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Fondée par des patients, l’association a pour but de créer un réseau regroupant des personnes atteintes de maladies reconnues comme susceptibles de réagir favorablement à la prise de cannabis et en en faisant usage


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Vous êtes atteint d’une maladie et le cannabis vous apporte une solution thérapeutique , votre témoignage peut être utile pour le corps médical et contribuer à faire évoluer les mentalités concernant le cannabis médical.

Témoignage d’Olivier

Olivier, 42 ans, atteint d’une méralgie parasthésique à la cuisse droite due à de multiples traumatismes au niveau des nerfs, qui sont maintenant endommagés.

Cette méralgie se présente liée à une sciatique, par des maux de dos et des brûlures électriques au réveil, comme si on me réveillais avec des aiguilles à tricoter chauffées que l’on vous rentre dans les artères, ce qui au début me faisait penser que mes artères se bouchaient.

Enfin, pour cela j’ai normalement des anti-inflammatoires et décontractants musculaires.

Le cannabis m’aide au mieux dans mes douleurs, je ne prend pas de traitement quand les bonnes variétés sont présentes.

Je consomme depuis de nombreuses années, au début de manière récréative.

Il y a prés de 15 ans, Je me suis servi du cannabis pour arrêter les substitutions et ne pas revenir vers l’héroïne, avec du lait (appelé Bang : lait + cannabis sous sa forme naturelle), ainsi que du beurre (appelé beurre de Marrakech), très fortement dosé bien sûr.

Donc, quand j’ai eu des problèmes de douleurs aussi fortes que ce que me donnait la méralgie, j’ai tout de suite pensé au cannabis et ses vertus. Cela m’aide aussi à dormir car j’ai aussi des soucis à ce niveau là et cela m’évite les micros dépressions que la vie nous livre.

Bien sûr je me sers de variétés différentes car les propriétés médicinales changent de l’une à l’autre.

L’une m’aide à enlever mes douleurs, stimule mon appétit, rend mes nuits sans coupure.

L’autre me donne vitalité, chasse les idées noires qui nous amène à avoir le cafard, et , très important cela m’aide vraiment à contrôler mes pulsions vers des paradis artificiels, car depuis de longues années, je suis suivi par des médecins qui, eux-mêmes, constatent et vont dans mon sens sur ma consommation de cannabis pour ma santé et mon bien-être.

Aujourd’hui je tend à aller vers la vaporisation et l’ingestion choses, qui pour la santé, sont meilleures.

Témoignage Bruno

Je m’appelle Bruno et j’ai 55 ans.

A l’issue d’une dépression de l’enfance, j’ai été diagnostiqué hyperactif  à l’âge de 8 ans.

Mes parents travaillaient comme chercheurs et exploraient les pathologies mentales.

Ils ont assumé cette situation en faisant de moi un cobaye de l’Insidon© du Tofranil© et d’autres saloperies qui m’ont privées de mon enfance jusqu’à l’âge de 12 ans.

Étant curieux de nature,  à 13 ans , j’ai fumé pour la première fois et j’ai enfin eu l’impression de me poser, de me sentir là.

A l’issue de cette expérience, j’ai décidé d’arrêter tous les médicaments  et j’ai décidé que ce serait ma méthode de soins.

Devenu « roadie » en 1974 pour des pros , puis batteur dans un groupe de rock , j’ai enregistré mon premier album en 1981.

Par la suite, et devant l’impossibilité de vivre de la musique, j’ai passé un diplôme d’éducateur sportif en 1985 et après quelques années de pratique pédagogique, j’ai eu le dos pulvérisé en 1990  par un autre pratiquant qui m’a percuté pendant l’exercice de mon activité professionnelle.

Bilan 5 vertèbres écrasées , grill costal en miettes et séquelles dorsales irréversibles.

Pas de petite chaise, mais des douleurs résiduelles intenses et permanentes.

Suivent 3 opérations des deux épaules et une jambe gauche de plus en plus folle, à laquelle s’ ajoute une sciatique invalidante , un syndrome fémorau-cutané et un syndrome de Morton sous chacun des pieds.

Suite à cet accident, j’ai subi une période de décompensation psychique qui à vue le retour de la dépression .

Les douleurs physiques sont permanentes et si je n’avais pas traité mon moral et la douleur moi- même avec le cannabis, je serais actuellement dépendant à la  morphine, puisque je devrais avaler 40 mg de Sevredol© /jour

Comme j’ai été reconnu travailleur handicapé par la Cotorep en 2004, je suis  allé à l’université, car je n’ai pas fait d’études auparavant compte tenu de la puissance des médicaments consommés jusqu’à mes 13 ans.

En 2007, j’ai validé une Licence , les Masters 1 et 2 de ma discipline et mon  sujet de thèse à été accepté par L’École Doctorale de la fac en 2013.

Parallèlement, j’ai suivi des cours techniques le soir et j’ai validé 3 diplômes  techniques en relation avec la formation universitaire, soit 6 diplômes en quatre ans.

Comme vous pouvez le remarquer,  plus de 40 ans d’usage thérapeutique  quotidien de cannabis, afin de gérer la douleur et l’humeur, ne m’ont pas empêché de  faire et de valider tardivement des études.

Je tiens à préciser une chose très importante en ce qui me concerne, je n’utilise jamais de tabac et de papier à rouler , que je considère comme des  poisons dangereux.

Je préconise de consommer pur, à doses homéopathiques, au moyen de petites pipes ou de  vaporiseurs.

Je ne peux décemment pas mélanger un produit accélérateur du système  neuro végétatif comme le tabac à un produit modérateur comme le THC.

Personnellement  la combinaison des deux produits   me déstabilisent, produisant des réactions antagonistes du style : envie de se coucher et de partir en courant au même instant, sensation d’étouffement, sudations, tremblements, accélération du pouls, stress intrusif etc…

Bref , je ne recommande pas son utilisation couplée au tabac, comme à celle de l’alcool, d’ailleurs.

Merci aux personnes de Principes actifs qui m’ont ouvert les yeux sur la nécessité de se soigner et/ou se soulager en se débrouillant soi-même de façon à  ne pas  encourager le marché noir et la délinquance.