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Fondée par des patients, l’association a pour but de créer un réseau regroupant des personnes atteintes de maladies reconnues comme susceptibles de réagir favorablement à la prise de cannabis et en en faisant usage


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Vous êtes atteint d’une maladie et le cannabis vous apporte une solution thérapeutique , votre témoignage peut être utile pour le corps médical et contribuer à faire évoluer les mentalités concernant le cannabis médical.

Témoignage Frédéric

Bonjour,

Je m’appelle Frédéric, papa d’une petite fille de 6 ans, j’ai 52 ans et souffre d’insuffisance rénale sévère depuis environ 10 ans avec une créatinemie à 19:ml/mn.

En premier lieu, j’ai fumé du cannabis dans un but purement récréatif, et ce depuis l’âge de 18 ans, j’ai ensuite arrêté sans aucun problème de sevrage pendant environ 10 à 12 ans, en changeant d’activité professionnelle, de vendeur produit brun en grande surface à musicien, puis arrangeur et ingénieur du son, j’ai doucement repris une consommation raisonnable.

Dans le cadre de ma maladie, le cannabis trouve sa place dans de multiples applications :

Reprise d’un cycle du sommeil normal

Appétit retrouvé

Douleur nocturne insupportable quasiment disparue (syndrome des jambes sans repos)

Disparition totale des migraines dues à la maladie (céphalée chronique)

Apaisement d’ordre général avec principalement le THC.

Je ne bois pas du tout d’alcool suite au diagnostique et cela sans problème particulier, je suis encore fumeur de tabac à rouler, avec filtre chanvre et papier chanvre pour le moment donc je continue à fumer le cannabis sous sa forme la plus standard, j’envisage sérieusement de vaporiser dans un futur proche.

Je milite activement pour la reconnaissance totale du cannabis à des fins médicales, ainsi que l’auto production afin de limiter le trafic de rue.

Je rédige ce témoignage dans l’espoir de pouvoir sortir de l’illégalité dans laquelle je vis au quotidien, avec le risque de voire mes efforts réduits à néant et mon « traitement » confisqué. Le statut d’illégalité dans lequel je suis amené à vivre au quotidien est psychologiquement lourd à porter en sus des symptômes liés à mes pathologies.

 

 

Témoignage Marie

Agée de 34 ans, je suis atteinte d’une pathologie orpheline d’origine génétique mais qui s’est développée lors de mes 23 ans.

J’ai dû subir 9 opérations de la moelle épinière, qui m’ont laissée avec un handicap à 80%.

Actuellement, je garde des douleurs très invalidantes post-opératoires qui viennent s’ajouter aux douleurs dues à la maladie. Je suis suivie en neurologie (bolus de cortisone) ainsi qu’en centre antidouleur.

Par ailleurs, je pratique régulièrement la sophrologie et l’auto hypnose, technique qui m’apporte un soulagement complémentaire et indispensable.

Cette forme d’aide, moins agressive me convient mieux. Grâce à ces pratiques quotidiennes, j’ai commencé à diminuer mon traitement antalgique très lourd (morphine sous-cutané, pompe durogésique, actiq).

Mais cette diminution aurait dû se faire avec l’introduction du Sativex, nouveau traitement antalgique (pour les SEP, ma pathologie rentre dans le protocole).

Ce traitement était interdit en France – AMM depuis peu, mais pas encore disponible -.

Sur les conseils de mes proches et de professionnels de santé, j’ai débuté une consommation de cannabis à doses réduites (le soir au coucher.)

Cet usage thérapeutique du cannabis a permis une petite diminution d’une partie de mes douleurs (neuropathiques) mais je n’ai pas encore trouvé la variété adaptée aux douleurs osseuses. Cependant, une amélioration importante de mon sommeil et de mon appétit s’est produite et cela est indispensable pour rester «  debout »moralement et physiquement !!

Voilà, je suis en colère d’être dans l’illégalité alors que je ne cherche qu’à me soigner. Pour essayer de vivre avec des douleurs supportables, je suis prête à tout tenter !!