Témoignage KShoo

Le chanvre, je l’ai croisé lors de mon adolescence, mais vraiment rencontré dans le monde du travail, à un peu plus de 20 ans. Dès lors, je l’ai adopté, ne consommant principalement à l’époque que du haschisch de plus ou moins bonne qualité.

Par la suite, à force de rencontres diverses, je fus amené à participer à la création d’une association œuvrant pour l’information alternative sur son usage récréatif. Ainsi, j’appris beaucoup d’autres choses sur cette plante et la longue tradition de sa culture depuis des millénaires, et notamment comme « médicament ». Je me disais alors qu’en étant atteint d’une pathologie, j’aurai peut-être enfin la possibilité d’en user tranquillement…

En 2000, j’arrêtais d’en fumer. N’étant pas amateur de tabac, cela ne me posa aucun problème. Il m’arriva ensuite d’en vaporiser, mais les contraintes imposées par le matériel d’alors limita mes ardeurs. Quelques infusions au lait de riz (surtout pas de vache !), agrémentaient parfois mes soirées.

Et puis… et puis un jour où je dû refaire mes lunettes, un examen révéla une pression intra-oculaire suffisamment importante pour que mon ophtalmologiste me prescrive un collyre. Pas vraiment branché par la prise à vie d’un médicament pas bien naturel, j’ai décidé de me remettre à la vaporisation, des pipes portables étant désormais disponibles sur le marché. Je n’en ai rien dit à ma docteur un peu trop coincée à mon goût.

A l’examen suivant, j’étais passé de 24/25 à 19 de pression en quelques prises la veille. Lui annonçant peu après que je ne prenais pas de collyre, elle me déclara sèchement que tant pis, je deviendrais aveugle !

Devant sa réaction, c’est vers un de ses confrères que je me suis tourné avec la volonté de lui annoncer mes intentions, l’invitant à me suivre dans mon auto-prescription.

Le gars n’y connaissait rien, mais était ouvert. Je lui ai expliqué alors qu’en ce qui concernait les effets secondaires, je parviendrai à les gérer étant donné mon expérience de cannabinophile.

Je me suis vite rendu compte qu’il n’en était rien. Il n’y a rien de commun entre le récréatif et le thérapeutique. Difficile donc de joindre l’utile à l’agréable. En l’occurrence, me retrouver raide toute la journée ne me convient pas, et avec la vaporisation, c’est cinq prises quotidiennes nécessaires.

Lors d’un nouvel examen, alors que je m’attendais à trouver une pression élevée étant donné que je n’avais pas vaporisé de la semaine, nous fûmes étonnamment surpris par le résultat. 17 à chaque œil. Trois jours plus tôt et deux soirées de suite, j’avais absorbé une infusion bien concentrée. Ceci expliquait cela. Il n’en fallait pas plus pour proposer à mon ophtalmologiste de me suivre sur une prise en infusion.

Au nouvel examen, j’étais à 18. L’infusion semblait un bon mode de consommation. Une petite tasse le soir avant d’aller au lit, l’ivresse se déroulant pendant le sommeil.

J’essaye la teinture mère à présent. Quelques gouttes, et pas d’ivresse… j’attends un nouvel examen pour voir ce que ça donne.

 

 

Auteur: netprauxprin

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