Cannabis thérapeutique : « Un progrès indéniable » dit le responsable du centre de traitement anti-douleur du CHU d’Amiens

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Les autorités de santé comptent généraliser l’utilisation du cannabis thérapeutique d’ici la fin de l’année 2027. Le CHU d’Amiens l’a expérimenté avec son centre anti-douleur. Son responsable répond aux questions d’ICI Picardie ce lundi.

Autoriser le cannabis thérapeutique pour soulager les douleurs chroniques, les patients atteints de cancer ou d’épilepsie : les autorités de santé prévoient une mise en place d’ici la fin de l’année 2027. Quel regard portent les soignants sur cet usage ? Réponses d’Eric Serra, responsable du centre de traitement anti-douleur au CHU d’Amiens.

A l’image de ces Picards qui ont accepté de témoigner auprès d’ICI Picardiedes patients d’Eric Serra lui ont déjà confié consommer du cannabis pour soigner leurs douleurs. « C’est illégal, donc on informe les patients de cela, les risques qu’ils encourent, notamment à l’égard du permis de conduire. Je connais des gens qui ont perdu leur permis à cause de cela, et en même temps, que dire à quelqu’un qu’il trouve comme ça une source d’aide ? Il vaut mieux à la limite qu’il se confie à son médecin et qu’il puisse rester accompagné, plus dignement, avec plus de sécurité. »

“Un progrès”

Le CHU d’Amiens participe à l’expérimentation sur le cannabis thérapeutique depuis 2023, avec des résultats encourageants pour les malades mais pas seulement, souligne Eric Serra : « Une telle expérimentation permet de poser l’efficacité, certes, mais surtout les capacités de notre système médical à prescrire, puis à délivrer de telles substances en toute sécurité. C’est un progrès indéniablement.« 

La consommation de cannabis va rester pénalisée, tandis que son usage médical promet d’être très encadré. « Cette contradiction existe avec tous les médicaments explique Eric Serra qui dit n’avoir aucun préjugé sur l’utilisation du cannabisCela va arriver pour certains prescripteurs, pour certaines personnes du service de soins, ici ou là, un médecin, un infirmier ou un pharmacien auront quelques inquiétudes parce que les effets secondaires leur apparaîtront d’abord. En première ligne, les citoyens eux-mêmes, quand on leur propose un tel traitement, nombre de citoyens hésitent. (…) Il y a là, chez certains patients, l’opportunité d’une amélioration thérapeutique, il faut s’en saisir, » plaide-t-il.

Source: https://www.francebleu.fr/emissions/l-invite-de-la-redaction-ici-picardie/eric-serra-responsable-du-centre-de-traitement-anti-douleur-du-chu-d-amiens-4773740

Publié le 02/03/2026

Auteur: Principes Actifs 1

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