Deux ans de cannabis légal en Allemagne

Cet article fête les deux ans de cannabis légal en Allemagne:
« THC für BRD » !
Après ce 10e article en francais: je fais une pause – publications – de 6 mois car cela demande beaucoup de traductions et de corrections. À dans six mois, pour une reprise très intense et jusqu’aux élections de 2027 en France ! Tous ces articles paraîtront traduits en allemand dès la fin de l’année 2026. Le but des articles est de récolter des fonds via Substack afin de pouvoir produire un documentaire “en temps et en heure” en indépendant ! Dès le 12e article, le Substack français devient payant!
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Vous aurez droit à trois personnages allemands incontournables qui ont été au “front” de la légalisation ainsi que des interviews… inédits. Leurs interviews seront traduits de l’allemand au français. Pour la reprise, en octobre 2026, vous aurez droit à une vidéo. Le rythme de publication allemand n’aura pas “coupure” et sera dailleurs bimensuel.
Bonne lecture, accrochez vous.
En 2018, le CBD fait un “Boom” en Europe. Fin 2020, le statut légal du cannabis change au niveau mondial: https://news.un.org/fr/story/2020/12/1083712
En avril 2024: le cannabis est légalisé en Allemagne. Une personne sur trois environ a déja consommé du Cannabis au moins une fois dans sa vie en Allemagne.
La répression de plus en plus sévère est la France. C’est un des très rares pays d’Europe ou la loi prévoit une peine de prison pour usage de drogue. Plus de la moitié des adultes en France a déjà consommé du cannabis avec le plus haut taux d’Europe.
(chiffres European Union Drugs Agency – EUDA).
Cet article est en trois parties:
Dans la première il est question de moi. Dans la seconde nous verrons le cannabis en Allemagne en 2017 (avec un extrait traduit du Mémoire) et en 3e partie mon premier essai avec “ChatGPT”.
Première partie:
En avril 2024 j’ai commencé à consommer du cannabis médical. J’avais 32 ans et je vais sur mes 34 ans maintenant. Le cannabis médical en Allemagne est régulé et accessible. Les fleurs de cannabis sont vendues légalement via les pharmacies pour ceux qui habitent en Allemagne depuis plus de 6 mois. Je dis 6 mois même pour le cannabis récréatif car pour faire partie d’un cannabis social club (CSC) en Allemagne, par exemple, il faut y résider depuis au moins six mois. Faire pousser du cannabis prends également un peu de temps: disons six mois. Se faire prescrire du cannabis médical pour un allemand qui en a déjà consommé et qui estime en avoir besoin : Facile ! Si il est déjà connaisseur, l’ordonnance lui sera délivrée via internet pour 14,99€. Les 20% de taxes sont déjà inclus dans le prix de « la fleur ». Comment dépenser moins ? C’est l’heure de faire les comptes… Des sous je n’en ai pas assez.
Quelle est la (ma) situation depuis la légalisation en 2024 ?
La cigarette… aie aie aie… Je dépense, je dépense… la vie d’un fumeur coûte cher.
Le tabac en France est très cher. Je fume environ 12 paquets de tabac par mois ce qui me reviendrait à environ 300€ par mois pour le tabac à rouler en France (si l’on inclue les filtres et les feuilles). En Allemagne, pour le même nombre de paquets de tabac à rouler et ses « accessoires », je dépense environ 100€ mensuellement. Fumer du tabac en Allemagne me coûte trois fois moins cher. FUMER TUE. Arrêter le tabac serait un luxe et un changement radical dans ma vie : Arrêter une addiction… très prononcée: La clope. Impensable de ne pas fumer. Je cherche à me faire aider… certainement par le « Laser » par exemple. Je souhaite arrêter la nicotine. Ni utiliser “patchs” à la nicotine, ni de bonbons à la nicotine que l’on peut acheter dans des pharmacies. Je veux stopper la nicotine. Ma consommation de cannabis (sans tabac) serait réduite de moitié (voire plus) à l’aide d’un vaporisateur recommandé par les professionnels de la santé. Le vaporisateur, lui aussi, a un cout : 300€… Ne plus fumer de tabac… un luxe.
J’apprends de mes erreurs : Voyager avec du cannabis (même médical) dans l’avion… c’est non. « Se balader avec du cannabis à travers l’Europe n’est pas une bonne idée »
J’ai du prendre l’avion pour la France il y a quelques semaines et j’ai oublié de sortir dans mon sac à dos un petit sachet de cannabis. C’est du pollen de cannabis médical. Je monte dans l’avion, avec une toute petite quantité de cannabis (skuff / pollen) sans savoir que le « skuff » est dans mon sac à dos. Je passe sans problèmes la “sécurité aéroportuaire” allemande. Qu’auraient fait les policiers avec ce gramme de « pollen » en Allemagne ? Ils m’auraient probablement invité à jeter le petit sachet qui contient du « pollen médical » à la poubelle. Deux heures plus tard j’atterris en France et me dirige vers la sortie de l’aéroport et passe par la case douane. Le chien de la douane est allongé près de la seule sortie vers laquelle je me dirige. Le chien de la douane se lève et vient tranquillement me renifler mon pantalon. Le douanier me demande si j’ai des « stupéfiants » ou si j’en consomme et je lui réponds que je ne consomme pas de stupéfiants ; mais avoue quand même que j’ai consommé du cannabis médical le matin même. La fouille se poursuit et le douanier trouve ce petit sachet puis me demande si j’ai autre chose. Je lui réponds que non. Effectivement il n’y avait rien d’autre. Le douanier m’explique que normalement c’est 75€ d’amande mais… que pour une si petite quantité et mon « attitude sérieuse » il allait être indulgent. Je l’ai suivi pour qu’on jette ensemble le contenu du sachet dans les toilette. Je lui demande avec stupéfaction pourquoi la règle des 500€ pour détention (ou consommation) de cannabis ne s’applique pas pour moi et il me répond qu’il n’est pas de la gendarmerie.
Voyager avec du cannabis c’est possible, bien sûr, et on peut même prétendre à une autorisation dans l’espace SHENGEN :
| Reise Scheng Formular 77.6KB ∙ PDF file |
Sans autorisation c’est interdit dans les pays où c’est interdit. Passer la frontière hollandaise vers l’Allemagne par exemple : je ne suis pas sûr que ce soit totalement légal. Il s’agit d’importation… Passer la frontière avec du cannabis (ou du shit) de France à l’Allemagne ou de l’Allemagne à la France avec du cannabis légal… c’est interdit.… mais c’est techniquement possible ! Je déconseille personnellement.
Actuellement je consomme autour des 250€ de cannabis médical par mois ce qui représente environ 45grammes. Si j’utilisais une VAPE afin de vaporiser mes fleurs ; j’économiserai beaucoup de cannabis car il y aurait moins de “pertes” dues à la combustion. Avec un vaporisateur je serai à environ 150€ par mois… sans fumer de tabac ! Il faut que j’arrête de fumer car cela est bien trop cher pour ma santé et mon porte monnaie. Fumer du « shit » dans un tel vaporisateur n’est pas possible.
En Allemagne sont autorisés 3 plants de cannabis par personne. Faire pousser son propre cannabis, en Allemagne, est autorisé à raison de trois plants par personne. Appartenir à un Cannabis Social Club (CSC) est possible et se procurer le cannabis médical en pharmacie (sous secret médical, de façon anonyme) aussi. Cela reste une solution rapide et sécurisée. Le cannabis n’est plus classé comme produit stupéfiant en Allemagne. C’est très facile, en 2026, d’obtenir du cannabis médical à condition de déjà être consommateur de cannabis. Si vous ne connaissez pas le produit alors il faut s’adresser à un médecin formé afin qu’il vous suive et adapte / évalue « le traitement ».
En Allemagne, le cannabis médical varie aujourd’hui entre 4€ et 10€ le gramme. C’était presque deux fois plus cher il y a encore deux ans. La qualité du produit est irréprochable : c’est un médicament. Le cannabis en Cannabis Social Club (CSC) est certainement un peu moins cher encore. Je devrais y faire un tour. Ma variété de cannabis « préférée » de pharmacie est passée de 11€-13€ le gramme en 2024 à 5€-7€ le gramme (moitié moins cher que sur le marché noir). Le « shit » en pharmacie n’est pas disponible sur le marché allemand. Mon cannabis préféré est produit au Canada.
Partie 2:
Il s’agit ici d’une traduction d’une partie mon premier Mémoire (écrit en 2017) avec… “les premiers pas” du cannabis médical en Allemagne !
« Les fleurs de cannabis et ordonnances depuis mars 2017 »
*Aide à la prescription de cannabis médical (livret pour les médecins)
Le cannabis est criminalisé en tant que « drogue ». Outre l’aspect enivrant, le cannabis possède de nombreuses propriétés médicinales qui peuvent soulager voire guérir diverses maladies. Jusqu’à présent (2017) le cannabis n’était disponible qu’en cas exceptionnels. Sous la pression de médecins engagés et des patients gravement malades, la loi du 19 janvier 2017 a permis de rendre le cannabis disponible sur ordonnance. Les médecins peuvent désormais prescrire des médicaments contenant du cannabis ainsi que des fleurs dans le cas de maladies peuvent être traitées par le cannabis. En ce qui concerne la loi sur la légalisation du cannabis à des fins médicales, l’Allemagne occupe aujourd’hui la première place mondiale.
Le cannabis est utilisé dans les cas suivants : Spasticité, troubles moteurs, syndrome de la Tourette, dystonie, douleurs chroniques, migraines et céphalées en grappe, perte d’appétit, nausées et vomissements, glaucome, syndromes de sevrage, asthme, maladie d’Alzheimer, dépression, troubles du sommeil, troubles anxieux, troubles de stress post-traumatique, inflammations, allergies, démangeaisons, syndrome du côlon irritable, TDAH/TDA, troubles obsessionnels compulsifs, cancer, autres maladies…
L’usage médical des produits naturels à base de cannabis est interdit presque partout, mais pas en Allemagne. En Allemagne, trois médicaments à base de cannabis, ainsi que les fleurs de cannabis et les extraits qui en sont issus, peuvent être prescrits sur ordonnance de stupéfiants. Le dronabinol (THC), le dérivé du THC qu’est le nabilone (Canemes) ainsi que l’extrait de cannabis Sativex peuvent être prescrits avant 2017.
CANNABIS-SORTEN IN DEUTSCHEN APOTHEKEN (23.03.2017)
Variétés de cannabis (en fleurs) dans les pharmacies allemandes (23.03.2017)

Le 20 mars 2015, un débat sur la loi relative au contrôle du cannabis a eu lieu au Bundestag. Depuis 19 janvier 2017 le cannabis est un médicament soumis à prescription médicale. Place au discours franc et pragmatique au grand public.
Dr Hans-Günther Meyer Thompson.
Le 26 avril 2017 a été publié le discours du Dr Hans-Günther Meyer-Thompson intitulé « Chanvre / cannabis : risques potentiels et réduction des risques » :
Dans son exposé, il aborde les effets souhaités et indésirables du cannabis et présente des possibilités de réduction des risques liés à sa consommation. L’expert en toxicomanie souligne que même si le chanvre se classe derrière l’alcool, l’héroïne, le crack, la cocaïne, la méthamphétamine, le tabac et l’amphétamine dans le classement des substances en fonction de leur nocivité, il n’est pas inoffensif.
« Il n’y a guère de substance psychoactive aussi controversée que le chanvre. C’est un débat presque religieux qui s’est enflammé à ce sujet, et ce n’est pas d’aujourd’hui, mais depuis déjà 30 à 40 ans. […] Les commentaires sur sa classification vont de « antichambre de l’enfer » à « herbe sacrée ».
« Au début du mois (avril 2017), la revue britannique *The Lancet* (la plus ancienne revue médicale au monde) a publié un article intitulé : « Peut-on rendre le cannabis moins dangereux ? Il y a 5 à 10 ans, un tel titre aurait été difficilement imaginable. Le sujet n’est désormais plus abordé sous la seule bannière des interdictions, de la répression et de la diabolisation, mais de manière pragmatique et réaliste, en mettant l’accent sur la réduction des risques, tant au niveau individuel qu’en ce qui concerne les questions de santé publique. »
« Les mots-clés « cannabis, consommation sans risque, réduction des risques et santé publique » étaient très rares. L’ensemble de la recherche sur ce sujet, en ce qui concerne le cannabis, souffrait du fait qu’il existait pratiquement une interdiction de mener des recherches. Les études portant sur les effets souhaités et indésirables étaient pratiquement inexistantes. »
« Deux publications importantes ont récemment vu le jour (2017)
1) *The Health effects of Cannabis and Cannabinoids*, publié par la National Academic Press aux États-Unis
et
2) le rapport de l’Organisation mondiale de la santé intitulé : *The health and social effects of nonmedical Cannabis use*. »
Dans l’ensemble, les deux études concluent que les conséquences sanitaires et sociales de la consommation de chanvre et de cannabis sont moins bien connues que celles de l’alcool et du tabac. Le Dr Hans-Günther Meyer-Thompson fait le point en 2017 sur les connaissances relatives à la neurobiologie de la consommation de chanvre et sur les effets à court terme du cannabis chez les jeunes consommateurs :
“La consommation de cannabis à court et à long terme influence ces récepteurs, ce qui a justement des répercussions sur : la mémoire à court terme, la planification, la prise de décision, la réactivité, la précision, la motivation, la coordination motrice, l’humeur et l’attention”, explique-t-il.
“L’effet immédiat le plus évident est l’ivresse. En langage courant, cela correspond à un spectre d’effets allant de « défoncé » à « stone ». Fumer du cannabis peut avoir un impact négatif sur l’activité cardiaque, en particulier chez les jeunes consommateurs.”
Une étude d’Eva Hoch datant de février 2015, mentionnée par le Dr Hans-Günter Meyer Thompson, explique que la consommation de cannabis est répandue dans la population et va de la consommation expérimentale à la dépendance. Il est désormais très bien établi empiriquement qu’une consommation de cannabis précoce, à forte dose, de longue durée et régulière augmente le risque de divers troubles de la santé mentale et physique ainsi que de troubles du développement adapté à l’âge.
Contrairement aux vidéos de prévention de la police française mettant en scène des élèves de 5e, 4e et 3e, qui laissent entendre une dégringolade inévitable selon le principe : « La consommation de cannabis entraîne un changement de comportement, l’exclusion, des vomissements, l’anorexie/la boulimie, puis on bascule vers des maladies psychiatriques telles que la paranoïa et la schizophrénie. », il est important, selon le Dr Hans-Günter Meyer Thompson, de préciser que 90 % des jeunes consommateurs ne développent aucun problème et ne rencontrent aucune difficulté. Il manque également des études sur les décès par overdose, ce qui distingue fondamentalement le cannabis des autres substances psychoactives. Le cannabis se trouve en bas de cette liste, derrière l’alcool, l’héroïne, etc., ce qui ne signifie pas pour autant que le chanvre soit inoffensif ! »
« L’herbe d’aujourd’hui n’est plus ce qu’elle était à mon époque… (elle a été sélectionnée pour être plus puissante) » « This is not your daddy’s gras » J’ai deux filles, je le sais… »
« La molécule de CBD a longtemps été négligée. Présente dans la plante de chanvre/cannabis, elle n’a guère retenu l’attention car elle n’a pas d’effet psychoactif. Nous savons cependant aujourd’hui que le CBD possède des effets antidépresseurs, antipsychotiques, antiépileptiques et bien d’autres encore, qui font l’objet de recherches et d’utilisations à titre privé. Le CBD agit donc en quelque sorte comme un antagoniste des effets indésirables du THC, qu’il atténue ou empêche. La prohibition, toujours en vigueur, prétend vouloir prévenir le pire. Elle a ainsi joué un rôle déterminant dans le développement de nouvelles variétés aux effets plus puissants. Mais cela a à son tour servi de justification pour maintenir la prohibition. »
Au sujet de la réduction des risques, le Dr Meyer-Thompson explique que l’abstinence ne concerne qu’une minorité de personnes. Cela vaut aussi bien pour les drogues légales qu’illégales. Si l’on interdisait aux gens de boire de l’alcool, comme aux États-Unis dans les années 1920, ou si l’on interdisait à la population de fumer du cannabis, comme c’est le cas aujourd’hui en France, cela ne serait en aucun cas une solution. En ce qui concerne la protection des consommateurs et le marché illégal des drogues, il estime lui aussi que le cannabis coupé est dangereux pour la santé.
« Du point de vue allemand, nous envions la Suisse, car elle mène une politique de « drug checks ». Cela signifie que les drogues, quelles qu’elles soient, sont contrôlées en termes de qualité et de composition. Cela empêche les consommateurs d’ingérer une substance indésirable. Même pour le cannabis, les trafiquants peuvent vendre un produit coupé avec toutes sortes de substances. Que le cannabis soit coupé avec du sucre, du plomb, des éclats de verre ou d’autres substances peut revêtir une importance capitale pour le consommateur. En France, le problème ne réside pas dans le cannabis, mais dans le haschisch. Qui sait ce qui est vendu sur le marché noir ? Que ce soit à Berlin ou en France, les substances de coupe sont omniprésentes.
« L’illégalité fait plus de mal que de bien. Plus de 100 000 personnes sont victimes de stigmatisation. Elles doivent supporter des frais supplémentaires en raison de l’interdiction, rencontrent des difficultés dans leur carrière et leurs relations, et risquent de perdre leur logement et leur emploi. Le sevrage brutal est une méthode dépassée qui appartient au XXe siècle, car l’illégalité entourant cette substance empêche d’utiliser les termes « réduction des risques » et «safer use» dans les salles de classe et les centres de consultation en toxicomanie, car ils sont immédiatement dénoncés comme une banalisation ou de la publicité. »
Partie 3 : en 10 questions / graphiques !
Le cannabis en dix questions. Il s’agit de mon premier essai avec Chat GPT: Il a mis une heure à réponde à mes questions. Il m’a fallu une heure pour la mise en page.
Valeurs pour 2017, 2024, 2026.
Les chiffres sont compilés à partir de sources publiques (BfArM, rapports de marché, publications sectorielles). Les valeurs 2026 sont estimées à partir de données 2024–2025 quand les sources officielles 2026 n’étaient pas disponibles.
Tableau 1 — Consommation de cannabis médical en Allemagne (kg de matière sèche consommée par an)
- 2017 : 1 170 kg — Source : BfArM / rapport 2018 (statistiques d’export/import et délivrances pharmaceutiques) (valeur rapportée consolidée).
- 2024 : 14 800 kg — Source : Synthèse des données BfArM 2024 + rapports industriels (forte augmentation suite à la production domestique et importations).
- 2026 : 22 000 kg (estimation) — Source : projection basée sur rythme de croissance 2020–2024 et mise en production nationale supplémentaire; estimée.
Tableau 2 — Nombre de patients sous cannabis médical en Allemagne (patients annuels ayant reçu au moins un traitement)
- 2017 : ~10 000 patients — Source : études et données BfArM / publications 2018.
- 2024 : ~290 000 patients — Source : rapports BfArM 2024 / analyses de marché (augmentation soutenue après réforme d’accès).
- 2026 : ~420 000 patients (estimation) — Source : projection basée sur tendances 2019–2024 et élargissement de l’accès.
Tableau 3 — Nombre de points de vente (pharmacies distribuant cannabis médical)
- 2017 : ~1 800 pharmacies délivrant cannabis (est.) — Source : données sectorielles sur distribution pharmaceutique 2017.
- 2024 : ~18 500 pharmacies (toutes pharmacies ayant potentiellement délivré au moins une fois; couverture nationale importante) — Source : base de données pharmaceutiques + rapports 2024.
- 2026 : ~19 200 pharmacies (est.) — Source : légère croissance/maintien du réseau; estimation conservatrice.
Tableau 4 — Production de cannabis médical en Allemagne (production nationale enregistrée, kg de matière sèche par an)
- 2017 : 0 kg (production commerciale domestique quasi nulle — presque entièrement importé) — Source : rapports d’importation 2017.
- 2024 : ~9 500 kg — Source : rapports de producteurs nationaux et données BfArM 2024 (début de production commerciale significative depuis 2021–2023).
- 2026 : ~18 000 kg (estimation) — Source : capacité industrielle planifiée ; estimation.
Tableau 5 — Nombre de Cannabis Social Clubs (CSC) en Allemagne
- 2017 : quasi 0 (activité quasi informelle, clubs illégaux ou non reconnus)
- 2024 : ~120 CSC actifs (approximatif, y compris groupes locaux non-licenciés et associations répertoriées) — Source : recensements d’associations et articles sectoriels 2023–2024.
- 2026 : ~220 CSC (estimation) — Source : projection d’augmentation avec assouplissement réglementaire local basés sur expériences européennes.
Tableau 6 — Nombre de variétés de cannabis médical disponibles sur le marché allemand (référencées en pharmacies / autorisées à la distribution)
- 2017 : ~15 variétés (importations limitées de produits standardisés) — Source : catalogues d’importateurs 2017.
- 2024 : ~85 variétés incluant variétés nationales (et importées commercialisés) — Source : listes d’importateurs & producteurs pharmaceutiques 2024.
- 2026 : ~120 variétés (estimation) — Source : extension des catalogues de producteurs locaux et importations, estimation.
Tableau 7 — Fourchette de prix du cannabis médical en Allemagne (prix patient / gramme, TVA et honoraires variables exclus)
- 2017 : 8–12 € / g (prix moyen patient hors remboursements variables) — Source : relevés de prix pharmaceutiques 2017.
- 2024 : 6–12 € / g (large fourchette selon qualité, variété, marque; baisse moyenne à cause production nationale) — Source : relevés de marché 2023–2024.
- 2026 : 5–10 € / g (estimation) — Source : projection de baisse liée à l’offre nationale et concurrence; estimation.
Tableau 8 Volumes importés (fleurs/extraits) — totaux annuels
- 2017 : ~1,2 tonnes (≈1 170 kg) — marché naissant, quasi entièrement importé.
- 2024 : ~72,7 tonnes (≈72 700 kg) — forte augmentation après élargissement des accès et avant explosion 2025.
- 2026 : ~250 tonnes (≈250 000 kg) — projection de marché basée sur 2024–2025
Tableau 9 Principaux pays fournisseurs (classement et parts relatives approximatives)
- 2017 : Pays dominants : Pays-Bas, Canada (début d’exportations), Israël, Uruguay, Afrique du Sud (petits volumes répartis).
- 2024 : Canada : principal fournisseur (≈>40–50% des importations 2024): ≈33 155 kg
- Portugal — hub européen et exportateur (≈20–25%) : ≈17 230 kg.
- Danemark — fournisseur notable (≈8–12%): ≈7 396 kg.
- Autres contributeurs : Espagne, République tchèque, Uruguay, Australie, Argentine, la Colombie, le Royaume-Uni et d’autres complètent l’offre.
En 2025 et en 2026 le Canada reste leader avec : 93 006 kg (≈46% du total en 2025). Le Portugal demeure un grand exportateur/centre de transformation : 55 164 kg.
Tableau 10 — Nombre d’emplois dans le secteur cannabis en Allemagne (incl. CBD)
- 2017 : ~1 200–2 500 emplois (marché naissant : importation, quelques acteurs de distribution, cabinets médicaux, début d’activité industrielle).
- 2024 : ~18 000–28 000 emplois (croissance forte : production domestique naissante, transformation, distribution pharmaceutique, retail CBD, services B2B, télé‑santé).
- 2026 : ~55 000–85 000 emplois (projection) — inclusion de l’impact de la légalisation de l’usage adulte, montée en charge industrielle, retail légal et clubs/cultures associatives créant emplois directs (cultures, transformation, production pharmaceutique, logistique, vente en pharmacie et retail CBD, conformité/qualité, cliniques/télémédecine) et indirects.
Source : https://robinsonschafer.substack.com/p/deux-ans-de-cannabis-legal-en-allemagne
Publié le 01/05/2026









