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Fondée par des patients, l’association a pour but de créer un réseau regroupant des personnes atteintes de maladies reconnues comme susceptibles de réagir favorablement à la prise de cannabis et en en faisant usage


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Vous êtes atteint d’une maladie et le cannabis vous apporte une solution thérapeutique , votre témoignage peut être utile pour le corps médical et contribuer à faire évoluer les mentalités concernant le cannabis médical.

Témoignage David

Je suis atteint d’une maladie génétique qui se caractérise par une prise musculaire importante suivi de contractions et de crampes omniprésentes dès le moindre effort.

J’ai dû arrêter toutes mes passions (le sport à haut niveau) ainsi que le sport classique de base sans réellement savoir ce qui s’est passé, car les médecins, étaient, semble-t’il, démunis face à mes symptômes à l’époque.

En plus d’un problème physique, j’ai été élevé par un sportif reconnu, déclaré quelques années plus tard alcoolique et psychopathe qui a essayé de tuer plusieurs fois ses enfants par le biais de pression psychologique en plus de la violence physique répétées, au quotidien, à tel point que quelques années plus tard mon frère aîné s’est suicidé pour le fuir et le deuxième (moi) est parti travailler vers treize ans pour également fuir le quotidien.

N’étant ni suivi ni protégé, je me suis mis à fumer du shit pour trouver un échappatoire moral qui me permettait de supporter tout ça jusqu’à ce que l’on nous place sous sécurité policière.

Après cette enfance triste et douloureuse, j’ai rencontré un professeur reconnu qui a mis un nom sur mes problèmes musculaires et ma maladie  nommée « myopathie » non diagnostiqué par l’AFM en 2002.

J’ai suivi au pas la médecine et toute la médication traditionnelle qui devaient me permettre de supporter les douleurs chroniques mais aussi morales, mais mon corps s’est mis à me lâcher petit à petit.

Après de multiples interventions (biopsie, prélèvements divers, électromyographie etc…) j’ai du subir plusieurs opérations comme les vertèbres ou diverses hernies mal placées, jusqu’au jour où j’ai subi une intervention d’urgence à la colonne vertébrale pour une hernie qui coinçait la moelle épinière et qui m’a cloué en fauteuil roulant.

Etant donnée l’évolution de la dégradation de mon état général, j’ai décidé d’écouter un malade plutôt que les docteurs et prendre comme seul traitement du cannabis pur (et plus du tout de haschich) et d’arrêter les anti-douleurs, anti-contractants et opiacés.

Depuis que je me traite naturellement je n’ai plus de problèmes de type digestifs  répétés et d’ulcères me clouant au lit, en plus je sors de chez moi sur mes deux jambes, mais le plus important est que j’ai pu mettre un frein à mes crampes si atroces (2 séances de Kiné et ostéopathe par semaine, obligatoires, participent à me faire aller mieux ) ainsi que retrouver le repos grâce un peu de sommeil.

Donc, en clair, après tous ces examens,  la seule chose qui ressort de ma pathologie est un accroissement musculaire (augmentation des CPK 800 au lieu de 300 ainsi qu’un déséquilibre mental du a la violence du passé).

Je peux dire aujourd’hui avec certitude que le cannabis m’a sauvé la vie en me permettant de soulager mes maux et surtout en me permettant d’occulter toutes ces années de violence et aujourd’hui grâce à un suivi psychologique et la kinésithérapie  +  2 gr de cannabis par jour, j’ai enfin un semblant d’existence .

Maintenant mon problème est différent il concerne les bandits et la justice (3 fois cambriolé avec violence et 1 fois condamné).

Vu que la justice fait un peu comme elle veut et les voleurs sachant cela, je vis aujourd’hui isolé, à l’abri de tout regard mais malgré tout je retrouve cet état de stress (comme mon enfance) car je n’ai droit à aucune protection.

 Je remercie tout particulièrement « mère Nature » de m’avoir donné les moyens de me soulager et aussi Principes Actifs qui ont totalement compris l’intérêt de se regrouper afin de ne plus se sentir seul face a la difficulté de ce type de soins.

J’aime croire en la confiance que j’ai en l’esprit humain qui ne tardera sûrement pas a prendre en compte les bienfaits de la nature.

 

 

Témoignage Jean-Pierre

Je suis tombé raide dingue du cannabis au fur et à mesure que je découvrais ses multiples usages et j’ai cru à ses vertus thérapeutiques, non pas le jour de 1994 où j’ai croisé James Burton, un américain obligé de s’exiler à Amsterdam pour pouvoir se soigner d’un glaucome. Non ! J’y ai cru pour de vrai le jour où nous avons reçu au Circ, association dont j’étais le président, des appels au secours poignants de personnes qui avaient remplacé, parfois sur les conseils de leur médecin, des médicaments aux effets secondaires terribles par le cannabis, mais qui galéraient pour s’approvisionner.

Que le cannabis soit une plante médicinale, je n’en doute plus aujourd’hui, et ce bien avant que je chope un cancer, parce que lorsque tu fumes tous les jours depuis 40 ans, c’est pas pour faire jeun’s ou faire le malin, mais parce que le cannabis calme tes nerfs endoloris, t’aide à supporter le quotidien et te procure un plaisir à jamais renouvelé.

Je m’égare. A un moment où je ne m’y attendais vraiment pas – mais qui s’attend à « ça » – j’apprends donc que j’ai un cancer de la vessie, conséquence de mon tabagisme intensif, un cancer de grade trois, autant dire la grande classe !

Je le prends avec un calme teinté de fatalisme qui m’étonne et j’entreprends aussitôt une chimio de choc en quatre épisodes. Je perds mes cheveux que je rase illico, mais je ne perds pas l’appétit ce que j’attribue à ma consommation de cannabis. Le mieux, me dis-je, c’est de faire comme si de rien n’était, mais je n’aurais jamais dû revenir de l’hôpital en métro après ma quatrième injection.

Quelques jours plus tard, je me meurs. Je n’ai plus de défenses immunitaires et me retrouve à l’hôpital dans une chambre stérile avec des tuyaux partout et une conscience altérée. Oh Chic ! On me propose de la morphine pour supporter la douleur et planer avec les anges. Au lieu de ça, je cauchemarde, je confonds le jour et la nuit, des cauchemars qui s’estompent lorsque je renonce à la morphine et la remplace par un peu d’huile (merci l’ami) badigeonné en douce sur un sucre que je prends avant de m’endormir.

Remis tant bien que mal sur pied, ma tumeur ratiboisée par la chimio, le moment est venu d’enlever ma vessie et d’en rafistoler une autre avec un bout de mon intestin, une perspective que j’accepte avec le sourire… C’est pas banal une vessie en peau d’intestin, non ?

Quelques semaines plus tard (le 13 juillet 2013 pour être exact) me voilà de retour à la maison où m’attend ma compagne. Je suis en piteux état, je me traîne lamentablement et me souviens avoir monté les dix marches d’escaliers qui me sépare de mon appartement à quatre pattes.

L’amour de ma copine et le ciel immensément bleu, ma terrasse et ses plantes langoureuses ont sans doute contribué largement à mon rétablissement, mais mon cher cannabis, que ce soit sous sa forme naturelle ou en gélules, a lui aussi joué un grand rôle, ne serait-ce parce qu’il me met de bonne humeur et créé une distance ironique avec la réalité.

Après avoir été, un peu à l’insu de mon plein gré et même si j’assume pleinement, le chef de file de la légalisation du cannabis récréatif, me voilà simple militant au sein de Principes Actifs dont je partage, là aussi pleinement, la philosophie.

J’ai été amené à côtoyer nombre d’entre vous avant la création de Principes Actifs ou lors de la dernière assemblée générale. Ce qui m’a séduit à Principes Actifs, c’est bien évidemment l’engagement théorique et pratique des uns et des autres, mais aussi, et avant tout, la solidarité et le partage qui vous animent et qui désormais m’unit à vous.

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