Conduite par des consommateurs fréquents de cannabis ‘le matin après la dernière consommation de cannabis fumé : une étude observationnelle sur simulateur de conduite

Abstract

Contexte

Il est bien établi que le cannabis peut affecter la conduite automobile dans les heures qui suivent la consommation de cannabis, mais la durée exacte de ces effets et la relation avec les concentrations de delta-9-tétrahydrocannabinol (THC) dans le sang et le liquide buccal restent à déterminer.

Méthodes

Les consommateurs fréquents (≥ 4 fois par semaine) de cannabis fumé conduisaient un simulateur le lendemain (12 à 15 heures) de la dernière consommation de cannabis fumé ; un groupe témoin de non-consommateurs de cannabis appariés en fonction de l’âge et du sexe a également été inclus. Les concentrations de THC, de cannabidiol (CBD) et de métabolites ont été mesurées dans le liquide oral et le sang au moment du trajet.

Résultats

Au total, 65 participants (âge moyen 30 ans ; 33 hommes) de chaque groupe ont effectué toutes les procédures d’étude. Les participants étaient généralement bien assortis (âge, sexe, expérience de conduite, quantité de conduite par an/semaine, heures de sommeil) mais différaient par la répartition raciale et les années d’études. Dans les conditions standard et à double tâche (distactée), l’écart type de position latérale (SDLP) était plus élevé dans le groupe témoin (standard : 0,305 mètre ; double tâche : 0,272 mètre ; n=65) par rapport au groupe cannabis (standard : 0,28 mètre ; double tâche : 0,256 mètre ; n=65) ; ces différences étaient faibles (d -0,389 (standard) et -0,359 (double tâche) de Cohen) et n’étaient pas significatives après correction pour des comparaisons multiples. Les mesures de vitesse et de distance de suivi n’ont pas été impactées. Ni le THC, le CBD ou les métabolites du sang ni le liquide oral n’étaient significativement corrélés à une quelconque mesure de la conduite après correction pour des comparaisons multiples ; les concentrations moyennes de THC dans le sang étaient supérieures à 2 ng/mL. Après correction pour des comparaisons multiples, des tendances entre la conduite et les concentrations du métabolite psychoactif 11-hydroxy-THC (11-OH-THC) ont été trouvées. Les participants qui ont fumé du cannabis la nuit précédente ont signalé des niveaux plus élevés d’intoxication subjective et une plus grande volonté de conduire avant le trajet, ce qui n’était pas significatif après correction pour plusieurs comparaisons.

Conclusions

Le groupe de consommation régulière de cannabis n’a montré aucune altération significative des performances de conduite 12 à 15 heures après la dernière consommation de cannabis la nuit précédente, par rapport au groupe témoin. Les concentrations de THC dans le sang et le liquide buccal peuvent ne pas constituer un corrélat précis du comportement de conduite. Des études à grande échelle sont nécessaires pour déterminer si les utilisateurs moins fréquents sont altérés le lendemain de la dernière utilisation et si les présents résultats s’étendent également à différentes voies d’administration.

Source : https://link.springer.com/article/10.1186/s42238-026-00416-w

Publié le 03/03/2026

Auteur: Principes Actifs 1

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