Allemagne : rêves de fleurs brisés aux frais de la caisse d’assurance maladie

Fin juillet, le législateur a retiré les fleurs de cannabis du catalogue légal des services d’assurance maladie– sans réglementation transitoire. Une patiente concernée a voulu se défendre contre cela devant le tribunal, mais a échoué avec une demande urgente devant le SG Francfort-sur-le-Main.

La SG Francfort-sur-le-Main a rejeté la demande de protection juridique provisoire d’une patiente, par laquelle elle souhaitait obliger sa compagnie d’assurance maladie à continuer de rembourser les frais des fleurs de cannabis. Depuis l’entrée en vigueur de la loi statutaire sur la stabilisation du taux de cotisation à l’assurance maladie le 30 juillet, les fleurs séchées ne sont plus remboursables par l’assurance maladie légale. Le législateur n’a pas créé de règlement transitoire pour les thérapies en cours (Résolution de 21.08.2026 – S 14 KR 409/26 ER).

La femme souffre d’une grave maladie neurologique depuis plusieurs années et est traitée avec des fleurs de cannabis depuis environ trois ans. La thérapie standard ne lui est pas accessible, elle ne peut tolérer les médicaments finis contenant du cannabis, a-t-elle fait valoir devant le tribunal. Comme elle ne reçoit que des services de base, elle n’a pas les moyens de l’acheter pour son propre compte pour 8,50 euros le gramme. Fin juillet, elle a demandé à sa compagnie d’assurance maladie de continuer à payer les soins et a déposé quelques jours plus tard une demande urgente auprès du SG.

Le législateur peut choisir Leistungskatalog

La 14e chambre du SG a rejeté la requête comme irrecevable. Avec la nouvelle version de § 31 Para. 6 SGB V les fleurs séchées ont été retirées de l’obligation de soins. Le législateur est libre de déterminer l’étendue des prestations légales d’assurance maladie en fonction de la situation budgétaire. La justification de la loi cite des économies possibles s’élevant à des millions, le risque accru de dépendance lors de l’inhalation de fleurs de cannabis au cours d’un traitement à long terme et les fluctuations de la teneur en principe actif de ce produit naturel comme arguments en faveur de sa suppression. Les médicaments finis et les recettes sont généralement préférables car ils ont une teneur en principes actifs standardisée plus élevée.

Après un examen sommaire, le tribunal a estimé que cette suppression ne violait ni le droit de la femme à l’autodétermination ni le droit à l’intégrité physique. Ces droits fondamentaux n’entraînent aucune réclamation contre la compagnie d’assurance maladie pour financer certains services de santé. Les caisses légales d’assurance maladie ne sont pas constitutionnellement tenues de fournir tous les moyens disponibles pour maintenir la santé. L’interdiction de discrimination à l’égard des personnes handicapées ne s’applique pas non plus si le législateur supprime des services du catalogue en raison de ressources limitées.

Aucune menace pour l’Erkrankung

La Cour a également conclu qu’il n’existait aucun droit constitutionnel direct à ces prestations. De telles réclamations ne sont autorisées que dans des cas exceptionnels, dans des situations d’urgence impliquant des maladies potentiellement mortelles ou des maladies ayant une issue fatale prévisible. Une pression temporelle importante et l’absence de traitement standard reconnu sont typiques. Dans ce cas, la maladie de la femme est grave, mais ne met pas sa vie en danger. Il reste une nouvelle tentative de thérapie avec des médicaments finis contenant du cannabis.

La décision prise vendredi dernier n’est pas encore juridiquement contraignante. Il s’agira probablement de l’une des premières décisions urgentes visant à mettre fin aux proliférations de cannabis en tant que prestation d’assurance maladie, mais probablement pas la dernière, car environ 65 000 patients de l’assurance maladie sont touchés par cette perte.

Source : https://www.beck-aktuell.de/heute-im-recht/rechtsprechung/sg-frankfurt-s14kr40926er-uebernahme-kosten-cannabisblueten-gkv-2026-08-25

Publié le 25/08/2026

Auteur: Principes Actifs 1

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