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Fondée par des patients, l’association a pour but de créer un réseau regroupant des personnes atteintes de maladies reconnues comme susceptibles de réagir favorablement à la prise de cannabis et en en faisant usage


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Vous êtes atteint d’une maladie et le cannabis vous apporte une solution thérapeutique , votre témoignage peut être utile pour le corps médical et contribuer à faire évoluer les mentalités concernant le cannabis médical.

Témoignage Florence

Témoignage…

 

Je vais avoir 51 ans, j’ai une spondylartrite ankylosante déclarée depuis 2012. J’en souffre depuis 1997, après un accident de voiture dans lequel j’ai eu une vertèbre cervicale fracturée.

J’ai découvert le cannabis à l’âge de 20 ans avec des ami(e)s.

Alors que Je venais d’avoir 30 ans, j’ai eu un accident de voiture.

Trois mois d’immobilisation à domicile. Je vivais seule avec mes 2 filles de 9 et 11 ans à l’époque. Je ne voulais pas les laisser seules. C’est elles qui m’aidaient à faire ma toilette. Je n’ai eu qu’une seule prise en charge médicale pour me soulager et m’aider.

Mes ami(e)s venaient me rendre visite et j’ai rapidement constaté que le fait de consommer du cannabis me soulageait, m’aidait à dormir, me dispensait de prendre les médicaments agressifs pour mon estomac et qui m’empêchaient de m’alimenter normalement.

C’est à cette occasion que j’ai commencé à consommer quotidiennement ou presque du cannabis.

Je peux dire qu’au début, gérer ma consommation était assez difficile. Et les produits que je trouvais étaient souvent de très mauvaise qualité, alors que j’avais besoin de cannabis de très bonne qualité et adapté à mes symptômes.. J’ai vu de l’herbe coupée au verre pilée, du haschich avec une odeur épouvantable lorsqu’il était chauffé. Pour ne plus me faire avoir, je n’en avais pas les moyens financiers, je me suis intéressée à sa culture pour être sure d’avoir un cannabis de bonne qualité.

Toute ma famille (ou presque) était au courant de ma consommation, et à l’époque cela ne posait pas de problème.

Mais étonnement quelques années plus tard, suite à mon divorce, une partie de ma famille a jugé qu’une mère de famille, grand mère de surcroît, ne devait pas consommer de cannabis, ils avaient oublié que j’avais un usage thérapeutique. Il y a eu un témoignage contre moi dans ce sens. Cela a m’a beaucoup perturbé ainsi que mes enfants.

Si l’usage du cannabis thérapeutique était légalisé je n’aurais pas vécu tous ces problèmes qui ont été générateurs d’angoisses et de déprime alors que je suis déjà fragilisée par ma maladie.

Témoignage Julien

Julien

En 2016, l’année de mes 31 ans, ma famille et moi-même, tout particulièrement, avons subi un choc émotionnel suite à un drame familial (le décès de ma sœur aînée et ses deux enfants).

J’ai sombré dans la dépression, je ne mangeais plus, je ne dormais plus ou alors je faisais d’affreux cauchemars, je vivais reclus sur moi même en faisant des crises d’angoisses régulièrement.

Je me suis retourné vers le système médical (Psychiatre, Psychologue et Généraliste).

Á chaque fois les solutions qui m’ont été proposées étaient médicamenteuses :

antidépresseur plus anxiolytique et aucun de ces traitements n’a eu d’effet sur moi, il y a même certains jours où c’était pire qu’avant.

En 2017 après  une fracture du talon j’ai développé une algodystrophie évolutive me procurant de violentes douleurs chroniques de jour comme de nuit, m’empêchant de pouvoir marcher.

Cette maladie n’a, à ce jour, aucun traitement connu en-dehors du Tramadol, de la morphine et des antiépileptiques, les docteurs n’ont pas eu d’autres alternatives à me proposer.

C’est pour les deux raisons expliquées ci-dessus que j’ai décidé de me soigner avec du cannabis, et les effets positifs sont probants.

Je ne prends plus aucun médicament, j’ai retrouvé l’appétit, la joie de vivre, je dors mieux et surtout mes douleurs au pied sont minimes et ne me freinent plus pour marcher.

Le problème est que l’usage thérapeutique n’étant pas reconnu, comme des milliers de personnes, je suis donc obligé de me débrouiller seul et dans l’illégalité.