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Fondée par des patients, l’association a pour but de créer un réseau regroupant des personnes atteintes de maladies reconnues comme susceptibles de réagir favorablement à la prise de cannabis et en en faisant usage


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Vous êtes atteint d’une maladie et le cannabis vous apporte une solution thérapeutique , votre témoignage peut être utile pour le corps médical et contribuer à faire évoluer les mentalités concernant le cannabis médical.

Témoignage Simone

Je m’appelle Simone, j’ai 52 ans et eu une tumeur cancéreuse découverte sur mon sein gauche il y’a un an de ça. J’ai du subir une mastectomie, suivie d’une chimiothérapie.

J’ai connaissais les bienfaits du Cannabis à travers d’autres personnes malades qui m’avaient parlé du soulagement des douleurs, ainsi que l’effet positive sur le moral.

J’ai parlé de ça au oncologue, ainsi qu’aux médecins et infermières de l’hôpital de jour, ou j’étais suivie. Certains m’ont dit qu’ils étaient au courant, mais que ne pouvaient rien faire pour moi, vu que c’est illégal. J’ai discuté avec des médecins a propos de l’effet que ça me faisait en comparaison aux médicaments qu’ils me prescrivaient, et même ainsi, rien à faire. Uniquement la proposition d’augmenter les doses des médicaments chimiques.

J’ai eu la chance de pouvoir m’en procurer, et peux témoigner du soulagement physique et psychique que l’absorption du cannabis m’a procurée pendant tous les temps de la maladie. Plus de nausées, plus de mal, un appétit croissant, et un moral positif pour affronter cette épreuve, qui n’est pas facile.
J’ai une fille de 15 ans, et me devait de lui transmettre la force, le courage, et l’optimisme d’une guérison proche.

Aujourd’hui, à priori, tout va bien, et je veux pouvoir aider d’autres personnes souffrantes à pouvoir utiliser cette plante qui est très efficace, autorisée déjà dans plusieurs pays voisins, et qui reste tabou en France. Il est absurde de ne pas pouvoir choisir son traitement et de le faire légalement.

Témoignage Florence

Témoignage…

 

Je vais avoir 51 ans, j’ai une spondylartrite ankylosante déclarée depuis 2012. J’en souffre depuis 1997, après un accident de voiture dans lequel j’ai eu une vertèbre cervicale fracturée.

J’ai découvert le cannabis à l’âge de 20 ans avec des ami(e)s.

Alors que Je venais d’avoir 30 ans, j’ai eu un accident de voiture.

Trois mois d’immobilisation à domicile. Je vivais seule avec mes 2 filles de 9 et 11 ans à l’époque. Je ne voulais pas les laisser seules. C’est elles qui m’aidaient à faire ma toilette. Je n’ai eu qu’une seule prise en charge médicale pour me soulager et m’aider.

Mes ami(e)s venaient me rendre visite et j’ai rapidement constaté que le fait de consommer du cannabis me soulageait, m’aidait à dormir, me dispensait de prendre les médicaments agressifs pour mon estomac et qui m’empêchaient de m’alimenter normalement.

C’est à cette occasion que j’ai commencé à consommer quotidiennement ou presque du cannabis.

Je peux dire qu’au début, gérer ma consommation était assez difficile. Et les produits que je trouvais étaient souvent de très mauvaise qualité, alors que j’avais besoin de cannabis de très bonne qualité et adapté à mes symptômes.. J’ai vu de l’herbe coupée au verre pilée, du haschich avec une odeur épouvantable lorsqu’il était chauffé. Pour ne plus me faire avoir, je n’en avais pas les moyens financiers, je me suis intéressée à sa culture pour être sure d’avoir un cannabis de bonne qualité.

Toute ma famille (ou presque) était au courant de ma consommation, et à l’époque cela ne posait pas de problème.

Mais étonnement quelques années plus tard, suite à mon divorce, une partie de ma famille a jugé qu’une mère de famille, grand mère de surcroît, ne devait pas consommer de cannabis, ils avaient oublié que j’avais un usage thérapeutique. Il y a eu un témoignage contre moi dans ce sens. Cela a m’a beaucoup perturbé ainsi que mes enfants.

Si l’usage du cannabis thérapeutique était légalisé je n’aurais pas vécu tous ces problèmes qui ont été générateurs d’angoisses et de déprime alors que je suis déjà fragilisée par ma maladie.