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Fondée par des patients, l’association a pour but de créer un réseau regroupant des personnes atteintes de maladies reconnues comme susceptibles de réagir favorablement à la prise de cannabis et en en faisant usage


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Vous êtes atteint d’une maladie et le cannabis vous apporte une solution thérapeutique , votre témoignage peut être utile pour le corps médical et contribuer à faire évoluer les mentalités concernant le cannabis médical.

Témoignage Béatrice

 Béatrice

Je suis née en 1961, après une enfance particulière et un parcours scolaire classique, bac littéraire et des études universitaires, philo et histoire, j’ai été très tôt contaminée par le SIDA, 1990 après une période de déni et une hospitalisation pour une toxoplasmose cérébrale, je me suis prise en main et j’ai accepté ma maladie et sa litanie de médicaments, jusqu’à plus de 50 par jour pour me sortir de là.

Dans la même période j’ai également eu des neuropathies périphérique aux deux pieds et jambes. Une douleur intense, lancinante et permanente.

Je connaissais le cannabis depuis le lycée certes, suite à un décès dans ma famille à 13 ans j’ai fais une anorexie alimentaire sévère, 8 mois d’hospitalisation, c’est après que j’ai commencé  à fumer. À bien y réfléchir ma petite consommation a déjà dû m’aider à cet époque.

C’est tout naturellement que je me suis à nouveau retournée vers le cannabis pour surmonter ma maladie, en 1995 je n’étais pas encore consciente du pourquoi du comment, juste que cela me faisait du bien, ça me permettait de manger en 1er lieu. Par la suite je me suis intéressée à ma maladie et au fil du temps je me suis vraiment rendu compte des bienfait de la plante, de façon empirique d’abord je me suis aperçue, outre le fait que j’avais de nouveau plaisir à me nourrir, que je n’avais plus besoin de « benzos » pour avoir le moral, plus d anti douleurs, plus de somnifères, plus de nausées, plus de douleurs abdominales, des douleurs neuropathiques largement allégées et plus simplement une qualité de vie acceptable. En 2012 j’ai été transplantée du rein, une vrai renaissance après 5 ans de dyalise et être passé par un traitement lourd pour soigner et guérir de mon Hépathite C, le cannabis a été un énorme soutien pour traverser cette période de traitement douloureux pour le psyché.

Toutes ces constatations ne se sont pas faites du jour au lendemain c’est certain, c’est aussi en parlant du cannabis avec mes médecins que nous avons fait des constats positifs sur mes pathologies.

Il s’avère que des études récentes sur le HIV et sur les transplantations m’ont données raison.

Le cannabis fait parti intégrante de ma pharmacie.

Voir l’attestation médicale

Témoignage Florence

Témoignage…

 

Je vais avoir 51 ans, j’ai une spondylartrite ankylosante déclarée depuis 2012. J’en souffre depuis 1997, après un accident de voiture dans lequel j’ai eu une vertèbre cervicale fracturée.

J’ai découvert le cannabis à l’âge de 20 ans avec des ami(e)s.

Alors que Je venais d’avoir 30 ans, j’ai eu un accident de voiture.

Trois mois d’immobilisation à domicile. Je vivais seule avec mes 2 filles de 9 et 11 ans à l’époque. Je ne voulais pas les laisser seules. C’est elles qui m’aidaient à faire ma toilette. Je n’ai eu qu’une seule prise en charge médicale pour me soulager et m’aider.

Mes ami(e)s venaient me rendre visite et j’ai rapidement constaté que le fait de consommer du cannabis me soulageait, m’aidait à dormir, me dispensait de prendre les médicaments agressifs pour mon estomac et qui m’empêchaient de m’alimenter normalement.

C’est à cette occasion que j’ai commencé à consommer quotidiennement ou presque du cannabis.

Je peux dire qu’au début, gérer ma consommation était assez difficile. Et les produits que je trouvais étaient souvent de très mauvaise qualité, alors que j’avais besoin de cannabis de très bonne qualité et adapté à mes symptômes.. J’ai vu de l’herbe coupée au verre pilée, du haschich avec une odeur épouvantable lorsqu’il était chauffé. Pour ne plus me faire avoir, je n’en avais pas les moyens financiers, je me suis intéressée à sa culture pour être sure d’avoir un cannabis de bonne qualité.

Toute ma famille (ou presque) était au courant de ma consommation, et à l’époque cela ne posait pas de problème.

Mais étonnement quelques années plus tard, suite à mon divorce, une partie de ma famille a jugé qu’une mère de famille, grand mère de surcroît, ne devait pas consommer de cannabis, ils avaient oublié que j’avais un usage thérapeutique. Il y a eu un témoignage contre moi dans ce sens. Cela a m’a beaucoup perturbé ainsi que mes enfants.

Si l’usage du cannabis thérapeutique était légalisé je n’aurais pas vécu tous ces problèmes qui ont été générateurs d’angoisses et de déprime alors que je suis déjà fragilisée par ma maladie.