outre ses effets sur le cerveau, le cannabis a de nombreux effets respiratoires, qui sont toutefois difficiles à dissocier du tabac, consommé le plus souvent de manière concomitante. Le cannabis fumé irrite les grosses bronches, provoquant toux, bronchites chroniques, expectorations, gêne respiratoire, et favorise les infections respiratoires en diminuant les défenses immunitaires du système respiratoire.
Des données suggèrent également des risques d’emphysème, de pneumothorax et de cancer du poumon avec le cannabis, mais le lien direct reste difficile à établir en raison de cette co-exposition à la fumée de tabac.
« Les pneumologues peuvent agir sur cette consommation, en particulier lorsqu’il s’agit de prévenir des rechutes au tabac chez des personnes sevrées de leur cigarette. La prise d’un joint le week-end est une source majeure de reprise tabagique car l’addiction à la nicotine chez les anciens fumeurs est bien plus forte que l’addiction au THC [tétrahydrocannabinol] », a souligné le Pr Dautzenberg.
« La question du mode de consommation du cannabis dans le cadre d’une stratégie de réduction des risques doit être clairement ouverte en France », a-t-il estimé, faisant valoir que la loi de 1970 sur les stupéfiants, très répressive, n’a pas empêché de réduire la consommation de ce produit. Au contraire, elle a augmenté de 20% depuis 1991. Le pneumologue formule trois objectifs, qui sont des « pis-aller » pour réduire le risque de troubles respiratoires et de dépendance nicotinique.
« Le premier objectif est de supprimer le tabac dans les joints. Pour cela, il est possible de proposer, en particulier à un ancien fumeur de cigarettes, de ne consommer que de l’herbe, les feuilles de cannabis, ou de remplacer le tabac par des plantes à fumer pour éviter la dépendance nicotinique. » Ces « plantes à fumer » sont définies dans la directive européenne « tabac » de 2014 comme des produits « à base de végétaux, de plantes aromatiques ou de fruits ne contenant pas de tabac et pouvant être consommés au moyen d’un processus de combustion ». Sur le plan respiratoire, ces produits sont mauvais et comporteront un avertissement sanitaire sur leur emballage mais n’entretiennent pas la dépendance nicotinique, a expliqué le Pr Dautzenberg.
« L’objectif n°2 est de supprimer la fumée en utilisant, par exemple, des systèmes de vaporisation », qui sont toutefois peu connus en France puisque c’est le cannabis sous forme de résine qui est le plus répandu. Il existe aussi « des petits vaporisateurs qui se rapprochent des cigarettes électroniques » mais le pneumologue ne les recommande pas, leurs effets étant encore mal connus. « Les risques pulmonaires sont a priori bien moindres qu’avec les joints, bien que la température de chauffe de l’ordre de 210°C n’élimine pas toute combustion, contrairement aux e-cigarettes. »
Enfin, le troisième objectif est de faire régresser la consommation la plus dangereuse et, pour le Pr Dautzenberg, « il faut sortir de la loi de 1970 ». La consommation de cannabis continue à augmenter (environ la moitié des jeunes l’expérimentent) et, selon l’Office français des drogues et toxicomanies (OFDT), 1,4 million de Français en consomment régulièrement et 4,6 millions occasionnellement, a-t-il fait valoir. Le pneumologue a plaidé en faveur de la légalisation de l’usage récréatif du cannabis, faisant valoir que dans les Etats américains, environ la moitié de la consommation de cannabis se fait sous forme vaporisée, avec des produits contrôlés. « La légalisation, c’est aussi moins d’accidents, moins de criminalité et plus de taxes pour l’Etat », a-t-il estimé.

Il a par ailleurs souligné les dangers des cannabinoïdes de synthèse vendus sur internet. Les préconisations présentées par le Pr Dautzenberg seront discutées lors d’une session au CPLF pour éventuellement les formaliser.

Source : Revue Le flyer – Newsletter Janvier 2016 – n° 2
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http://www.allodocteurs.fr/maladies/cerveau-et-neurologie/sclerose-en-plaques/toujours-pas-de-mise-sur-le-marche-pour-le-sativex_19024.html
Toujours pas de mise sur le marché pour le Sativex
L’avenir de ce médicament indiqué dans les douleurs de la sclérose en plaques devait être tranché début 2016, mais les négociations sont bloquées, et ce depuis deux ans.
Par Laurence Moisdon

Rédigé le 25/03/2016
Le Sativex a obtenu l’autorisation de mise sur le marché début 2014 et est commercialisé dans 23 pays. Ce médicament à base de cannabis est indiqué dans le traitement de certaines douleurs liées à la sclérose en plaques. Cependant, le Comité économique des Produits de Santé (CEPS) estime que le prix proposé par le laboratoire Almirall est toujours trop élevé. Le Sativex coûte en moyenne 440 euros.
Lors d’une conférence de presse organisée à l’hôpital Saint-Antoine à Paris le 24 mars, le directeur du laboratoire, Christophe Vandeputte a affirmé que « la question du prix n’est qu’un prétexte. En réalité le problème c’est qu’il y a du cannabis ».
Plusieurs problèmes persistent. En effet, la Commission de la Transparence de la Haute Autorité de Santé (HAS) a donné un mauvaise « note » au Sativex dans son avis  rendu fin 2014. La HAS estime que le Service médical rendu (SMR) est « faible » et l’amélioration du SMR « inexistante ». Le coût du médicament par rapport à son efficacité serait donc trop important.
La Direction Générale de la Santé n’a pas jugé utile de prendre un deuxième avis de la HAS donc pour l’instant les négociations sont bien au point mort.
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http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20160405.OBS7854/cannabis-therapeutique-pourquoi-le-sativex-n-est-il-toujours-pas-vendu-en-france.html
Cannabis thérapeutique : pourquoi le Sativex n’est-il toujours pas vendu en France ?
Par Lise Loumé

Publié le 5 avril 2016
Autorisé dès 2014, le premier médicament à base de cannabis et destiné aux personnes atteintes de sclérose en plaques n’est toujours pas en vente en France. Pour quelles raisons ? Sciences et Avenir fait le point.
Commercialisé dans 17 pays européens, le Sativex, premier médicament à base de cannabis autorisé sur le marché français en 2014, n’est toujours pas vendu en pharmacie. Ce traitement, indiqué – en deuxième intention- pour pallier les troubles de spasticité (incapacité à marcher, à prendre des objets, etc.) modérée à sévère chez les patients atteints de sclérose en plaques, devait pourtant être disponible dès 2015. En cause, l’échec d’une négociation sur le prix du médicament entre les autorités de santé et l’industriel. En effet, le prix proposé par le Comité Économique des Produits de Santé (CEPS), l’organisme chargé en France de déterminer le prix des médicaments, ne représente que 17 % du prix demandé par Almirall, le laboratoire espagnol qui commercialise le Sativex. Un bras de fer qui dure depuis novembre 2014 et frustrant les espérances des 5.000 patients qui pourraient en profiter, ont alerté des responsables de l’association française des sclérosés en plaques et de la ligue française contre la sclérose en plaques lors d’un colloque organisé fin mars 2016.
Un risque d’addiction ?
Durant ce colloque, le Directeur général d’Almirall, Christophe Vandeputte, a estimé avoir déjà entrepris les efforts nécessaires pour faire baisser le coût du Sativex. « Le prix proposé par l’entreprise en France est déjà inférieur de 20 % aux prix pratiqués dans les autres pays européens », a-t-il affirmé. De plus, étant donné que le médicament comporte des conditions de prescription (voir encadré ci-dessous) et de conservation spécifiques (transport au froid), « des mesures additionnelles de pharmacovigilance et de sécurisation de la distribution ont été convenues avec l’Agence nationale de sécurité du médicament », a-t-il expliqué. Or, selon lui, la somme proposée par les autorités françaises pour son médicament « ne couvre en aucune façon ces frais ».
PRESCRIPTION. La délivrance en pharmacie de Sativex nécessite une prescription initiale hospitalière semestrielle réservée aux neurologues et aux médecins physique et de réadaptation. Le traitement n’est poursuivi au-delà de 4 semaines que si la réponse est jugée satisfaisante.
Mais le blocage des autorités sanitaires est-il seulement économique ? Non, estiment les associations, qui mentionnent la composition de la molécule, à base de deux principes actifs du cannabis (tétrahydrocannabinol – abrégé THC – et cannabidiol – CDB), soulevant un risque éventuel de mésusage.Dès l’annonce de l’autorisation de mise sur le marché par Marisol Touraine, cette question s’est posée : « les déclarations diverses concernant le risque addictogène et le mésusage du médicament ont été nombreuses », reconnaissent les organisateurs du colloque. Toutefois, « le mode d’administration par pulvérisation buccale contribue à la réduction des effets psychoactifs du THC », se défendent-ils. Ainsi, le Sativex n’aurait pas les effets euphorisants et de dépendance que l’on peut observer avec le cannabis fumé.
La HAS considère le Sativex peu efficace
Toutefois, il existe un autre frein majeur à la commercialisation du Sativex pointé par les autorités de santé : le manque d’efficacité du traitement. En 2014, la Haute autorité de santé a classé le service médical rendu (SMR) de ce médicament « faible ». Le SMR prend en compte de nombreux critères: l’efficacité, les effets indésirables, la place du médicament dans la stratégie thérapeutique (notamment au regard des autres thérapies disponibles), la gravité de l’affection à laquelle il est destiné, le caractère préventif, curatif ou symptomatique du traitement médicamenteux, etc. Or le classement du SMR pèse lourd dans la négociation du prix d’un médicament remboursé par l’Assurance Maladie : quand le SMR est jugé « satisfaisant », la part majeure du prix a de grandes chances d’être remboursé, c’est l’inverse si cet indice est « faible ».
Les associations ont tenté d’obtenir un rendez-vous avec Marisol Touraine, ministre de la santé et des affaires sociales, durant l’année 2015 et début 2016, afin de faire entendre leur voix. En vain. Elles espèrent toutefois que la ministre tranchera prochainement cette question, car la décision finale sur le prix lui revient. « Le non arbitrage  entraîne déjà un déplacement des patients vers d’autres pays européens qui autorisent le Sativex, une iniquité d’accès au traitement et un risque ultérieur d’illégalité vers un usage autre du cannabis », avertissent les associations.
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Étranger

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http://www.sante-nutrition.org/lhuile-de-cannabis-remplace-22-pilules-pour-un-petit-garcon-avec-des-crises-depilepsie/
L’huile de cannabis remplace 22 pilules pour un petit garçon avec des crises d’épilepsie

13 novembre 2015
Jayden David a commencé à avoir des crises d’épilepsie à l’âge de quatre mois. Durant les 5 années suivantes, il a continué à avoir jusqu’à 500 crises d’épilepsie PAR JOUR. Les médecins lui ont prescrit une dose de 22 pilules par jour dans l’espoir de trouver quel était le problème et d’aider à calmer les crises. Pouvez-vous imaginer avoir à ingérer autant de médicaments pharmaceutiques à un si jeune âge, et qu’ils s’avèrent qu’ils ne fonctionnent pas?
Les compagnies d’assurance n’ont pas été d’un grand secours, et les coûts de traitement avaient pratiquement ruiné Jason David (le père) et sa famille. Leur entreprise, leur maison, et leur fils étaient sur le point d’être perdus à cause de cette maladie qui semblait sans espoir.

Jason était désespéré et était prêt à tout essayer. Alors il a essayé l’huile de cannabis. Le premier jour, ils ont remarqué quelque chose – pas de crises. Cette vidéo va toucher votre c¦ur et espérons vous informer sur le cannabis médicinal et ses innombrables avantages.


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http://www.20minutes.fr/sante/1775595-20160128-suppositoire-vaginal-cannabis-soulager-regles-douloureuses
Un suppositoire vaginal au cannabis pour soulager les règles douloureuses

SANTE Le dispositif n’a pas toutefois pas encore fait l’objet d’une étude clinique…
Illustration d’un plant de cannabis. – Jeff Chiu/AP/SIPA

A.B.

Publié le 28.01.2016

Clouée chaque mois par de fortes crampes et douleurs dans le bas-ventre ? Envie de pleurer en réalisant que votre boîte d’ibuprofène est vide ? Bienvenue dans le monde franchement pas merveilleux des règles douloureuses, ou dysménorrhée pour les initiées. Mais ces temps de souffrances pourraient peut-être bien être révolus grâce à une entreprise californienne, qui a mis au point un suppositoire vaginal à base de cannabis.
Soulager de l’intérieur
On vous arrête tout de suite : non, on ne plane pas après utilisation de ce comprimé vaginal à la marijuana. Ce dispositif, baptisé Foria Relief, s’insère dans le vagin de la même manière qu’un tampon et n’a qu’une action locale. Composé de beurre de cacao bio, mais surtout de THC, le composant du cannabis aux propriétés psychoactives, et de CBD, un cannabinoïde qui agit sur les voies de la douleur, ce comprimé vaginal a vocation à soulager les douleurs menstruelles à la source, de l’intérieur.
« Relief a été soigneusement conçu pour maximiser les propriétés de relaxation musculaire et antalgique du cannabis sans provoquer d’effet psychotrope », précise la marque californienne. En gros, 15 à 30 minutes après insertion du comprimé, votre utérus est shooté, mais vous, vous n’êtes pas stone. Le mécanisme diffère des médicaments disponibles pour soulager les règles douloureuses, à savoir principalement des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), à l’instar de l’ibuprofène. Et représente aussi un espoir pour les femmes souffrant d’endométriose, dont les douleurs intenses ne sont pas soulagées par les AINS classiques.
Pas encore approuvé par les autorités
Mais il ne faut pas voir trop vite la voie du salut dans ce suppositoire vaginal. Le dispositif n’a pas encore été approuvé par la FDA, l’agence américaine du médicament, confesse la marque. Aucune étude clinique officielle n’a été réalisée à ce jour sur le Foria Relief et les bons résultats avancés reposent sur les commentaires des utilisatrices de ce produit. Autre bémol : le prix de dispositif, 44 dollars (environ 40 euros) la boîte de quatre suppositoires. Certes pas de quoi craquer le PEL, mais ce n’est quand même pas donné.

Foria n’en est par ailleurs pas à son coup d’essai en matière de produits intimes à base de cannabis. Outre ce comprimé vaginal, la marque a aussi commercialisé l’an dernier un spray lubrifiant aux vertus aphrodisiaques, à utiliser cette fois dans un cadre plus coquin.
lilou_garu | 28.01.2016 à 22:32

Un ovule vaginal et non pas un suppositoire ! Par définition, un suppositoire, c’est par voie rectale.
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http://www.leparisien.fr/laparisienne/sante/colombie-le-cannabis-therapeutique-un-espoir-pour-les-epileptiques-03-12-2015-5336123.php
Colombie: le cannabis thérapeutique, un espoir pour les épileptiques

Le Parisien, 3 déc. 2015
A chaque anniversaire de sa fille, Ines Cano se fait tatouer un papillon. C’est ainsi qu’elle célèbre le combat quotidien de sa petite Luna contre les crises d’épilepsie aigües dont elle souffre depuis la naissance, grâce à un traitement à base de cannabis, en passe d’être légalisé en Colombie.
Désormais, douze papillons lui rappellent qu’il est possible de soulager la souffrance de Luna, victime d’une forme d’épilepsie à l’origine de violentes convulsions et d’un retard de développement neurologique, alors que le gouvernement colombien s’apprête à autoriser l’usage du cannabis à des fins médicales. »Tous les jours depuis qu’elle est née, Luna a eu des convulsions au réveil et au coucher. Ca pouvait durer une ou deux heures », raconte à l’AFP Ines dans sa maison de Medellin (nord-est). Durant les 7 premières années de Luna, Ines a porté sa fille jusqu’à ce qu’elle puisse marcher. »Les convulsions, sont synonyme de douleur, d’angoisse et d’impuissance. C’est un fantôme qui t’attrape, mais grâce au cannabis elle s’est rapidement sentie mieux. Elle a commencé à reconnaître les couleurs, à manger seule et à être davantage indépendante », explique cette femme de 36 ans, qui parvient à sourire malgré tout.La douzaine de médicaments différents pris par Luna pour calmer ses convulsions n’y ont rien fait. « Aucun n’a marché, jusqu’à ses 11 ans. C’est alors que s’est allumée cette petite lumière sur son chemin : le cannabis médical. C’est la seule solution », assure la mère.Depuis le mois de janvier, une goutte d’extrait de cannabis prise le soir représente l’espoir d’une nouvelle journée sans convulsion pour Luna. »Au neuvième jour (du traitement), elle cesse de convulsionner comme si c’était un miracle. C’est pour ça que c’est important, et plus encore dans le pays où l’on vit, riche en terres fertiles, pour tirer tous les bénéfices de cette petite plante », raconte-t-elle.Le décret, actuellement en préparation par le gouvernement du président colombien Juan Manuel Santos, réglemente la production, la distribution, la commercialisation et l’exportation de la marijuana à usage thérapeutique.- ‘La Chine du cannabis’ -En Colombie, où il est légal de cultiver jusqu’à 20 plants de marijuana, on trouve déjà des produits thérapeutiques fait à partir des feuilles. »Ce décret ne va pas légaliser l’usage de la marijuana à des fins thérapeutiques, car cela est déjà autorisé par la loi de 1986. Ce qu’il va faire, c’est faciliter les processus de vente, d’achat et de transformation », a expliqué à l’AFP Paola Pineda, le médecin qui soigne Luna à Medellin.Ce docteur, spécialisée en droit médical et dans le traitement du sida, a embrassé depuis des années la cause des défenseurs du cannabis. »Cela me semblait très difficile que ces familles soient obligées de se séparer du reste de leurs parents, de partir dans un autre pays, obligées de vendre tout en Colombie pour trouver cette opportunité thérapeutique (ailleurs), quand nous l’avions à disposition ici », estime-t-elle.C’est pour cela que Paola Pineda travaille main dans la main avec des petits producteurs locaux qui font, depuis des années, des recherches sur la productivité des plantes en profitant d’un vide juridique. « Ce vide juridique est celui que j’ai utilisé au début pour me rassurer et commencer à entrer de plain-pied dans la culture et la manipulation des plantes », confie Mauricio Garcia, un des fondateurs de Cannalivio, qui produit depuis près de huit ans de la marijuana médicale à Medellin.Huiles ou baume pour les lèvres, ses produits sont conditionnés dans des paquets verts et d’aspect rustique, comme s’il s’agissait de remèdes de grands-mères. »On a des sols et des matières premières qui permettent de faire des produits d’une qualité optimale », assure cet ingénieur du civil.Selon lui, la légalisation du cannabis thérapeutique en Colombie, pays qui jouit d’un climat favorable, ouvre de nombreuses perspectives. »Dans d’autres pays, la production se fait uniquement à l’intérieur avec des lumières artificielles et un système d’arrosage (…) La Colombie pourrait devenir la Chine du cannabis ! », lance-t-il.
AFP
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http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2015/12/22/la-colombie-legalise-le-cannabis-a-des-fins-therapeutiques_4836752_3222.html
La Colombie légalise le cannabis à des fins thérapeutiques

Le Monde.fr avec AFP | 22.12.2015
La Colombie a légalisé, mardi 22 décembre, le cannabis à usage médical, par un décret signé du président Juan Manuel Santos qui régule la culture, la transformation, l’importation et l’exportation du cannabis et de ses dérivés à des fins thérapeutiques.
Dans une déclaration télévisée, M. Santos a annoncé la signature de ce décret qui « permet l’octroi de licences pour la possession de semences de cannabis, de marijuana, et la culture de cette plante à des fins exclusivement médicales et scientifiques ».

« Autoriser l’usage médicinal du cannabis ne va pas à l’encontre de nos engagements internationaux en matière de contrôle des drogues. »

« La fabrication, l’exportation, le commerce ainsi que l’usage médical et scientifique de ce stupéfiant, et d’autres, sont permis depuis plusieurs décennies en Colombie, mais cela n’avait jamais été réglementé. Et c’est ce que nous faisons maintenant », a ajouté M. Santos.
Usage permis depuis 1986
La Colombie est le principal producteur mondial de feuille de coca – qui a également un usage médicinal – et de cocaïne avec environ 442 tonnes en 2014, soit 52 % de plus que l’année précédente, selon l’ONU.

L’usage du cannabis à des fins thérapeutiques était déjà permis en Colombie par une loi de 1986. Mais, faute de réglementation, « jusqu’ici il n’était pas possible de permettre la production légale nationale », a précisé une source du ministère de la santé.

La législation actuelle ne permet pas de cultiver plus de 20 pieds de cannabis et limite sa possession à 20 grammes pour un strict usage personnel, interdisant sa consommation en public et sa commercialisation.
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https://www.dinafem.org/fr/nouvelles/allemagne-legalisera-cannabis-maladies-chroniques/
L’Allemagne a annoncé qu’elle légalisera le cannabis pour les patients souffrant de maladies chroniques et en phase terminale
Même si cette mesure doit encore être soutenue par la majorité du Bundestag, il s’agit d’un grand pas pour ce pays, aidant ceux qui en ont le plus besoin. Si elle aboutit, les entreprises nationales seront chargées de produire et de commercialiser la plante, tandis que le système de santé s’occupera de le financer.
5/01/16
Il y a quelques semaines l’Allemagne annonçait la possibilité de créer un organisme d’état pour contrôler la consommation, la culture et la distribution du cannabis médical. Le pays étudie à présent l’approbation d’une loi qui permettrait à ses patients de prendre des médicaments à base de cannabis sans contraintes : cette année il pourrait concéder des licences à des entreprises nationales afin qu’elles produisent et commercialisent légalement, une mesure qui bénéficiera spécialement les malades chroniques et en phases terminales.

La décision, qui doit encore être soutenue par la majorité du Bundestag, est sans précédents venue de la main d’une autre, en effet, le système de santé serait chargé de financer les médicaments de ceux qui en ont le plus besoin. Jusqu’à présent, les privilégiés, qui ont l’autorisation d’accéder à ce type de solutions sont peu nombreux (environ 500 utilisateurs) car elles sont d’autre part très couteuses, cette mesure pourrait donc représenter un grand soulagement.
Au sein de l’association allemande de cannabis Deutscher Hanfverband, les membres sont optimistes vis à vis des mesures, même s’ils déclarent à Dinafem qu’il convient d’attendre la publication de plus de renseignements car ceux-ci sont encore insuffisants. Entre autres, la quantité de patients qui bénéficieront du futur scénario n’est pas encore clairement définie, mais au sein de l’Association, tout le monde est « heureux » car tous s’attendent à pouvoir obtenir le produit gratuitement. Les patients ne pourront pas cultiver leurs propres plantes, ils dépendront donc des variétés mises à leur disposition dans les pharmacies.

Cette mesure marquera un « changement de mentalité » pour tout le reste du peuple allemand, étant donné que plus de personnes se rendront compte que le cannabis sous sa forme naturelle peut être bénéfique comme médicament.

La prochaine étape, d’après l’Association, serait que le pouvoir exécutif révèle des informations supplémentaires sur cette nouvelle réalité, « surtout pour les entreprises qui veulent investir dans ce secteur ». Les activistes vont également analyser la « face cachée » des mesures, car ils ne croient pas que l’actuel gouvernement conservateur accède à leurs exigences. Dans tous les cas, la situation est très encourageante et représente un grand pas en avant pour les patients allemands.

Tags: Deutscher Hanfverband Allemagne cannabis cannabis médical maladies chroniques
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http://www.ladepeche.fr/article/2016/01/06/2250613-cannabis-usage-medical-fait-entree-new-york.html
Publié le 6/01/2016

Le cannabis à usage médical fait son entrée à New York

Actu Santé
Ce bâtiment, situé dans le quartier du Queens à New York, est loué par Bloomfield Industries, l’une des cinq sociétés autorisées à cultiver la marijuana à des fins thérapeutiques dans l’Etat de New York. RelaxNews  /  AFP PHOTO/KENA BETANCUR
(AFP) – Le cannabis à usage médical sera commercialisé à partir de jeudi dans l’Etat de New York (nord-est), le 23e à franchir le pas aux Etats-Unis, avec un centre de production implanté au coeur même de la plus grande ville américaine.
Vu de l’extérieur, ce n’est qu’un entrepôt aux murs fatigués, dont les entrées ont été obstruées à l’aide de parpaings de béton et les fenêtres par des panneaux en bois. Pas d’agent de sécurité ni de policier en vue.

Au milieu d’autres entrepôts, sous une autoroute aérienne, ce bâtiment situé dans le quartier du Queens à New York abrite pourtant 23.000 mètres carrés dédiés à la culture du cannabis.

Il est loué par Bloomfield Industries, l’une des cinq sociétés autorisées à cultiver la marijuana à des fins thérapeutiques dans l’Etat de New York, et la seule implantée dans « Big Apple ». Les autres ont établi leurs sites de production dans des lieux moins onéreux et surtout moins exposés, dans le nord de l’Etat.

Des cultures légales existent déjà à Denver (Colorado, centre) ou San Francisco (Californie, ouest), mais il s’agit d’une première aux Etats-Unis pour une ville de plus d’un million d’habitants.

« Nous estimions que nous pourrions constituer la meilleure équipe d’horticulteurs, de scientifiques, de pharmaciens, si nous installions notre site à New York », explique un porte-parole de Bloomfield, qui loue cet espace jusqu’ici vacant et y emploie une centaine de personnes.

Bien que le Parlement de New York ait adopté le texte il y a 18 mois, Bloomfield et les quatre autres sociétés choisies n’ont été officiellement désignées que fin juillet.

Elles ont depuis mis les bouchées doubles pour être en mesure de proposer leurs produits à la vente dans les temps.

– A la charge intégrale du patient –

Jeudi, les 20 dispensaires prévus dans l’Etat ne seront pas tous ouverts. Le démarrage devrait de toute façon être progressif, car les patients ne peuvent s’inscrire que depuis le 23 décembre.

Seules sont éligibles les personnes atteintes de maladies graves, notamment le cancer, Parkinson, la sclérose en plaque et certaines formes d’épilepsie.

Elles ne pourront pas acheter du cannabis à fumer mais uniquement des produits transformés, essentiellement des pilules, des huiles ou des gouttes.

Selon Nicholas Vita, directeur général de Columbia Care, une autre société retenue, entre 0,5% et 1,5% de la population de l’Etat de New York pourrait être éligible, soit entre 100.000 et 300.000 personnes.

Le Dr Stephen Dahmer, responsable médical de Vireo Health (autre laboratoire autorisé) pour l’Etat de New York, incite à la prudence quant aux prévisions. Il cite l’exemple du Minnesota, où Vireo est présent, et dont la consommation a été moindre qu’anticipé.

Aucune des trois sociétés contactées par l’AFP n’a communiqué ses tarifs, mais il devrait en coûter au moins 200 dollars par mois et par malade, selon une source proche du dossier.

La somme sera à la charge intégrale du patient car aucun assureur de santé américain ne prend en charge ce traitement.

Nicholas Vita assure que des remises seront accordées à des patients qui ne disposeraient pas des ressources suffisantes pour acquérir ces produits.

Vingt ans après la légalisation du cannabis à usage thérapeutique par la Californie, 23 Etats et la capitale fédérale Washington ont franchi le pas.

« Les choses bougent dans la bonne direction », estime Stephen Dahmer, tout en observant qu' »il y a toujours beaucoup de tabous autour du cannabis ».

Le cannabis et ses produits dérivés ne sont pas soumis au contrôle de l’Agence américaine des médicaments et de l’alimentation (FDA) et les études scientifiques concluantes manquent.

« Beaucoup (d’études) concernaient jusqu’ici les addictions ou les conséquences négatives (de la consommation), mais nous commençons à voir davantage d’études sur les effets positifs », se félicite Stephen Dahmer.

Selon un sondage réalisé en mai par l’institut Harris, 81% des Américains se disent favorables à la légalisation de la marijuana à usage médical.

RelaxNews
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L’Australie s’apprête à autoriser la production de cannabis thérapeutique

REUTERS 9/2/16
L’Australie s’apprête à autoriser la production de cannabis thérapeutique

par Lydia Morrish
Le gouvernement australien souhaite légaliser la production de cannabis destiné à un usage thérapeutique. L’opposition soutient ce projet de loi.

Dans la lignée de certains États américains, l’Australie est sur le point de légaliser le cannabis thérapeutique. Hier, son Parlement a présenté un projet de loi qui prévoit de mettre en place un plan national. Il autoriserait la production de cannabis destiné à des patients qui souffrent de maladies chroniques. C’est le parti libéral, actuellement au pouvoir, qui défend cette initiative, mais comme l’opposition la soutient, il y a de grandes chances que le projet de loi aboutisse.

Une telle mesure permettrait aux médecins d’utiliser des produits à base de cannabis à la place de certains traitements jugés inefficaces, selon Reuters.
L’Australie pourrait bientôt légaliser le cannabis thérapeutique. (© Laura-Lynn Petrick via Flickr)

Dans certaines régions d’Australie, il est légal de cultiver un plant de cannabis pour son usage personnel. Mais, ce n’est pas commun d’utiliser l’huile de cannabis et d’autres composants extraits du cannabis pour soulager la douleur. Et par conséquent, ces traitements ne sont pas du tout accessibles.

Des essais ont déjà été menés dans différentes régions, mais la loi pourrait être appliquée partout dès la fin du mois de mars. Toutefois, la production de masse du cannabis sera toujours illégale.

La ministre de la Santé Sussan Ley a expliqué au Parlement :

« Autoriser la production de cannabis, qui sera contrôlée, va permettre d’assurer l’approvisionnement légal et durable de produits médicinaux à base de cannabis pour les patients australiens dans le futur. »

Si le gouvernement australien se montre ouvert d’esprit et progressiste en matière de drogue, il faut noter que le pays n’a pas encore autorisé le mariage pour les couples de même sexe, qui est donc encore illégal là-bas.
(via Reddit)

Traduit de l’anglais par Hélaine Lefrançois
Lydia Morrish
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http://www.medicaljane.com/2016/02/25/medical-marijuana-legalized-in-australia/
La marijuana médicale légalisée en Australie
Publié le 26 fév. 2016
Le Parlement australien a adopté une mesure mercredi sur la légalisation de la marijuana médicale.

Les modifications à la loi sur les stupéfiants permettra au cannabis d’être légalement cultivé à des fins médicales et scientifiques pour la première fois en Australie.
Alors, comment va fonctionner le nouveau système médical australien ?
Jusqu’alors, le Commonwealth avait des lois permettant l’importation de cannabis brut en Australie à des fins médicinales, mais la culture de la plante n’a pas été autorisé. Comme le nouveau projet de loi l’explique, «les dispositions de la fabrication dans la loi sur les stupéfiants 1967 sont jugées insuffisantes pour gérer correctement les risques associés à la possibilité de détournement des produits du cannabis médicaments et autres stupéfiants. »
« Ceci est la pièce manquante dans le parcours de traitement d’un patient et désormais on aura un accès transparent au cannabis médical produit localement, de la ferme à la pharmacie. »
Les processus de culture, de production et de fabrication seront réglementés par un organisme gouvernemental national ou régional. Toutefois, selon le nouveau projet de loi, il y a peu ou pas de changement aux obligations internationales strictes de l’Australie à l’innocuité des médicaments, ce qui signifie que le processus sera étroitement contrôlé. «En tant que signataire de la Convention unique, l’Australie convient que l’utilisation licite des stupéfiants doit être strictement réglementée afin d’assurer que la santé publique est protégée contre les risques de détournement vers les marchés illicites. »

En outre, le secrétaire du ministère de la Santé a maintenant le pouvoir d’ordonner la destruction de cannabis produits par un titulaire de permis, l’octroi de la secrétaire de la capacité de contrôler l’offre et la demande dans l’espoir d’empêcher l’accumulation inutile.

Il y aura deux types distincts de licences de cannabis médicaux disponibles dans le cadre du nouveau projet de loi. Le premier type de licence autorise la culture du cannabis destiné à la fabrication des produits de cannabis médical. Le deuxième type de licence autorise la recherche sur le cannabis thérapeutique et ses utilisations potentielles.
Une légalisation du cannabis thérapeutique stimulée par le décès de Daniel Haslam
La décision de légaliser la marijuana médicale en Australie est arrivée exactement un an après le décès, à 25 ans, de Daniel Haslam en raison d’un cancer de l’intestin terminal. Haslam a utilisé la marijuana médicale pour soulager sa douleur et les nausées avant son décès en février dernier.

La mère de Daniel, Lucy Haslam, a lancé un groupe de défense de cannabis médical appelé Unies Compassion et a continué à pétitionner pour le gouvernement australien pour rendre la plante de cannabis légal.

Le sénateur australien Richard Di Natale a soulevé l’histoire de Haslam devant le Parlement mercredi. « Il est incroyablement approprié que, en ce jour, nous passions ce projet de loi qui est une étape vers la prise de cannabis médicinales accessibles à des gens comme Dan, » a déclaré Di Natale à une salle pleine d’yeux inquiets.

« C’est un jour historique pour l’Australie et les nombreux partisans qui ont combattu longtemps et durement pour contester la stigmatisation autour des produits à base de cannabis médical afin que les patients d’origine ne sont plus traités comme des criminels »,  a annoncé la ministre de la Santé, Sussan Ley, dans une déclaration.
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http://www.letemps.ch/suisse/2016/02/12/suisse-cannabis-ordonnance-mineurs
En Suisse, du cannabis sur ordonnance pour les mineurs
Publié le 11 fév. 2016
Les villes suisses engagées dans une réflexion sur une régulation du marché du cannabis ficellent leur projet. Elles s’orientent vers un accompagnement des «consommateurs problématiques»

Ce jeudi, les principales villes de Suisse comptent franchir un pas de plus vers une régulation du marché du cannabis. Des représentants des départements de la santé et de la sécurité de Genève, Berne, Zürich, Winterthour, Bâle et Thoune se réunissent à Berne pour ficeler un projet pilote d’association de consommateurs d’herbe. Ils auront sous les yeux un premier document de travail, élaboré par un cercle de 40 scientifiques réunis en secret en mai 2015 à l’Université de Genève.

Proposée au départ avant d’être écartée pour son potentiel explosif, l’idée d’inclure des mineurs dans l’expérience revient dans la discussion. «Nous réfléchissons à accompagner dans leur consommation des jeunes en rupture, déjà connus d’un service de santé, qui rencontrent des problèmes avec le cannabis», détaille Sandro Cattacin, sociologue et membre genevois du groupe de réflexion intervilles. Les modalités d’un tel encadrement thérapeutique restent à définir et figureront au c¦ur des échanges, ce jeudi.

300 à 1000 bénévoles
En ce qui concerne les adultes, le projet pilote, à ce stade, prévoit de créer des associations réunissant entre 300 et 1000 consommateurs sur une base volontaire. Il vise des personnes ayant un usage problématique du cannabis, d’autres souffrant de pathologies, qui l’utilisent déjà en guise d’automédication, mais aussi des consommateurs récréatifs. Les personnes atteintes d’un trouble psychique sont exclues. «L’objectif est d’amener l’usager à une consommation raisonnée, de lui donner accès à un produit dont la qualité et la teneur en THC sont contrôlées et de l’accompagner, avec de l’information», souligne Sandro Cattacin.

L’association donnerait accès à ses membres majeurs à du cannabis sous forme d’herbe à raison de 10 grammes maximum par jour – une quantité qui reste à déterminer – à condition qu’ils s’engagent à consommer le produit à leur domicile et à ne pas conduire sous l’effet du psychotrope. La substance proviendrait de producteurs existant en Suisse, ayant déjà obtenu par le passé des autorisations de la Confédération pour une culture destinée à un usage médical. Les coûts d’un tel projet, sur trois ans, se monteraient à 400 000 et 600 000 francs.

Les experts ont écarté l’idée de clubs où les usagers se retrouvent pour consommer, évoquée initialement à Genève. Ils recommandent plutôt de confiner la consommation à l’espace privé. «Le risque, avec un lieu où l’on fumerait un joint comme on prendrait une bière dans un bar, est de favoriser l’usage récréatif du cannabis et de se retrouver face aux mêmes problèmes qu’avec tout autre produit, comme l’alcool», explique Sandro Cattacin. Sans compter que ce type d’espace pourrait s’attirer des oppositions du voisinage.
Lutter contre le marché noir
A l’origine de ce projet, le constat d’impuissance des villes d’empêcher l’herbe de fleurir sur le marché noir. Au sein des législatifs communaux à Berne, Zürich, Winterthour, mais aussi Bienne et Lausanne, des voix réclament que soient explorées des alternatives à une répression jugée trop coûteuse et inefficace. Jetée par la fenêtre lors du refus populaire, en 2008, d’une initiative pour la dépénalisation du cannabis, l’option de réguler le marché du chanvre pourrait revenir par la porte sous la forme d’une expérimentation confinée à un ou plusieurs centres urbains.

Les villes inscrivent leur projet dans une démarche de prévention, en espérant obtenir à ce titre une autorisation spéciale de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Elles invoquent l’article 8, alinéa 5 de la loi sur les stupéfiants, stipulant que le gouvernement peut accorder des «autorisations exceptionnelles» pour la culture, l’importation et le commerce des stupéfiants s’ils sont utilisés «pour la recherche, le développement de médicaments ou une application médicale limitée». Reste à déterminer si une association de consommateurs telle qu’imaginée par les villes entre dans cette catégorie.

La prochaine étape, plus délicate, se déroulera devant les exécutifs. Sandro Cattacin compte soumettre le projet au Conseil d’Etat genevois en avril. Le même mois aura lieu la session spéciale de l’Assemblée générale de l’ONU sur les drogues (UNGASS). Les délégués des pays membres se rencontrent pour discuter de l’orientation à donner aux politiques en matière de drogue. La Suisse sera représentée par le ministre de la santé Alain Berset. Le Consortium International sur les Politiques des Drogues, réseau de 140 organisations de la société civile, presse l’ONU de «considérer l’option» de réglementer une partie du marché des drogues les moins nocives, comme le cannabis. La stratégie internationale adoptée à l’issue de cette session aura certainement un impact sur le débat en Suisse.
Céline Zünd

@celinezund
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http://www.lalibre.be/actu/sciences-sante/canada-les-malades-pourront-faire-pousser-leur-propre-cannabis-56ce14303570ebb7a8b41d48
Canada : les malades pourront faire pousser leur propre cannabis

BELGA Publié le mercredi 24 février 2016
SCIENCES – SANTÉ

Un tribunal canadien a déclaré invalide une loi adoptée par le précédent gouvernement conservateur qui interdisait aux patients autorisés à consommer du cannabis thérapeutique d’en faire pousser chez eux.

La Cour fédérale a estimé que le « règlement sur la marijuana à des fins médicales » (RMFM), qui exigeait des patients d’acheter plutôt leur cannabis auprès de producteurs autorisés, violait leurs droits constitutionnels.

Cette restriction contenue dans le règlement adopté en 2014 est « arbitraire et de portée excessive », a écrit le juge Michael Phelan en donnant gain de cause aux quatre plaignants qui ont besoin de consommer du cannabis pour des raisons médicales.

« L’imposition du régime (…) en vue de contrôler la consommation de la marijuana à des fins médicales a eu des conséquences défavorables sur leur vie », a poursuivi le juge.

Il a cependant suspendu pour six mois l’application de la déclaration d’invalidité afin de permettre au gouvernement de Justin Trudeau d’adopter un nouveau régime conforme à la charte canadienne des droits et libertés.

Néanmoins, les patients qui étaient déjà autorisés à cultiver du cannabis thérapeutique en vertu d’un précédent règlement de 2001 pourront continuer de le faire, a tranché le juge en reconduisant une ordonnance en ce sens.

Le Premier ministre Justin Trudeau a promis de faire du Canada le premier pays du G7 à légaliser le cannabis à des fins récréatives mais n’a pas établi de calendrier précis pour le faire.
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http://www.europe1.fr/sante/israel-prend-tres-au-serieux-le-cannabis-therapeutique-
Israël prend très au sérieux le cannabis thérapeutique
le 27 mars 2016
En Israël, la consommation récréative de cannabis est illégale. Mais l’Etat autorise et encourage depuis 10 ans le cannabis thérapeutique.

En 2015, les médecins ont prescrit du cannabis médical à environ 25.000 patients atteints de cancer, d’épilepsie, de stress post-traumatique ou de maladies dégénératives, non pas pour soigner leur mal, mais pour en atténuer les symptômes.
Une « terre promise » pour le cannabis ? Pour un peu, cette installation protégée par un fossé, un mur d’enceinte, des barbelés, des caméras et des hommes en armes ferait penser à une base militaire israélienne. S’il ne s’en dégageait cette légère odeur âcre de marijuana. Ici, à la périphérie d’un paisible village du nord d’Israël, poussent à l’abri des regards 50.000 plants issus de 230 variétés différentes dans la deuxième plus grande ferme de cannabis médical du pays.  « Pour le cannabis aussi, nous sommes en terre promise, avec un bon climat, 300 jours de soleil par an, une humidité parfaitement adaptée », résume Tamir Gedo, le PDG de B.O.L Pharma, société pharmaceutique habilitée par le ministère de la Santé à faire pousser et distribuer du cannabis thérapeutique.
Une question qui divise les médecins. L’emploi du cannabis à des fins thérapeutiques divise les médecins autour des questions de la dépendance et des troubles du comportement comme l’agressivité. Le cannabis présente les vertus reconnues de longue date de raviver l’appétit, réduire les troubles du sommeil, et possède des propriétés anxiolytiques et même anti-inflammatoires, objectent ses prescripteurs. Ils soulignent que, dans le domaine de la recherche sur le cannabis, tout reste à défricher. Cette recherche avance plus vite en Israël qu’ailleurs. Les autorités sont plus libérales et les tests cliniques sur les humains échappent à la réglementation.
Vers un ‘Canna-Hub mondial’ en Israël ? De plus en plus d’entrepreneurs, de chercheurs et d’investisseurs se lancent donc dans ce business, à la recherche d’une herbe de pointe: un médicament purifié, dosable et avec le moins d’effet planant possible. Israël n’a pas le droit d’exporter ses fleurs de cannabis, le produit de ses récoltes. Il mise en revanche sur l’exportation d’une expertise agronomique, médicale et même technologique pour devenir un « Canna-Hub » mondial. Une vingtaine d’équipes universitaires locales se sont spécialisées dans le domaine. La prestigieuse université hébraïque de Jérusalem vient d’inaugurer son Centre de recherche du cannabis.
Par C.C. avec AFP
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Israël devient leader mondial du cannabis médical


Israël devient leader mondial du cannabis médical

Posted by Jeremy

27 mars 2016
LES UNIVERSITÉS ET LES START-UPS ISRAÉLIENNES MÈNENT DES RECHERCHES EN VUE D’UNE FORME PURIFIÉE DE LA DROGUE, ALORS QUE LA TENDANCE À LA LÉGALISATION CONTINUE DANS LE MONDE ENTIER.
Des murs, des barbelés, des gardes armés et des caméras de sécuritéŠ non ce n’est pas une base militaire mais bien une plantation de marijuana qui est protégée de la sorte! Ici, à la périphérie d’un village calme dans le nord d’Israël, 50.000 plantes de 230 variétés font de cette plantation de cannabis médical  la deuxième plus importante du pays.

« Pour le cannabis, nous sommes sur la terre promise avec un bon climat, 300 jours de soleil par an et des taux d’humidité parfaits », a déclaré Tamir Gedo, chef de BOL Pharma, une société autorisée par le ministère de la Santé israélien pour développer et distribuer du cannabis médical.
L’usage récréatif du cannabis est illégal dans l’Etat juif, mais ces 10 dernières années, son utilisation thérapeutique n’a pas seulement été autorisée mais aussi encouragée. L’an dernier, les médecins ont prescrit l’herbe à environ 25.000 patients souffrant d’un cancer, d’épilepsie, de stress post-traumatique et de maladies dégénératives. Le but n’est pas de les guérir, mais de soulager leurs symptômes.
L’usage du cannabis en médecine divise les médecins autour des problèmes de toxicomanie et des problèmes comportementaux, comme l’agressivité. Néanmoins, il est connu depuis longtemps pour faire revivre la perte d’appétit et aider dans le traitement des troubles du sommeil, de l’anxiété et de l’inflammation, selon ses partisans. Ils affirment que beaucoup de recherche reste à faire, mais que cela progresse plus vite en Israël, où les autorités permettent des essais cliniques humains, contrairement a de nombreux autres pays.
A l’intérieur des locaux fortifiés de BOL (Breath Life Of) Pharma, des laboratoires et des serres, chaque plante étant surveillée par un logiciel qui contrôle à distance ses paramètres biochimiques.

La culture du cannabis à usage médical exige une surveillance attentive des ingrédients actifs tels que le tétrahydrocannabinol (THC), qui n’est pas recommandé pour tous les patients, en particulier les enfants.
«Avec le soutien du ministère, qui a toujours eu une attitude pionnière sur cette question, nous avons développé une expertise dans les essais cliniques et nous pouvons la partager avec les entreprises aux États-Unis et en Europe », a déclaré Gedo. Il cite les premiers résultats des essais sur des patients atteints de la maladie de Crohn, qui est caractérisée par une inflammation chronique de l’intestin, de la diarrhée et des douleurs abdominales récurrentes.

Interdite d’exporter ses plants de cannabis, Israël se concentre plutôt sur la commercialisation de son expertise agronomique, médicale et technologique dans l’espoir de devenir une plaque tournante du monde dans le domaine.
La prestigieuse Université hébraïque de Jérusalem vient d’ouvrir un centre de recherche de cannabis, rejoignant ainsi 19 autres équipes d’institutions universitaires locales. Environ 200 acteurs de l’industrie se sont réunis à Tel Aviv ce mois-ci pour Canna Tech, une conférence internationale sur l’industrie. «Regardez ce qui est arrivé au cours des deux dernières années, la vitesse à laquelle la légalisation du cannabis progresse», a déclaré Saul Kaye, directeur du premier incubateur israélien pour les start-up de l’industrie du cannabis. « On ne va pas rater cette occasion, ça va être très grand. »

En janvier, le géant du tabac américain Philip Morris a investi 20 millions $ dans la société israélienne Syke, qui produit des inhalateurs de précision pour le cannabis médical. Dans le même temps, l’entreprise israélienne Eybna a annoncé qu’elle a isolé des composés organiques thérapeutiques à partir de la plante dépourvus d’ingrédients psychoactifs qui rendent son usage illégal.

Eretzaujourdhui.com
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https://fr.sputniknews.com/societe/201604071024027683-cannabis-usa-religieuses/
Ces religieuses qui cultivent et vendent du cannabis

SOCIÉTÉ

7.04.2016
Des religieuses américaines souhaitent relégaliser leur activité de production et de vente de produits à base de cannabis à des fins médicales.
Un groupe de bonnes s¦urs américaines formant la communauté Sisters of the Valley (Les S¦urs de la Vallée) cultivent du cannabis dans la localité de Merced, en Californie (Etats-Unis). Sur leur site internet, elles vendent des sprays, des pommades, ou encore de l’huile de cannabis.
S¦ur Kate et s¦ur Darcy n’appartiennent à aucun ordre, ni à aucune religion précise. L’une d’entre elles est connue pour avoir écrit un recueil de conseils sexuels pour les hommes. Elles affirment notamment respecter les cadeaux de Mère Nature. Les remèdes qu’elles préparent et commercialisent seraient préparés en harmonie avec les cycles de la Lune.
Cependant, leur « religion » entre parfois en contradiction avec la loi californienne. En effet, si la vente de marijuana est autorisée depuis 19 ans dans cet Etat américain, une loi votée l’année dernière a quelque peu changé la donne. A partir du 1er mars 2016, ce sont désormais les municipalités qui décident de légaliser ou non la « marijuana à usage médical », plusieurs d’entre elles ayant fait le choix de la prohiber. Selon le Guardian, une erreur serait à l’origine de cette mesure. Le texte de loi devrait être révisé, mais en attendant, l’activité des s¦urs s’avère illégale.
Ce qui a poussé les religieuses à rédiger une pétition qu’elles proposent à chacun de signer. Peut-être souhaitez-vous aussi soutenir les femmes qui veillent à la santé des hommes ?
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Kofi Annan appelle à la légalisation mondiale du cannabis


Kofi Annan appelle à la légalisation mondiale du cannabis
Publié le 26 fév. 2016

Un des obstacles majeurs à lalégalisation du cannabis en France est l’engagement de notre pays à respecter les traités sur les drogues des Nations Unies, notamment la Convention unique sur les stupéfiants de 1961 et la Convention de 1971 sur les substances psychotropes.

A l’approche de la 59ème session de la Commission des Stupéfiants des Nations Unies, les partisans d’une légalisation pourraient avoir trouvé un allié de poids en la personne de Kofi Annan. Dans un essai publié le 22 février dans le magazine allemand Der Spiegel, Kofi Annan, ancien Secrétaire Général des Nations Unies de 1997 à 2006, appelle à une légalisation massive du cannabis pour combattre le problème des abus de drogue et du trafic illégal.

Et Kofi Annan sait de quoi il parle : il était Secrétaire Général des Nations Unies lors de la dernière Commission des Stupéfiants des Nations Unies en 1998. Sa prise de position est donc à la fois un constat d’échec et une proposition pour aller de l’avant. Voici 5 points intéressants de son essai.
Les lois sur les drogues mettent plus en danger les citoyens que les drogues.

La répression et l’idéologie font plus de mal aux gens que les drogues selon Annan :

Les drogues sont dangereuses, mais les politiques actuelles sur les stupéfiants sont une menace plus grande car la répression est devenue une priorité sur les droits individuels et de santé. Il est temps de mettre la vie et la sécurité de chacun au coeur des lois. Une politique basé sur l’assentiment commun et les sentiments populaires peut devenir une recette pour des prescriptions erronées et des interventions malencontreuses. Nulle part, le divorce entre la rhétorique et la réalité n’est plus évident que dans la formulation des politiques globales sur les drogues, où trop souvent les émotions et l’idéologie ont prévalu sur les faits.

Annan illustre son point en soutenant que la prohibition du cannabis a souffert d’influences, tandis que les tentatives pour dissuader les abus d’opioïdes par l’incarcération ont échoué.

En regardant attentivement les Etats-Unis, nous savons maintenant que la légalisation de la consommation médicale de cannabis n’a pas, contrairement à ce que craignaient ses opposants, mené à une augmentation de l’usage chez les jeunes. En revanche, les morts d’overdoses d’héroïne ont triplé entre 2010 et 2013, alors que la loi et les peines encourues n’ont pas changé.
La guerre contre la drogue est une guerre contre les personnes

La prohibition a échoué à faire ce qu’elle était censée accomplir, selon Annan :

La prohibition a eu peu d’impact sur l’offre et la demande de drogues. Lorsque la répression fonctionne dans une zone, la production de drogue se déplace dans une autre région ou un autre pays, les trafics changent de route et les consommateurs changent de drogue. La prohibition n’a pas non plus réduit l’usage. Les études ont constamment échoué à établir l’existence d’un lien entre la sévérité des lois d’un pays et le niveau de consommation de drogue. La pénalisation massive et la répression des consommateurs de drogue, les prisons surpeuplées, signifient que la guerre contre la drogue est, à des degrés significatifs, une guerre contre les consommateurs, contre les personnes.
La prison est plus nocive que la consommation récréative de drogue

Annan fait valoir que l’incarcération empêche les gens d’accéder à un traitement, et ruine les vies de jeunes personnes:

La tendance dans plusieurs zones du monde à stigmatiser et incarcérer les consommateurs de drogue a empêché de nombreux consommateurs d’accéder à un traitement médical. Dans quels autres domaines de santé publique pénalise-t-on les patients qui ont besoin d’aide ? Les mesures punitives ont envoyé de nombreuses personnes en prison, où leur consommation de drogue s’est aggravée. Un casier judiciaire avec relevé de consommation de drogue chez une jeune personne peut être une plus grande menace pour leur bien-être que l’usage récréatif de drogue.
Il est temps de réviser les traités sur les drogues

Les traités sur les drogues ne remplissent pas les objectifs qu’ils s’étaient fixés, affirme Annan :

L’objectif d’origine des politiques sur les drogues, selon la Convention sur les Substances Psychotropes des Nations Unies, était de protéger la « santé et le bien-être de l’humanité ». Nous devons recentrer les politiques nationales et internationales sur cet objectif clé.

Pour ce faire, Annan appelle les pays à suivre 4 étapes fondamentales pour améliorer les lois sur les drogues (la 4ème va vous étonner !) :
1 – Dépénaliser les drogues récréatives : « La consommation de drogue est nocive et réduire sa nocivité doit être un sujet de santé et non de justice. Cela doit être couplé avec un renforcement des services de soins, notamment dans les pays peu développés ou en voie de développement »
2 – Se concentrer sur la réduction des risques, non la suppression des drogues : « Nous devons accepter qu’un monde sans drogue est une illusion. Nous devons en revanche nous concentrer et nous assurer que les drogues causent le moins de mal possible »
3 – Réguler et éduquer : « Nous devons regarder la régulation et l’éducation plutôt que la suppression des drogues, qui ne fonctionne pas. Les mesures prises avec succès pour réduire la consommation de tabac montrent ce qui peut être réalisé. C’est la réglementation et l’éducation, pas la menace de prison, qui a réduit le nombre de fumeurs dans beaucoup de pays »
4 – Légaliser le cannabis : « Les tendances initiales nous montrent que là où le cannabis a été légalisé, il n’y a pas eu d’explosion de la consommation de drogue ou de crimes liés à la drogue. La taille du marché noir a été réduite et des centaines de jeunes gens ont été épargnés d’avoir un casier judiciaire. Mais un marché régulé n’est pas un marché libre. Nous devons réfléchir avec précaution sur ce qui a besoin d’être régulé, et de ne pas l’être. Alors que la plupart de la consommation de cannabis est occasionnelle, modérée et non associée avec des problèmes significatifs, c’est néanmoins précisément à cause de ses risques potentiels qu’il a besoin d’être régulé »
Les Nations Unies peuvent prendre la tête d’un changement global ce printemps
Finalement, Annan appelle les leaders du monde entier à soutenir un changement mondial de la législation sur la drogue :

Cette année, entre le 19 et le 21 avril, l’Assemblée Générale des Nations Unies tiendra une session spéciale sur les drogues et le monde aura une chance d’amorcer un changement. Alors que nous approchons de cet événement, nous devons nous demander si notre politique tient la route. Plus spécifiquement, comment traiter ce que le Bureau des Drogues et du Crime a appelé des « conséquences inattendues » des politiques des 50 dernières années, qui ont aidé, entre autres choses, à créer un marché du crime organisé international qui aliment la violence la corruption et l’instabilité ?

L’occasion pour nous de rappeler qu’une équipe de Français se déplacera sur cet événement et a lancé une campagne de crowdfunding pour financer leur présence sur place.
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Autres

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http://www.editions-tredaniel.com/medi-cannabis-comment-jai-surmonte-mon-cancer-grace-au-cannabis-p-6481.html
Médi Cannabis, comment j’ai surmonté mon cancer grâce au cannabis
Auteur : Marie BORREL

Infos : 16 x 24 cm

Parution : octobre 2015

Editeur : GUY TRÉDANIEL ÉDITEUR

ISBN : 978-2-8132-0870-5

Prix Public : 16,00¤
Mars 2014 : j’apprends que j’ai un cancer des ganglions lymphatiques, une maladie de Hodgkin. C’est une maladie dont on guérit dans plus de 80 % des cas, mais au prix d’une chimiothérapie lourde et pénible.

Dès la première séance, je suis dévastée par les effets secondaires : vomissements, douleurs, insomnie… Les médicaments qui me sont prescrits pour neutraliser ces symptômes ne me font aucun effet.

C’est le cannabis qui va me permettre de traverser cette épreuve sans trop de difficultés. Sur moi, l’effet est presque magique : en quelques minutes, les nausées se calment, les douleurs refluent, je recommence à dormir.

Très vite, une question m’obsède : pourquoi refuse-t-on aux malades un traitement si simple et sans danger ?

Je me suis donc lancée dans une enquête. Après mon témoignage, je vous propose de faire connaissance avec cette plante utilisée pour soigner dans la plupart des sociétés traditionnelles. Puis je vous invite à un tour d’horizon des recherches scientifiques qui ont mis au jour des effets thérapeutiques inattendus, et des législations de pays plus ouverts que le nôtre.
Afin que chacun puisse se faire une opinion sur ce délicat sujet !
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https://www.facebook.com/events/232090147137308/
Colloque « Sativex® en France, une chance ou une perte de chance ? »
jeudi 24 mars

Faculté de Médecine Pierre et Marie Curie – Site Saint-Antoine 27 rue de Chaligny 75012 Paris
Face à la volonté affichée du Gouvernement français de permettre aux malades qui en relèvent d’avoir accès à des soins modernes dont disposent tous les patients européens depuis longtemps, la question se pose aujourd’hui : « y-aura-t-il en 2016 une issue au dossier Sativex® ? ».
Médicament composé de substances actives extraites du cannabis, Sativex® est indiqué dans le traitement des symptômes spastiques modérés à sévères de la sclérose en plaques. A ce jour, il n’a ni comparateur ni alternative thérapeutique dans le champ de son indication définie par son autorisation de mise sur le marché.
Lors de la délivrance de son autorisation officielle de mise sur le marché par l’ANSM le 8 janvier 2014, Madame la Ministre avait annoncé publiquement son arrivée prochaine en France. Malheureusement, la durée des procédures d’accès au marché ne permet pas d’y parvenir actuellement. Le temps dédié à un accès (ou pas) de Sativex® pour les patients français est à ce jour de 5 ans.
Ce médicament fait l’objet d’une forte pression médiatique et associative. Il est important qu’une décision aboutisse afin qu’un message apaisé puisse être communiqué à tous les acteurs, malades et professionnels, sur le débat actuel sur le cannabis thérapeutique.
nile, agence de conseil en affaires publiques dédiée aux acteurs de santé, organise avec le support institutionnel d’Almirall, un débat qui se tiendra à Paris le 24 mars, de 9h à 13h30, sur le thème :
« Sativex® en France, une chance ou une perte de chance ? »
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Sciences

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Applications thérapeutiques du cannabis (études)
https://www.mcgill.ca/newsroom/fr/channels/news/cannabis-medical-pour-traiter-la-douleur-chronique-255706
Cannabis médical pour traiter la douleur chronique

29/9/2015
Nouvelles

Une équipe de chercheurs canadiens dirigée par le Dr Mark Ware de l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (IR-CUSM), à Montréal, vient de compléter une étude multicentrique sur l’innocuité du cannabis médical chez les patients souffrant de douleur chronique. Les chercheurs ont découvert que des patients atteints de douleur chronique qui avaient consommé quotidiennement du cannabis pendant un an n’avaient pas expérimenté plus d’effets indésirables graves que ceux qui n’en avaient pas pris. L’étude, dont les résultats viennent d’être publiés en ligne dans The Journal of Pain, servira de référence pour les travaux futurs sur les effets secondaires du cannabis utilisé à des fins médicales pour gérer la douleur.
« C’est la première étude d’envergure sur l’innocuité à long terme de la consommation de cannabis chez les patients souffrant de douleur chronique. »
« Nous avons découvert que le cannabis médical semble avoir un profil d’innocuité avantageux lorsqu’il est utilisé par des patients qui sont considérés comme des consommateurs expérimentés et qui participent à un programme thérapeutique de douleur chronique sur une période d’un an », explique l’auteur principal, le Dr Mark Ware, spécialiste de la douleur à l’Hôpital général de Montréal du CUSM et professeur agrégé en médecine de famille et en anesthésie à l’Université McGill.

Dans le cadre de l’étude COMPASS (Cannabis for the management of pain: assessment of safety study), débutée en 2004, les chercheurs ont suivi 215 patients adultes souffrant de douleur chronique (non associée au cancer) qui prenaient du cannabis médical. Cette cohorte de patients a été comparée à un groupe témoin de 216 patients également atteints de douleur chronique qui ne consommaient pas de cannabis. L’étude a été réalisée dans sept centres qui possèdent une expertise en gestion de la douleur à travers le Canada (situés à Fredericton, Halifax, London, Montréal, Toronto et Vancouver).

Les consommateurs de cannabis avaient accès à du cannabis sous forme d’herbe contenant 12,5 % de THC provenant d’un producteur de cannabis autorisé. Les patients se procuraient le cannabis tous les mois à la pharmacie de l’hôpital des sites participants, après s’être soumis aux rendez-vous et aux tests nécessaires. Durant leur suivi, en plus de l’information sur les effets indésirables du cannabis, les participants ont dû passer des tests de la fonction pulmonaire et cognitive et ont été interrogés sur leur niveau de douleur, leur humeur et leur qualité de vie. Plusieurs participants se sont également soumis à une série complète d’analyses sanguines, incluant la biochimie de routine, la fonction hépatique et rénale et le taux de certaines hormones. Les patients ont consommé en moyenne 2,5 grammes de cannabis par jour sous la forme d’administration souhaitée (fumée, vaporisée ou ingérée) au cours de l’étude.
Meilleure tolérance à la douleur
« Nos données révèlent que les consommateurs quotidiens de cannabis ne couraient pas plus de risque de subir d’effets indésirables graves que les non-utilisateurs (groupe témoin), explique la Dre Aline Boulanger, l’une des co-auteurs de l’étude et directrice du Centre d’expertise de la douleur chronique au Centre Hospitalier de l’Université de Montréal. Nous n’avons trouvé aucune preuve d’effets indésirables sur les fonctions cognitives et pulmonaires ou dans les analyses sanguines des consommateurs de cannabis. À l’inverse, nous avons remarqué que les consommateurs de cannabis toléraient nettement mieux la douleur, présentaient moins de détresse à l’égard des symptômes et disaient avoir une meilleure humeur et une meilleure qualité de vie par rapport au groupe témoin. »
Cependant, les chercheurs ont remarqué une augmentation du risque d’effets indésirables sans gravité chez les consommateurs de cannabis médical, tels que des maux de tête, des nausées, des étourdissements, la somnolence et des problèmes respiratoires associés au tabagisme.

« Il est important de tenir compte des limites de l’étude, ajoute le Dr Ware. Les patients ont été recrutés sur une base volontaire, ils n’étaient pas sélectionnés au hasard et pour la plupart, ils consommaient déjà du cannabis à des fins médicales. Il semble donc que cette option thérapeutique soit relativement sécuritaire lorsqu’elle est utilisée par des personnes qui considèrent que ça les aide. Toutefois, nous ne pouvons pas tirer de conclusions hâtives quant à l’innocuité du cannabis chez les nouveaux utilisateurs. »
Au sujet de l’étude
Ces travaux de recherche ont été subventionnés par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC).

L’article Cannabis for the Management of Pain: Assessment of Safety Study (COMPASS) est disponible en ligne.

Les centres et cliniques qui ont été impliqués dans cette étude sont : l’Unité de gestion de la douleur Alan Edwards du CUSM et la Clinique antidouleur du Centre hospitalier de l’Université de Montréal – Hôtel-Dieu (Montréal, QC.); le Centre de recherche sur l’arthrite (Vancouver, C.-B.); le London Health Sciences Centre de London (London, ON.); le Centre de gestion de la douleur Wasser de l’Hôpital Mount Sinai (Toronto, ON.); le Centre de réadaptation Stan Cassidy (Fredericton, N.-B.); et le Centre des sciences de la santé Reine-Elizabeth II (Halifax, N.-É.).
L’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (IR-CUSM) est un centre de recherche de réputation mondiale dans le domaine des sciences biomédicales et de la santé. Établi à Montréal, au Canada, l’Institut, qui est affilié à la faculté de médecine de l’Université McGill, est l’organe de recherche du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) – dont le mandat consiste à se concentrer sur les soins complexes au sein de sa communauté. L’Institut compte plus de 500 chercheurs et plus de 1 200 étudiants qui se consacrent à divers secteurs de la recherche fondamentale, de la recherche clinique et de la recherche en santé évaluative au site Glen et à l’Hôpital général de Montréal du CUSM. Ses installations de recherche offrent un environnement multidisciplinaire dynamique qui favorise la collaboration entre chercheurs et tire profit des découvertes destinées à améliorer la santé des patients tout au long de leur vie. Plus de 1 600 projets de recherche et essais cliniques y sont menés chaque année. L’IR-CUSM est soutenu en partie par le Fonds de recherche du Québec – Santé (FRQS). www.ircusm.ca

Coordonnées

Contact:

Julie Robert

Organisation:

McGill University Health Centre
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Maladie de Crohn: une recherche dit que la marijuana entraîne une complète rémission de la maladie dans 45% des cas


Maladie de Crohn : une recherche dit que la marijuana entraîne une complète rémission de la maladie dans 45 % des cas
En France, conformément à la loi :

La définition réglementaire du médicament est la suivante (Art. L. 5111-1 du code de la santé publique) : « On entend par médicament toute substance ou composition présentée comme possédant des propriétés curatives ou préventives à l’égard des maladies humaines ou animales, ainsi que toute substance ou composition pouvant être utilisée chez l’homme ou chez l’animal ou pouvant leur être administrée, en vue d’établir un diagnostic médical ou de restaurer, corriger ou modifier leurs fonctions physiologiques en exerçant une action pharmacologique, immunologique ou métaboliqueŠ. Si avec l’ensemble de ses caractéristiques, un produit est susceptible de répondre à la fois à la définition du médicament prévue au premier alinéa et à celle d’autres catégories de produits régies par le droit communautaire ou national, il est, en cas de doute, considéré comme un médicament. »

Alors si de nouvelles études sont réalisées sur cette maladie et le cannabis, espérons que l’éventualité d’un tel traitement soit prise en compte.

Selon une nouvelle étude, le cannabis a la capacité de soulager la maladie de Crohn et pour 45 % des patients, il y a eu une rémission.

Cette étude a été réalisée sur 21 personnes atteintes cette maladie. La moitié ont reçu des cigarettes sans cannabinoïdes et l’autre moitié ont reçu des joints à fumer. Les joints contenaient 23 % de THC et 0,5 % de CBD. 45 % des personnes qui ont fumé des joints tous les jours pendant huit semaines ont connu une rémission complète de la maladie de Crohn.

Les autres ont signalé que les symptômes étaient environ deux fois moins importants. Ils ont pu manger et dormir avec moins de douleurs.

» Les sujets recevant du cannabis ont eu une amélioration de l’appétit et du sommeil, sans effets secondaires importants, » rapporte l’étude.

C’est la première fois qu’un essai réalisé avec un placebo a été mené sur le cannabis et la maladie de Crohn. Avec un peu de chance, d’autres suivront.

Une maladie que le cannabis peut guérir.

Source : La nouvelle étude

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23648372
Une autre étude en PDF

http://minervacanna.com/documents/ar11aug-01.pdf
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http://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/13760-Ados-fumer-du-cannabis-ne-rendrait-pas-moins-intelligent
Pas de baisse du QI

Ados : fumer du cannabis ne rendrait pas moins intelligent

par Julien Prioux

La consommation de cannabis chez les ados entraînerait un déclin du quotient intellectuel. Mais une étude sur les jumeaux suggère que le lien n’est pas aussi clair.
Eduardo Verdugo/AP/SIPA
Publié le 19.01.2016
Si vous avez grandi dans les années 80 ou 90, vous avez sûrement dû tomber sur des clips télé delivrant le message suivant : le cannabis rend bête. Au Etats-Unis, les candidats républicains, comme Donald Trump, font même de la lutte contre la consommation de cannabis un axe majeur de leur campagne.

Comme argument, ces détracteurs ressortent souvent une étude de l’Université Duke (Durham, Caroline du Nord) menée en 2012, qui a constaté qu’une consommation importante de marijuana durant l’adolescence et l’âge adulte est associée à une baisse du Quotient Intellectuel (QI).

Des résultats vivement critiqués par la communauté scientifique et à nouveau remis en cause dans une étude dévoilée ce mardi.
Pas de baisse des résultats scolaires

Dans ces nouveaux travaux publiés dans Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), des chercheurs américains ont analysé les données recueillies lors de deux études menées sur de grandes cohortes de jumeaux. Elles comprenaient en tout 3 066 participants à qui on a fait passer une batterie de tests d’intelligence (QI) entre 9-12 ans puis de nouveau entre 17-20 ans.  A chaque fois, ces scientifiques ont comparé un jumeau qui ne consommait pas de marijuana à son frère qui en consommait.

Résultat, peu importe la cohorte, l’étude aboutit à la même conclusion, expliquent les chercheurs. Ils n’ont trouvé aucune preuve que la consommation de marijuana chez les adolescents conduit à un déclin de l’intelligence et donc du QI.

Après ajustement avec une gamme de facteurs confondants (santé maternelle, santé mentale, prise d’autres substances), les chercheurs ont constaté que « la consommation de cannabis à l’âge de 15 ans n’entraîne pas de scores inférieurs de QI chez les adolescentes ou même de moins bonnes performances scolaires ».

Précisément, les consommateurs de marijuana ont perdu environ quatre points de QI au cours de l’étude, mais leurs frère et s¦ur jumeaux abstinents ont montré une tendance similaire de déclin !

« Ces résultats suggèrent qu’ici, la baisse de l’acuité mentale était due à autre chose que le cannabis », a indiqué Nicholas Jackson, principal auteur de l’étude et Pr à l’Université de Californie du Sud (Los Angeles). Nos données nous amènent à croire que cette baisse du QI serait liée à autre chose, présent dans l’environnement de ces jeunes, et qui conduit à une perte de matière grise », rajoute-t-il.

« La consommation de cannabis à des niveaux faibles ne constitue donc pas en soi un lien causal avec la déficience cognitive, ni avec des trajectoires de vie dégradées », conclut l’équipe.

Néanmoins, il faut tout de même souligner qu’une consommation importante de cannabis comporte, elle, des risques. Une récente étude réalisée par l’Université de Northwestern (Chicago) a montré par exemple qu’une consommation fréquente de cannabis pendant l’adolescence peut affecter la mémoire à l’âge adulte. Et dernièrement, la revue scientifique Addiction a fait le point sur 20 ans de littérature sur le cannabis. Les connaissances sur les risques dont on dispose sont ainsi de plus en plus précises (risques doublé d’accident de la route, etc.)
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http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18404144
Neuro Endocrinol Lett. 2008 Apr;29(2):192-200.

Clinical endocannabinoid deficiency (CECD): can this concept explain therapeutic benefits of cannabis in migraine, fibromyalgia, irritable bowel syndrome and other treatment-resistant conditions?

Russo EB1.

Author information
Abstract

OBJECTIVES:

This study examines the concept of clinical endocannabinoid deficiency (CECD), and the prospect that it could underlie the pathophysiology of migraine, fibromyalgia, irritable bowel syndrome, and other functional conditions alleviated by clinical cannabis.

METHODS:

Available literature was reviewed, and literature searches pursued via the National Library of Medicine database and other resources.

RESULTS:

Migraine has numerous relationships to endocannabinoid function. Anandamide (AEA) potentiates 5-HT1A and inhibits 5-HT2A receptors supporting therapeutic efficacy in acute and preventive migraine treatment. Cannabinoids also demonstrate dopamine-blocking and anti-inflammatory effects. AEA is tonically active in the periaqueductal gray matter, a migraine generator. THC modulates glutamatergic neurotransmission via NMDA receptors. Fibromyalgia is now conceived as a central sensitization state with secondary hyperalgesia. Cannabinoids have similarly demonstrated the ability to block spinal, peripheral and gastrointestinal mechanisms that promote pain in headache, fibromyalgia, IBS and related disorders. The past and potential clinical utility of cannabis-based medicines in their treatment is discussed, as are further suggestions for experimental investigation of CECD via CSF examination and neuro-imaging.

CONCLUSION:

Migraine, fibromyalgia, IBS and related conditions display common clinical, biochemical and pathophysiological patterns that suggest an underlying clinical endocannabinoid deficiency that may be suitably treated with cannabinoid medicines.

Republished from

Clinical endocannabinoid deficiency (CECD): can this concept explain therapeutic benefits of cannabis in migraine, fibromyalgia, irritable bowel syndrome and other treatment-resistant conditions? [Neuro Endocrinol Lett. 2004]

PMID: 18404144 [PubMed]
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http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23648372
Clin Gastroenterol Hepatol. 2013 Oct;11(10):1276-1280.e1. doi: 10.1016/j.cgh.2013.04.034. Epub 2013 May 4.

Cannabis induces a clinical response in patients with Crohn’s disease: a prospective placebo-controlled study.

Naftali T1, Bar-Lev Schleider L, Dotan I, Lansky EP, Sklerovsky Benjaminov F, Konikoff FM.

Author information
Abstract

BACKGROUND & AIMS:

The marijuana plant Cannabis sativa has been reported to produce beneficial effects for patients with inflammatory bowel diseases, but this has not been investigated in controlled trials. We performed a prospective trial to determine whether cannabis can induce remission in patients with Crohn’s disease.

METHODS:

We studied 21 patients (mean age, 40 ± 14 y; 13 men) with Crohn’s Disease Activity Index (CDAI) scores greater than 200 who did not respond to therapy with steroids, immunomodulators, or anti-tumor necrosis factor-? agents. Patients were assigned randomly to groups given cannabis, twice daily, in the form of cigarettes containing 115 mg of ?9-tetrahydrocannabinol (THC) or placebo containing cannabis flowers from which the THC had been extracted. Disease activity and laboratory tests were assessed during 8 weeks of treatment and 2 weeks thereafter.

RESULTS:

Complete remission (CDAI score, <150) was achieved by 5 of 11 subjects in the cannabis group (45%) and 1 of 10 in the placebo group (10%; P = .43). A clinical response (decrease in CDAI score of >100) was observed in 10 of 11 subjects in the cannabis group (90%; from 330 ± 105 to 152 ± 109) and 4 of 10 in the placebo group (40%; from 373 ± 94 to 306 ± 143; P = .028). Three patients in the cannabis group were weaned from steroid dependency. Subjects receiving cannabis reported improved appetite and sleep, with no significant side effects.

CONCLUSIONS:

Although the primary end point of the study (induction of remission) was not achieved, a short course (8 weeks) of THC-rich cannabis produced significant clinical, steroid-free benefits to 10 of 11 patients with active Crohn’s disease, compared with placebo, without side effects. Further studies, with larger patient groups and a nonsmoking mode of intake, are warranted. ClinicalTrials.gov, NCT01040910.

Copyright © 2013 AGA Institute. Published by Elsevier Inc. All rights reserved.

KEYWORDS:

C-reactive protein; CBD; CDAI; CRP; Cannabinoids; Crohn’s Disease; Crohn’s Disease Activity Index; Endocannabinoid; IBD; Inflammation; Inflammatory Bowel Disease; SF-36; Short-Form 36; THC; TNF; cannabidiol; inflammatory bowel disease; tumor necrosis factor; ?9-tetrahydrocannabinol

Comment in

Weeding out the facts: the reality about cannabis and Crohn’s disease. [Clin Gastroenterol Hepatol. 2014]

Reply: To PMID 23648372. [Clin Gastroenterol Hepatol. 2014]

The holistic effects of cannabis in Crohn’s disease. [Clin Gastroenterol Hepatol. 2014]

PMID: 23648372 [PubMed – indexed for MEDLINE]
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http://www.principesactifs.org/cannabis-and-schizophrenia/ et pdf à http://www.principesactifs.org/wp-content/uploads/2016/02/Cannabis-and-schizophrenia.pdf
Cannabis and schizophrenia
Rathbone1, Hannele Variend2, and Hetal Mehta3

1HEDS, ScHARR, The University of Sheffield, Sheffield, UK 2CRHT, Becklin Centre, Leeds, UK 3Lancashire Care NHS Trust, Guild Lodge, Preston, UK
Abstract Background-Many people with schizophrenia use cannabis and its effects on the illness are

unclear.

Objectives-To evaluate the effects of cannabis use on people with schizophrenia and schizophrenia-like illnesses.

Search methods-We searched the Cochrane Schizophrenia Group Trials Register (April 2007) which is based on regular searches of BIOSIS, CENTRAL, CINAHL, EMBASE, MEDLINE and PsycINFO.

Selection criteria-We included all randomised trials involving cannabinoids and people with schizophrenia or schizophrenia-like illnesses.
Data collection and analysis-We extracted data independently. For dichotomous data we calculated relative risks (RR) and their 95% confidence intervals (CI) on an intention-to-treat basis, based on a fixed effects model. We calculated the numbers needed to treat/harm (NNT/ NNH). For continuous data, we calculated weighted mean differences (WMD) again based on a fixed effects model.

Main results-We identified one randomised trial. No significant differences were found between the Cannabis and Psychosis Therapy (CAP) intervention group and the Psychoeducaton (PE) intervention for use of cannabis at three months assessment (n=47, RR 1.04 CI 0.6 to 1.7). BPRS-extended scale scores at three months assessment (n=47, WMD ?3.60 CI ?12.8 to 5.6) and nine months assessment (n=47, WMD 0.80 CI ?7.5 to 9.1) were non-significant between CAP and PE. We found no significant improvement in social functioning in the CAP group compared with PE (at 3 months, n=47, WMD ?0.80 CI ?10 to 8.4) and (at 9 months, n=47, WMD ?4.70 CI ?14.5 to 5.1).
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Autres

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http://www.sciencesetavenir.fr/sante/cerveau-et-psy/20151207.OBS0877/le-cannabis-serait-un-substitut-affectif.html
Le cannabis serait un substitut affectif

Par Rédacteur

Publié le 12-12-2015
Son principe actif, le THC, présente des similitudes avec l’hormone du lien social.
Le THC du cannabis emprunte les mêmes voies cérébrales que l’ocytocine. © YURI CORTEZ / AFP
Article extrait du mensuel Sciences et Avenir n°826 disponible en kiosque jusqu’au 1er janvier 2016.
Si fumer du cannabis est souvent perçu comme un moyen de faciliter les relations sociales ou de calmer l’anxiété, c’est peut-être en raison de son principe actif : le THC (tétrahydrocannabinol). Il emprunte en effet la même voie de signalisation dans le cerveau que celle de l’hormone du lien social et maternel, l’ocytocine, indiquent des chercheurs de l’université de Californie à Irvine (États-Unis). THC et ocytocine stimulent les mêmes récepteurs dans une région du cerveau responsable du sentiment de récompense. De plus, ont découvert les scientifiques américains, cette stimulation augmente, chez les souris, le plaisir à retrouver des congénères. Le cannabis serait donc un substitut des effets bénéfiques d’une reconnaissance sociale ou maternelle passant par la production d’ocytocine, en plus de son action déjà connue contre l’anxiété. Des médicaments produisant cette action sans les effets délétères de la drogue sont envisagés par les chercheurs, notamment pour soulager certains troubles psychiques.
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Les cannabinoïdes dans la prise en charge des patients sous anticancéreux et antiretroviraux : connaissances actuelles et perspectives d’avenir en France.


Les cannabinoïdes dans la prise en charge des patients sous anticancéreux et antirétroviraux : connaissances actuelles et perspectives d’avenir en France.

Publié le 8 mars 2016

Université de Lille 2 Faculté des Sciences Pharmaceutiques

Année Universitaire 2015/2016

et Biologiques de Lille

Soutenue publiquement le 10 décembre 2015 Par M. LUCAS Matthieu

THESE

POUR LE DIPLOME D’ETAT DE DOCTEUR EN PHARMACIE

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Thèse de Lucas Matthieu disponible ici :

http://www.principesactifs.org/wp-content/uploads/2016/03/These-Lucas-Matthieu.pdf
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https://www.alchimiaweb.com/blogfr/cannabis-contre-alzheimer/
Du cannabis contre la maladie d’Alzheimer ?
Qu’est ce que la maladie d’Alzheimer?

La maladie d’Alzheimer est une maladie dégénérative qui provoque la perte progressive et définitive des fonctions cérébrales, et notamment de la mémoire, chez les personnes âgées. Cette forme de démence touche environ 30 millions de seniors à travers le monde, un chiffre qui devrait doubler d’ici 20 ans à cause du vieillissement de la population dans les pays industrialisés. Alzheimer touche d’avantage les femmes que les hommes, notamment car elles vivent plus longtemps et que la prévalence de cette maladie augmente fortement en fonction de l’âge.
La maladie d’Alzheimer touche plus de 30 millions de personnes dans le monde

Aujourd’hui en France, plus de 900 000 patients souffrent actuellement de la maladie d’Alzheimer, et 225 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année. L’espérance de vie une fois la maladie déclarée varie beaucoup d’un patient à un autre (entre 3 et 20 ans), avec une moyenne de 8,5 années. Les associations de patients estiment qu’en 2020, un Français de plus de 65 ans sur 4 devrait être touché par la maladie d’Alzheimer. (Source: France Alzheimer)

Bien que certaines bonnes habitudes alimentaires, ainsi que le maintien d’une stimulation cérébrale régulière, puissent apporter une certaine action protectrice et préventive, il n’existe hélas à l’heure actuelle aucun traitement curatif efficace pour lutter contre la maladie d’Alzheimer une fois celle-ci déclarée.

Ces quelques années, de plus en plus de patients semblent toutefois avoir trouvé un traitement capable de retarder l’apparition des symptômes et de ralentir la progression de la maladie d’Alzheimer de façon naturelle et efficace : la plante de cannabis. Nous allons donc vous expliquer comment agissent les principes actifs de cette plante contre cette pathologie.
Le cannabis efficace contre la maladie d’Alzheimer (extrait de Weed 3) (STFR)

03:36

Cannabis France 2016
Comment agit le cannabis contre la maladie d’Alzheimer?

Les cannabinoïdes représentent une nouvelle piste thérapeutique intéressante pour prévenir ou retarder les symptômes de la maladie d’Alzheimer, car ils agissent de différentes manières contre cette pathologie :

en réduisant l’agrégation des plaques de peptides bêta-amyloïdes, le marqueur principal de la maladie d’Alzheimer, ainsi qu’en diminuant la phosphorylation des protéines Tau, un autre marqueur biologique de cette condition. (voir études 2,3,4,6,9,10)

en exerçant une action protectrice sur les neurones ; cela peut surprendre certaines personnes car de nombreux médias prohibitionnistes se plaisent à dire le contraire, mais les cannabinoïdes ne sont pas neurotoxiques (contrairement à l’alcool, la nicotine, et de nombreux médicaments) ; ils sont en fait neuro-protecteurs ! (voir études 2,3,4,6,7,8,9,11) Cette intéressante propriété est d’ailleurs en fait bien connue du gouvernement des États-Unis, qui a déposé en Octobre 2003 ce brevet US 6,630,507 protégeant l’utilisation des cannabinoïdes en tant qu’antioxydants et neuro-protecteurs.
Consommateur de cannabis thérapeutique

en stimulant la neurogenèse (la création de nouveaux neurones), notamment dans l’hippocampe. (voir études 2,4,6,7,9)

en réduisant l’inflammation des neurones, d’une part grâce aux propriétés anti-inflammatoires intrinsèques aux cannabinoïdes, mais aussi car ces derniers réduisent la production de cytokines et d’autres molécules pro-inflammatoires. (voir études 2,3,4,6,7,9,11)
Actions du cannabis contre la maladie d’Alzheimer

le THC est capable d’inhiber l’activité de l’enzyme acétylcholinestérase, afin d’améliorer la transmission cholinergique et ainsi ralentir la progression de la maladie. (voir études 2,4,5,6,9,10)

les cannabinoïdes optimisent également le fonctionnement des mitochondries, ces organites responsables de la production énergétique de chaque cellule, notamment en diminuant leur production de radicaux libres responsables du stress oxydatif. (voir études 2,3,4)

Enfin, au niveau comportemental, les cannabinoïdes permettent également d’améliorer l’humeur, l’appétit et le sommeil, tout en diminuant l’agitation, le stress et l’agressivité. Cette meilleure qualité de vie sera bien sûr appréciable par le patient, mais également par son entourage pour qui la maladie d’Alzheimer est également toujours très difficile à vivre.
Cultiver son propre médicament devrait être un droit humain fondamental dans le monde entier
Sous quelle forme utiliser du cannabis contre la maladie d’Alzheimer?

Le cannabis thérapeutique peut être utilisé sous différentes formes. Fumer les fleurs sous forme de joint (pur, sans tabac !!) représente évidemment le moins bon choix pour le système respiratoire, mais cela reste une façon simple et efficace de consommer le cannabis. Une bonne alternative consiste à vaporiser le cannabis, afin d’assimiler les principes actifs et aromatiques sans brûler la matière végétale, de manière beaucoup plus saine. Il est également possible de consommer le cannabis médical sous forme d’huile, de capsules, ou même en l’intégrant directement dans vos meilleures recettes de cuisine.
Le cannabis médical peut aussi être consommé sous forme d’huile (photo: drugpolicy.org)

Il n’existe hélas à l’heure actuelle aucun dosage recommandé concernant l’utilisation du cannabis contre la maladie d’Alzheimer. Ce sera donc à chaque patient de trouver son propre dosage, en commençant par une très petite dose, à augmenter progressivement en fonction des effets constatés. Il sera également important d’avertir le médecin qui suit le patient, notamment afin de vérifier avec lui les éventuelles incompatibilités avec son état de santé ou avec d’autres médicaments.

Comme les cannabinoïdes THC et CBD semblent d’après les études posséder des propriétés bénéfiques et complémentaires contre les symptômes de la maladie d’Alzheimer, un bon choix sera d’utiliser des variétés de cannabis contenant ces deux cannabinoïdes dans un ratio équilibré (1:1). Mais si le patient ne supporte pas du tout les effets psychoactifs du THC, la variété de cannabis CBD Therapy, qui n’en contient quasiment pas, sera alors plus adaptée.
Consommation de cannabis médical (photo: drugpolicy.org)
Études scientifiques de l’action des cannabinoïdes contre la maladie d’Alzheimer.

Pour les plus sceptiques mais aussi pour tous ceux qui souhaiteraient faire d’avantage de recherches sur ce sujet aussi complexe que passionnant, voici une liste de 11 publications scientifiques récentes sur l’utilisation des cannabinoïdes de la plante de cannabis contre la maladie d’Alzheimer :

1) Sécurité et efficacité de l’huile de cannabis médical sur les symptômes comportementaux et psychologiques de la démence : une étude pilote publiée dans le Journal of Alzheimer’s Disease, en Janvier 2016. La version complète de cette étude n’est pas encore disponible librement en PDF, mais la conclusion indique que l’huile de cannabis médical (riche en THC) est une option de traitement sûre et prometteuse pour les patients touchés par Alzheimer.

2) Le rôle de signalisation des endocannabinoïdes dans les mécanismes moléculaires de la neurodégénérescence en cas de maladie d’Alzheimer. Étude publiée dans le Journal of Alzheimer’s Disease en Août 2014.

3) Les effets thérapeutiques potentiels du THC contre la maladie d’Alzheimer. Publication du Journal of Alzheimer’s Disease, en Juillet 2014.
Effets bénéfiques des cannabinoïdes contre la maladie d’Alzheimer

4) Les cannabinoïdes pour le traitement de la maladie d’Alzheimer. Étude publiée dans la revue Frontiers in Pharmacology, en Mars 2014.

5) Les cibles multiples des cannabinoïdes, une nouvelle stratégie contre la maladie d’Alzheimer. Étude publiée dans la revue Current Alzheimer Research, en Mars 2013.

6) Le potentiel thérapeutique du système endocannabinoïde contre la maladie d’Alzheimer. Publié dans la revue Expert Opinion on Therapeutic Targets en Mars 2012.

7) Le Cannabidiol réduit l’inflammation neuronale et favorise la neurogenèse hippocampique. Étude publiée dans la revue PloS ONE en Décembre 2011.
Relations entre le système endocannabinoïde et la maladie d’Alzheimer

8) Le Cannabidiol et les autres cannabinoïdes réduisent l’activation microgliale in vitro et in vivo : intérêt pour la maladie d’Alzheimer. Publication de la revue Molecular Pharmacology, en Février 2011.

9) Atténuer la maladie d’Alzheimer avec les cannabinoïdes? Publié par le British Journal of Pharmacology en Septembre 2007.

10) Un lien moléculaire entre le composant actif du cannabis et la pathologie de la maladie d’Alzheimer. Étude publiée dans la revue Molecular Pharmaceutics en Novembre 2006.

11) Prévention de la pathologie de la maladie d’Alzheimer par les cannabinoïdes : neuroprotection par blocage de l’activation microgliale. Publication du Journal of Neuroscience, en Février 2005.

N’hésitez pas à faire tourner ces informations dans votre entourage, aux professionnels du monde médical, ainsi bien sûr qu’à tous ceux qui sont touchés de près ou de loin par la maladie d’Alzheimer.
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http://curebank.info/report-recreational-use-does-not-exist-all-cannabis-use-is-medicinal/
REPORT: RECREATIONAL USE DOES NOT EXIST ; ALL CANNABIS USE IS MEDICINAL

Posted on MARCH 6, 2016 7:18 AM by ADMIN
All cannabis use is for medicinal purposes-even those who use the plant recreationally-according to a recent report.

In American, perceptions of the drug cannabis-both for medicinal and recreational use- have steadily changed over the past few years. Back in 2012, Colorado became the first state to decriminalize possession and use of the drug. Since then, the trend has only continued to spread across the country.

Medical cannabis use is now legal in 23 states, and other states are expected to follow suit very soon. Mounting evidence supporting the medical benefits of using marijuana-the National Cancer Institute (NCI) confirmed that cannabis kills cancer cells back in August-has likely helped changed Americans’ attitudes towards the drug.
According to a number of polls, the majority of Americans support cannabis legalization, especially for medicinal use. However, those who have yet to be swayed by the mounting evidence and the change in public opinion, are continuing to make a firm stand in the fight against drugs.

Daniel Macris, owner of Halycon Organics, explains:

«  »Recreational cannabis use » is the most detrimental phrase our industry faces today.

Over half the U.S. population supports « recreational use » of cannabis. Unfortunately, those whose don’t support recreational use, oppose it vitriolically. « Recreational cannabis » is exactly what the opposition is fighting to prevent.

The flip side to this is that over 80 % of Americans support medical cannabis use and over 85 % support freedom in healthcare decisions. All of these statistics are trending upwards.

In the South, « recreational cannabis use » is a non-starter and a debate that cannot be empirically won. On the other hand, « medical cannabis use » is a debate we win. And we don’t need to manipulate our messaging to change the debate, we need only to correctly identify ‘medicinal use.' »

This argument is becoming strengthened by our increased understanding of the endocannabinoid system; emerging science of cannabinoids has revealed that a functional cannabinoid system is essential for our health.
In 2006, the National Institutes of Health reported:

« The recent identification of cannabinoid receptors and their endogenous lipid ligands has triggered an exponential growth of studies exploring the endocannabinoid system and its regulatory functions in health and diseaseŠ

In the past decade, the endocannabinoid system has been implicated in a growing number of physiological functions, both in the central and peripheral nervous systems and in peripheral organs. More importantly, modulating the activity of the endocannabinoid system turned out to hold therapeutic promise in a wide range of disparate diseases and pathological conditions, ranging from mood and anxiety disorders, movement disorders such as Parkinson’s and Huntington’s disease, neuropathic pain, multiple sclerosis and spinal cord injury, to cancer, atherosclerosis, myocardial infarction, stroke, hypertension, glaucoma, obesity/metabolic syndrome, and osteoporosis, to name just a few. »

As we have reported on numerous occasions, studies supporting the medicinal use of marijuana-particularly cancer, epilepsy, HIV/AIDS and glaucoma-center on « modulating the activity of the endocannabinoid system » as described by the National Institutes of Health.

Cannabis has been used as a medicine by numerous cultures worldwide for thousands of years; however, until recently-with the help of modern technology-the mechanics behind cannabis as a medicine has been virtually a mystery.

Science has allowed us to do some extraordinary things with this plant, for example by extracting non-psychoactive components of cannabis, such as cannabidiol, we are able to successfully treat debilitating conditions such as epileptic seizures. In addition, we are also able to find out which phytocannabinoids are the most beneficial to specific diseases, and determine exactly how much of the extract is needed.

As time goes on, more and more studies are supporting the claims of those who use cannabis as either a relief from certain conditions-depression, insomnia, anxiety being among them-or to stimulate creativity.

When interviewing a number of cannabis users, Macris found that each of them were using the drug to treat conditions that would have otherwise been treated with pharmaceuticals.

« It makes me relax, » « It helps me sleep, » « It calms me down, » « It helps me think, » « It helps my stomach calm down, » and it « It helps me talk to people, » are just some of the ways people have said cannabis helps them.

Unfortunately, due to their immense size, power and influence-particularly over government officials and those within the medical industry-pharmaceuticals companies are bombarding us with advertisements for manufactured pills that supposedly relieve symptoms of these same conditions.

Earlier this month, we reported that a study found that the harmful effects of antidepressants-and other pharmaceutical drugs-were not reported within the medical industry. As a result, the consumers of these drugs are not being informed of the true dangers linked with their regular prescription drugs.

This therefore begs the question: Why use dangerous prescription drugs that are being pushed on us by large pharmaceuticals when there is a much safer and natural alternative?

Well, in actual fact, many of us are now choosing cannabis over prescription drugs when treating our conditions. According to Macris, many of us are treating our conditions with cannabis without even realizing it.

« Recreational cannabis users are using cannabis for medical purposes, they just don’t realize it, » says Macris.

According to Macris, « recreational uses » should instead refer to themselves as « therapeutic users, » as this would be far more effective in the push to completely decriminalize cannabis. The term « recreation user » suggests that cannabis can be abused on the same level as alcohol or other drugs, which, as mentioned earlier, only supports the claims of those who stand firmly against cannabis use.

However, it should also be noted, that as the government can tax « recreational » use more than medicinal use, it will likely oppose these findings.
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This Article (Report: Recreational Use Does Not Exist; All Cannabis Use Is Medicinal ) is free and open source. You have permission to republish this article under a Creative Commons license with attribution to the author and AnonHQ.com.
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http://www.vice.com/read/how-and-why-your-brian-makes-its-own-cannabinoids
How (and Why) Your Brain Makes Its Own Cannabinoids

By David Bienenstock

February 29, 2016
The endocannabinoid system. Image by Alex Reyes

As you probably already know, unlike water, potatoes, and many top-selling pharmaceutical drugs, it’s virtually impossible to fatally overdose on marijuana.

What you might not realize, however, is that this remarkable attribute of weed stems from the fact that the human body actually produces its own « endogenous » cannabinoids (chemicals otherwise unique to the cannabis plant). These cannabinoids-whether formed in your brain or inhaled via a nice fat joint-fit neatly into a series of specialized receptors located throughout the human body, with their greatest concentration in the hippocampus (which regulates memory), the cerebral cortex (cognition), the cerebellum (motor coordination), the basal ganglia (movement), the hypothalamus (appetite), and the amygdala (emotions). Cannabinoid receptors are similarly found in « every animal species down to the sponge, » Dr. Donald Abrams, chief of hematology / oncology at San Francisco General Hospital and a leading medical marijuana researcher, told VICE’s Krishna Andavolu.

Dr. Abrams was speaking to Andavolu about cannabinoid receptors for the first episode of Weediquette, our show about all things weed on our new TV channel, VICELAND. The episode explores the potential therapeutic benefits of THC in children with serious illnesses. When compared to the side effects of other drugs commonly prescribed to kids with cancer, the decision of parents to administer large doses of highly-concentrated cannabis oil to their sick children seems to some the better choice.

First identified in the late 1980s, the so-called endocannabinoid system consists of CB1 receptors predominantly located in the nervous system, connective tissues, gonads, glands, and organs; and CB2 receptors, primarily found in the immune system and also present in the spleen, liver, heart, kidneys, bones, blood vessels, lymph cells, endocrine glands, and reproductive organs. These receptors can be stimulated and modulated by compounds called endocannabinoids that are produced naturally in the body, like anandamide (ananda is the Sanskrit word for bliss); by ingesting a set of closely-related botanically-based phytocannabinoids like tetrahydrocannabinol (THC), the cannabis plant’s best known and most psychoactive compound; or by ingesting synthetic cannabinoids produced in a laboratory. After binding to receptors in the body that fit them like a lock fits a key, these endo, phyto, and synthetic cannabinoids all produce a wide range of physiological effects, altering everything from blood pressure to pain response to memory to appetite to « consciousness. »

« The endogenous cannabinoid system, named after the plant that led to its discovery, is perhaps the most important physiologic system involved in establishing and maintaining human health, » Dr. Dustin Sulak, a leading practitioner of what some have dubbed cannabinopathic medicine, said during a lecture at the 2010 NORML convention. « In each tissue, the cannabinoid system performs different tasks, » he said. « But the goal is always the same: homeostasis, the maintenance of a stable internal environment despite fluctuations in the external environment. »
http://www.youtube.com/watch?v=vMZCq56tToc

‘Weediquette,’ episode 1, ‘Stoned Kids.’ Watch new episodes of ‘Weediquette’ Tuesdays at 11 PM EST on our shiny new TV channel, VICELAND.
Think of the endocannabinoid system as your body’s « root level » operating system-a kind of central processing unit that regulates and alters the functioning of many other important systems and keeps them in balance.

Martin Lee, author of Smoke Signals: A Social History of Marijuana, notes in his book that cannabinoid receptors are more abundant in the brain than any other type of neurotransmitter receptor and « function as subtle sensing devices, tiny vibrating scanners perpetually primed to pick up biochemical cues that flow through fluids surrounding each cell… When tickled by THC or its endogenous cousins, these receptors trigger a cascade of biochemical changes on a cellular level that puts the brakes on excessive physiological activity. Endocannabinoids are the only neurotransmitters that engage in such ‘retrograde signaling,’ a form of intracellular communication that inhibits immune response, reduces inflammation, relaxes musculature, lowers blood pressure, dilates bronchial passages, and normalizes overstimulated nerves. Retrograde signaling serves as an inhibitory feedback mechanism that tells other neurotransmitters to ‘cool it’ when they are firing too fast. »

The system’s discovery kickstarted a profound sea change in medical science’s understanding of neurological functioning. In a 2006 study published in Pharmacological Review, National Institute of Health researcher Pal Pacher, M.D., Ph.D explained the cognitive leap that took place.

« In the past decade, the endocannabinoid system has been implicated in a growing number of physiological functions, both in the central and peripheral nervous systems and in peripheral organs, » Dr. Palcher wrote. « Modulating the activity of the endocannabinoid system turned out to hold therapeutic promise in a wide range of disparate diseases and pathological conditions, ranging from mood and anxiety disorders, movement disorders such as Parkinson’s and Huntington’s disease, neuropathic pain, multiple sclerosis and spinal cord injury, to cancer, atherosclerosis, myocardial infarction, stroke, hypertension, glaucoma, obesity/metabolic syndrome, and osteoporosis, to name just a few. »

But what happens when you purposefully disrupt the body’s ability to stimulate the endocannabinoid system?

Things can go haywire, as discovered when Big Pharma tested Rimonabant, an anti-obesity drug designed to create a kind of « reverse munchies » by preventing cannabinoids (endo or phyto) from binding to CB1 and CB2 receptors. Those enrolled in a planned 33-month study of Rimonabant did report lower overall appetite when taking the drug, but they also demonstrated an increased risk of suicide so pronounced that the study was abandoned after little more than a year-and four suicides.

« Patients taking Rimonabant reported feeling severely depressed and having serious thoughts about committing suicide, » Psychology Today reported. « It was as though the patients had lost their ability to experience pleasure… [Which] tells neuroscientists that our endogenous marijuana system is normally involved, either directly or indirectly, in controlling our mood and allowing us to experience pleasure; antagonizing the actions of this chemical in the brain leads to depression with possibly dangerous consequences. »

For more information on the endocannabinoid system, and the parents testing cannabis as a treatment for pediatric cancer, check out « Stoned Kids, » the first episode of Weediquette airing tomorrow on VICELAND at 11 PM EST.

Watch all the first episodes of our shows now at VICELAND.com

Auteur: Philippe Sérié

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