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Fondée par des patients, l’association a pour but de créer un réseau regroupant des personnes atteintes de maladies reconnues comme susceptibles de réagir favorablement à la prise de cannabis et en en faisant usage


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Vous êtes atteint d’une maladie et le cannabis vous apporte une solution thérapeutique , votre témoignage peut être utile pour le corps médical et contribuer à faire évoluer les mentalités concernant le cannabis médical.

Témoignage Maximilien

Maximilien

Je souffre de troubles de l’anxiété depuis des années (insomnie, troubles de l’appétit, attaques panique, hypertension, tachycardie, montées d’angoisse avec difficultés respiratoires, douleurs au plexus).

 

Sous suivi médical, j’ai été sous traitement au Valium (Diazepam) pendant des mois, préalablement au Lexomil et à divers anti-dépresseurs qui ont été sans effet.

Seuls les myorelaxants comme le Diazepam ont réussi à me calmer, avec comme prix à payer l’effet secondaire d’accoutumance et la forte addiction aux benzodiazépines.

 

N’ayant jamais fumé de cannabis, après en avoir informé mon médecin, j’ai décidé d’essayer la vaporisation de cannabis à faible degré de chauffe, le soir avant le coucher, sur des variétés à dominance Indica, adaptées à la médication des angoisses.

 

J’utilise la vaporisation depuis maintenant un an. Voici les résultats concrets : plus d’hypertension (ma tension est passée de 12/17 à 8/12), plus de tachycardie (pouls de 180 à 90 bpm), plus d’insomnies, retour de l’appétit (+2 kg), plus d’attaques paniques ni de cauchemars qui provoquaient jusqu’alors plusieurs réveils chaque nuit. Et surtout, arrêt immédiat et sans phénomène de manque du Diazepam (j’étais sur une posologie de 20mg / jour).

J’ai regagné en qualité de vie, en équilibre psychique et me suis détaché des benzodiazépines.

Je suis chef d’entreprise et travailleur indépendant, ce nouveau traitement ne gêne en rien mes responsabilités, je ne dénote aucun effet secondaire.

Je suis ravi de découvrir l’existence de votre association et souhaite m’y investir pour que les traitements à base de cannabinoïdes puissent être élargis aux patients souffrants de troubles anxieux et de stress post-traumatiques.

 

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Témoignage Dominique

Dominique, 

je souffre depuis 2001 de la maladie de Crohn (sorte de cancer colorectal assez invalidant, chronique et incurable). Tout comme les 160 000 patients de France j’ai largement eu le temps de traverser maintes phases de la maladie en passant par tous les traitements disponibles (Remicade, Humira, Métronidazole, Ciprofloxacine etc.), sans oublier bien sûr un mode de vie et une alimentation abrogatoires.  C’est seulement à partir de 2013 que j’ai tenté une adjonction thérapeutique sous forme d’herbe de cannabis séchée et inhalée en vaporisateur. Depuis, fini la cortisone et les effets secondaires de nombreux médicaments. Je suis stabilisé à deux doses de Pentasa/jour et je revis… Hélas le parquet du TGI Dacquois m’a convoqué le 11 octobre 2019 pour « avoir de manière illicite fait usage d’herbe de cannabis issue de plants de cannabis, substance ou plante classée comme stupéfiant. » Thérapeutique ou non, aucune différence n’a été prise en compte dans la classification des deux petites plantes saisies dans mon jardin et d’un vaporisateur de salon confisqué à mon domicile. Les gendarmes m’ont aussi conseillé de signer volontairement la destruction des plantes et de l’appareil saisis. Ce que j’ai fait, et qui a permis de transformer les poursuites judiciaires en injonctions ADAVEM (justice de proximité).  Cette convocation ADAVEM devant le délégué du Procureur a été qualifiée : « Usage de stupéfiant délit d’un an d’emprisonnement et 3750 euros d’amende »La sanction a été prononcée :« Prise en charge pendant 6 mois dans une structure sanitaire avant le 30 avril 2020 ».

Rendez vous pris avec cette structure le 24 octobre, j’ai eu la surprise d’apprendre que ce sont des Educateurs Spécialisés en addictologie qui assurent cette prise en charge (pas de médecins).

Ne disposant que des options « criminalité » ou « toxicomanie » la justice a donc choisi la seconde, dans une perspective de soins. Et c’est exactement mon but : me soigner. Mais pas dans le sens où juges et éducateurs l’entendent !…

Aujourd’hui, sous le coup de toutes ces anxiétés, mon état de santé s’est aggravé :4 doses Pentasa/jour + 3 doses cortisone/jour + 3 doses d’antispasmodique/jour + hospitalisation le 28 octobre pour de nouvelles explorations sous anesthésie générale (coloscopie-endoscopie). Ma mobilité s’est également considérablement réduite. J’ai 64 ans et j’imaginais pouvoir continuer à obtenir un peu de soulagement dans les affres que la maladie inflige, mais la justice en a décidé autrement. Malgré les discours officiels et les soutiens médicaux, scientifiques où associatifs, la réalité est consternante. C’est pourquoi j’espère pouvoir partager cette expérience et que mon témoignage puisse modestement faire évoluer les mentalités, voire la législation.

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