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Fondée par des patients, l’association a pour but de créer un réseau regroupant des personnes atteintes de maladies reconnues comme susceptibles de réagir favorablement à la prise de cannabis et en en faisant usage


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Vous êtes atteint d’une maladie et le cannabis vous apporte une solution thérapeutique , votre témoignage peut être utile pour le corps médical et contribuer à faire évoluer les mentalités concernant le cannabis médical.

Témoignage Philippe

Je m’appelle Philippe, j’ai trente huit ans . J’ai commencé à fumer du cannabis à l’adolescence où j’ai eu une consommation récréative suivi d’une période d’abstinence de plusieurs années.

Il y a trois ans j’ai eu un grave accident de la route, avec traumatisme crânien, polytraumatisme du bassin, des jambes. J’ai passé un an à l’hôpital où j’ai pris des traitement lourds pour palier à toutes mes séquelles. Je me suis peu a peu sevré des médicaments qui traitaient : la spasticité de mes membres inférieurs (myolastan), mes douleurs chroniques (tramadol), mes terreurs nocturnes (laroxil) et mes angoisses (cymbalta) au profit du cannabis. Je comprends tout a fait que j’ai eu besoin des ces traitements mais qui étaient accompagnés d’effets secondaire très gênants. J’ai commencé à consommer du cannabis à l’hôpital où j’ai rencontré d’autres usagers soulageant leur douleurs, les effet de la radiothérapie , ou bien d’autres troubles .Je me suis peu à peu sevré des traitements médicamenteux au profit du cannabis qui est aussi efficace et dont les effets secondaires sont bien moins gênants.

Aujourd’hui je consomme du cannabis sous forme de vaporisation car en variant la température de vaporisation je peut affiner l’effet recherché et cela m’ a aussi permis de ne plus utiliser de tabac. Je sélectionne aussi les variétés (majoritairement Indica) pour leurs effets sédatifs et relaxants.

Je ne comprend pas pourquoi une plante que l’homme a utilisé depuis 5000 ans pour toutes ses vertus et aujourd’hui interdite (depuis même pas 60 ans ). A cause des lobbys et de sa classification au rang de drogue, les personnes se soignant avec cette plante sont considérées comme des criminels , je trouve cela complètement absurde.

Voir l’attestation médicale

Témoignage Valérie

TEMOIGNAGE

Valérie 56 ans, maman d’un jeune homme de 21 ans, j’ai appris ma séropositivité au VIH en 1985 et quelques années plus tard au VHC également. J’ai commencé mes traitements antirétroviraux en 1997 après un traitement de 18 mois pour une tuberculose ganglionnaire contractée lors d’un voyage au Vietnam en 1993. IL y a 20 ans après la naissance de mon fils, suite à une perte de la masse musculaire et graisseuse au niveau du visage et des membres inférieurs (lypoatrophies), et à une perte de l’appétit, ayant remarqué que lors de mon usage récréatif du cannabis celui ci m’ouvrait l’appétit, j’ai donc décidé de l’utiliser et ce vraiment dans une visée médicale pour m’ouvrir l’appétit, soulager mes douleurs neuropathiques induites par les différents traitements pris depuis 1993 et réduire mon anxiété (ce qui m’a aidé à retrouver un sommeil réparateur).

En 2012 j’apprends que j’ai un cancer de l’amygdale et un début de cancer anal du aussi à un virus, le HPV (papillomavirus). Compte tenu de ma pathologie VIH l’oncologue décide qu’elle ne me prescrirait pas de chimiothérapie mais uniquement de la radiothérapie après chirurgie et résection de l’amygdale et de la partie touchée au niveau anal. Tout le long de ma radiotherapie j’ai utilisé du cannabis et alors que le médecin m’avait dit que la dernière semaine je ne pourrais plus avaler suite aux brulures occasionnées par les rayons, je n’ai eu qu’un léger mal de gorge (je pense que le cannabis a joué son rôle et a fortement diminué les effets secondaires liés à la radiothérapie dont les brulures).

En ce qui concerne mon approvisionnement j’ai pendant longtemps fait de l’auto culture jusqu’à ce que je sois obligée de changer de logement et ne plus pouvoir faire pousser quelques plants pour mon usage personnel et médical. A cette période je me suis donc dirigée vers le marché noir.

En juin 2021 j’ai pu être incluse dans l’expérimentation française, après plus de huit rendez vous avec le médecin référent, nous avons réussi à trouver la posologie qui me convient et le même soulagement recherché au niveau de mes douleurs, de la prise d’appétit et du sommeil. (Sensiblement le même soulagement que quand je faisais pousser mes propres plants de cannabis, mis a part que dans le cadre de l’expérimentation c’est toujours la même variété de fleurs). Je suis soulagée d’avoir pu être incluse dans cette expérimentation d’un point de vue juridique, cependant je suis pour une légalisation de l’auto culture, les personnes pouvant ainsi cultiver les variétés qui conviennent le mieux à leurs pathologies.